Quatre travailleurs de Tihange privés d'habilitation

©EPA

L'Autorité nationale de sécurité a récemment privé d'habilitation de sécurité quatre travailleurs de Tihange.

Chez Electrabel, on se veut discret. "Les sites nucléaires comme l’ensemble des sites sensibles bénéficient de mesures de protection particulières. Mais nous ne faisons pas de commentaires sur des cas individuels", a réagi le service de presse après que la RTBF ait annoncé que 11 personnes travaillant à la centrale de Tihange avaient été privées de leur badge d’accès – sept après la fusillade de Forest, et quatre après les attentats de mardi, dit la chaîne publique.

"Ce qui est exact, c’est que quatre habilitations de sécurité ont été récemment retirées à du personnel de la centrale de Tihange", nuance Sébastien Berg, porte-parole de l’AFCN, l’autorité de sûreté nucléaire, qui fait partie de l’Autorité nationale de sécurité, qui délivre ces habilitations nécessaires pour travailler sur un site sensible comme une centrale nucléaire. La décision est bien intervenue ces derniers jours, mais elle est par contre basée sur un processus qui a débuté avant les attentats de Bruxelles et la fusillade de Forest, ajoute l’AFCN. Aucun travailleur de Doel n’était concerné par cette décision récente.

On ignore si d’autres mesures de retrait d’accès aux centrales ont été prises par l’exploitant lui-même ou par ses sous-traitants.

Par ailleurs, une série de médias ont laissé entendre que la vraie cible des frères El Bakraoui était peut-être les centrales nucléaires. Cela faisait suite aux  informations de la "Dernière Heure" expliquant que c’étaient les frères El Bakraoui qui avaient récupéré la caméra cachée espionnant le domicile d’un haut responsable du nucléaire belge, et que la vidéo de 10 heures filmant ses allées et venues avait été saisie chez l’épouse de Mohamed Bakkali, également inculpé dans la cellule terroriste des attentats de Paris.

La personne espionnée n’avait toutefois aucun lien avec les centrales nucléaires: c’était un des responsables du centre de recherche nucléaire SCK-CEN, à Mol. On ignore quel était l’objectif de cette surveillance, mais le but devait être plus vraisemblablement de tenter de se procurer certaines substances radioactives, ou d’utiliser l’expertise de la personne en question.

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