Salah Abdeslam assistera bien à son procès à Bruxelles

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Une solution a été trouvée entre la justice belge et son homologue française pour que Salah Abdeslam puisse être présent à son procès devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Il y sera jugé pour la fusillade survenue rue du Dries, à Forest, quelques jours avant son arrestation.

Grand absent du procès ouvert la semaine dernière devant la 90e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles, Salah Abdeslam pourra finalement assister aux plaidoiries. "Les deux parquets ont cherché et trouvé une solution juridique afin de permettre à Abdeslam de comparaître en Belgique", explique Eric Van Der Sypt, porte-parole du parquet fédéral, qui ne souhaite pas donner davantage de détails sur celle-ci. Le procédé doit cependant encore recevoir l'aval des deux justices. C'est le tribunal correctionnel qui devra se prononcer pour la Belgique.

Prévenu de tentative de meurtre dans un contexte terroriste aux côtés de Sofiane Ayari, Salah Abdeslam, actuellement incarcéré en France,  était sorti de silence pour indiquer vouloir assister à son procès à Bruxelles le 18 décembre prochain.

Ce qui sera jugé en Belgique

Le procès bruxellois devra faire la lumière sur les faits survenus quelques jours avant son arrestation en mars 2016. Une équipe d'enquêteurs franco-belges,  s'était alors rendue au 60 rue du Dries à Forest pour y effectuer une perquisition. Ils recherchaient initialement la trace du passage de complices des jihadistes ayant attaqué Paris. Les six agents ont fait l'objet de tirs. Plusieurs policiers avaient été blessés et un suspect, Mohamed Belkaid, un Algérien de 36 ans, avait été tué au cours des échanges de tirs.

Les deux autres suspects, Salah Abdeslam, seul terroriste des attentats de Paris encore en vie, et Sofiane Ayari, étaient parvenus à s'échapper. Ils avaient été arrêtés trois jours plus tard rue des Quatre Vents à Molenbeek-Saint-Jean.

Stratégie commune entre la Belgique, la France, l'Espagne et le Maroc 

A l'issue de la réunion plénière annuelle des membres du groupe quadripartite qui s'est tenue mercredi et jeudi à Malines, les procureurs spécialisés dans la lutte antiterroriste de la Belgique, de l'Espagne, de la France et du Maroc appellent à affiner l'accompagnement des retours et à prévenir les radicalisations sur les territoires nationaux devenues aujourd'hui une préoccupation majeure.

Ils demandent également des investissements pour permettre aux services de sécurité de s'emparer des nouveaux moyens de communication et de contraindre les sociétés commerciales concernées de divulguer leurs données quand des vies sont en jeu. Le cryptage des communications et ses évolutions fragilisant les enquêtes, les procureurs demandent à leurs gouvernements de consentir à ces investissements pour permettre aux services de sécurité de suivre ces évolutions et de mettre les sociétés commerciales impliquées face à leurs responsabilités. Ils plaident pour des législations permettant à l'autorité judiciaire, moyennant de strictes garanties procédurales, d'avoir accès à ces données lorsque des vies sont en jeu, notamment en matière de terrorisme. 


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