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"Si on trouve des gens avec des armes, ce n'est pas pour faire un pique-nique"

Salah Abdeslam, arrêté vendredi à Bruxelles, se trouve à présent à la prison de Bruges. Le procureur de Paris François Molins a salué la collaboration entre la France et la Belgique dans la lutte contre le terrorisme. Il ne s'est pas exprimé sur les enquêtes en cours.
  • Rendez-vous jeudi

    Salah Abdeslam comparaîtra jeudi devant la chambre du conseil de Bruxelles qui devra décider de son maintien en détention, a indiqué son avocat, Me Sven Mary. Samedi, il avait été annoncé que le suspect comparaîtrait mercredi devant la chambre du conseil mais l'audience a été déplacée d'un jour. 

    Endéans les quinze jours, à compter de samedi, la chambre du conseil doit également se prononcer quant au mandat d'arrêt européen émis par la France à l'encontre de l'individu. Le juge d'instruction a signifié ce mandat d'arrêt samedi après-midi à Salah Abdeslam mais ce dernier a refusé d'être remis à la France.

  • Paris insiste sur la prévention d'un possible suicide d'Abdeslam

    Le ministre français de la Justice a assuré des proches de victimes des attentats du 13 novembre que tout était mis en oeuvre pour prévenir le risque d'un suicide de Salah Abdeslam. Cinq associations de victimes ont été reçues à l'Elysée par François Hollande en présence de Jean-Jacques Urvoas et de la secrétaire d'Etat chargée de l'Aide aux victimes, Juliette Méadel.

    "Le ministre de la Justice a indiqué qu'il fallait veiller à prévenir le risque suicidaire de manière à ce que Salah Absdeslam puisse être jugé", a dit à la presse Georges Salines, président de l'association "13 novembre: fraternité et vérité", et père d'une des victimes du Bataclan.

    ©EPA

  • Deux détonateurs

    Dans l'appartement perquisitionné mardi rue du Dries, à Forest, et où une fusillade a éclaté, deux détonateurs ont été trouvés, a confirmé lundi le parquet fédéral. Aucun produit explosif n'a en revanche été découvert.

    Dans ce même appartement, la police a trouvé les empreintes digitales de Salah Abdeslam, qui a été interpellé vendredi dernier à Molenbeek-Saint-Jean. Probablement que Salah Abdeslam était caché à Forest avant de fuir à Molenbeek où il a été arrêté.

  • La commune de Molenbeek-Saint-Jean a désigné un avocat pour l'aider à faire valoir ses droits à l'égard de l'occupante du logement communal du 79 de la rue des Quatre Vents qui a hébergé Salah Abdeslam.

    On sait désormais qu'il s'agit de Jean-Rodolphe Dirix, spécialisé en droit immobilier.

  • Le résumé de la conférence de presse en 4 points

    Voici les principaux extraits de la conférence de presse donnée par Frédéric Van Leeuw et François Molins.

    Sur la collaboration belgo-française

    Les deux procureurs ont consacré un long moment à louer la collaboration entre les services anti-terroristes de part et d'autre de la frontière. "Nous sommes face à des groupes qui ne connaissent pas les frontières", a rappelé Frédéric Van Leeuw.

    Sur la plainte de Sven Mary

    François Molins s'est dit "très serein" quant à la plainte que Sven Mary, l'avocat de Salah Abdeslam, souhaite déposer pour violation du secret d'instruction.
    "Le code pénal français autorise le procureur de la République, quand il estime nécessaire de rectifier des informations parcellaires, inexactes ou qui relèvent de la rumeur, de rendre publics des éléments objectifs de la procédure."

    Sur l'enquête

    "L'enquête n'est pas finie. Nous n'avons pas encore assemblé toutes les pièces du puzzle." Aucune information n'a été donnée sur les techniques utilisées: "Les terroristes nous écoutent aussi."

    Sur Salah Abdeslam

    Son rôle? "Si on trouve quelqu'un dans une maison avec des armes, ce n'est pas pour faire un pique-nique"

    Son emploi du temps? "Nous n'avons pas encore la ligne du temps exacte de Salah Abdeslam entre le 14 novembre et les retrouvailles. Il n'y a pas de date sur des empreintes ADN"

    Son état? "Samedi, il n'était pas en grande forme, il était blessé". Physiquement, "je ne l'aurais pas reconnu, je ne suis pas physionomiste"

  • La conférence de presse conjointe de François Molins, procureur de la République et de Frédéric Van Leeuw, procureur du parquet fédéral est terminée. On vous prépare un petit résumé de cette conférence, largement axée sur la bonne coopération entre les services anti-terrorisme de part et d'autre de la frontière.

  • Van Leeuw: "Nous avons énormément de procès sur les différentes filières"

    "Tout le monde tient compte d'éventuelles actions individuelles qui pourraient avoir lieu (...) Nous faisons notre possible des deux côtés de la frontière" "Tant qu'il n'y aura pas de solution au Moyen-Orient et en Lybie, on risque d'être confronté à cette situation".

  • Van Leeuw sur Salah Abdeslam:

    ©Mediafin

  • "Nous n'avons pas encore la ligne du temps exacte de Salah Abdeslam entre le 14 novembre et les retrouvailles"

  • "Nous ne dévoilons jamais les techniques utilisées. Les terroristes nous écoutent aussi. Nous avons vu entre le démantèlement de Verviers et les attentats de Paris, qu'ils avaient appris des choses."

  • François Molins: "Nous sommes partagés entre l'envie de vous donner de l'information et l'obligation de retenir des informations pour ne pas nuire au bon déroulement de l'enquête."

     

    ©BELGA

  • Samedi, "Salah Abdeslam n'était pas très en forme... Comme vous le savez, il a été blessé"

  • "Il n'y a pas que le dossier de Paris qui nous occupe. Nous travaillons sur beaucoup de dossiers. Depuis 2016, nous avons déjà ouvert 60 dossiers de terrorisme, avec une radicalisation qui devient de plus en plus violente."

    François Molins ajoute: "En France il y en a 772 qui ont été ouverts."

  • "Si on trouve des gens avec des armes dans une maison, ce n'est pas pour faire un pique-nique. Maintenant, savoir ce qu'ils voulaient en faire..."
    Frédéric Van Leeuw
    Procureur fédéral

  • Le rôle de chacun? Il est encore trop tôt pour le confirmer. Nous sommes loin d'avoir assemblé toutes les pièces du puzzle. Les enquêteurs travaillent jour et nuit pour le faire.

  • "Il est essentiel de laisser les enquêteurs travailler par rapport aux déclarations de M. Abdeslam"

  • La collaboration doit être basée sur

    - le respect mutuel
    - la loyauté
    - le souci de donner une réponse efficace au terrorisme

  • Quatre équipes communes d'enquête sont en cours: celles sur

    - Medhi Nemmouche
    - la cellule de Verviers
    - le Thalys
    - les attentats de Paris

  • François Molins souligne le travail des services de polices belges et la qualité de la collaboration qu'il rappelle être primordiale.

  • "Nous savons que l'enquête n'est pas finie. Il y a d'autres individus qui doivent être arrêtés."

  • "Nous avons une collaboration très intense avec nos collègues de Paris. Depuis l'arrestation de Mehdi Nemmouche (...) Notre collaboration s'est intensifiée. Nous sommes face à des groupes qui ne connaissent pas les frontières" a déclaré Férédic Van Leeuw, le procureur fédéral.

  • La conférence de presse va commencer, le Parquet précise déjà qu'il ne répondra à aucune question sur les enquêtes en cours.

  • La conférence de presse du Parquet

  • Najim Laachraoui était Soufiane Kayal: l'artificier

    L'ADN de Najim Laachraoui, dernier complice présumé identifié dans l'enquête sur les attentats de Paris, a été retrouvé sur "du matériel explosif utilisé lors des attaques" de Paris.

    L'homme, âgé de 24 ans et parti en Syrie en février 2013, est recherché depuis le 4 décembre. Il avait été contrôlé sous la fausse identité de Soufiane Kayal début septembre à la frontière austro-hongroise en compagnie de Salah Abdeslam et de Mohamed Belkaïd.

    Il avait loué sous ce nom une maison à Auvelais, près de Namur, qui a servi à préparer les attentats de Paris.

    Les enquêteurs le soupçonnent également d'avoir été, avec Mohamed Belkaïd, en lien par téléphone avec certains des kamikazes le soir du 13 novembre.
    Il y a selon eux une "forte probabilité" pour que Belkaïd ait été le destinataire du SMS "On est parti, on commence", envoyé le 13 novembre au soir par l'un des kamikazes de la salle de spectacle du Bataclan, à un téléphone localisé en Belgique.

    Un autre numéro belge a appelé ce soir-là Abdelhamid Abaaoud, l'organisateur présumé des attaques, depuis le même endroit à Bruxelles.

     

    ©Mediafin


     

     

     

  • "Tout Molenbeek" n'a pas caché Salah Abdeslam

    Sarah Turine aux côtés de Françoise Schepmans ©BELGA

    Trois questions à Sarah Turine, échevine de Molenbeek responsable de la Jeunesse, de la Cohésion sociale et du dialogue interculturel, et islamologue de formation. Interview.

    Comment avez-vous réagi à l'annonce de l'arrestation de Salah Abdeslam à Molenbeek?
    J'ai été surprise et je pense qu'on a tous été surpris. Le bruit qui courait dans le quartier c'était qu'il était sans doute parti en Syrie. J'ai le sentiment, en discutant avec quelques personnes qui le connaissaient qu'il était en bout de course, qu'il avait tout essayé... S'il avait été arrêté trois jours plus tôt à Forest, le lieu de son arrestation n'aurait pas été l'objet de discussions, là, ça re-nourrit tout ce que le nom de Molenbeek a de symbole. Il y a eu une surmédiatisation de la commune, on essaie de reconstruire une normalité et ça nous revient à la figure... En même temps c'est un soulagement que tout ça s'arrête.

    Comment expliquez-vous que des habitants l'aient caché?
    Ce n'était pas un ange avant les événements, il avait des contacts, un réseau dans le milieu de la petite délinquance et les milieux criminels qui l'ont aidé à se cacher.  De là à penser que tout Molenbeek l'aurait caché? Non. Mais pour ceux qui le connaissent, c'est difficile à imaginer qu'il soit un terroriste. Ils se disent qu'il a été embarqué là-dedans. Ils gardent une certaine sympathie pour le Salah qu'ils ont connu, il était perçu comme quelqu'un de jovial, qui adorait la fête, un petit délinquant mais rien de plus...

    Le fait qu'il n'ait pas été jusqu'au bout confirme le sentiment des gens qui l'ont connu. C'est bien qu'il ait été arrêté vivant pour qu'il ne soit pas vu comme un martyr, ça aurait pu nourrir les théories du complot, ça aurait vraiment eu un impact négatif.

    Comment luttez-vous contre les phénomènes de radicalisation?
    On a plusieurs axes: un axe de prévention de crise, on accompagne les familles dont on suspecte qu'un proche va partir en Syrie, on essaie de recréer un lien affectif avec les familles. On essaie de décrédibiliser les discours des recruteurs, on organise des débats, des rencontres, on fait des pièces de théâtres...
    Un autre axe est la +stérilisation du terreau+ dans lequel les recruteurs viennent puiser les jeunes les plus fragiles, en colère, ceux qui se sentent considérés comme des citoyens de seconde zone. On travaille sur l'identité politique des jeunes, pour qu'ils se sentent plus utiles, plus aimés. Si on lutte mieux contre les discriminations, les stigmatisations, ils seront plus forts contre les discours de haine.

  • Molenbeek désigne un avocat pour se positionner face aux logeurs d'Abdeslam

    La commune de Molenbeek-Saint-Jean désignera, dans les heures, et au plus tard dans les prochains jours un avocat, pour l'aider à faire valoir ses droits à l'égard de l'occupante du logement communal du 79 de la rue des Quatre Vents qui a hébergé Salah Abdeslam avant son interpellation par les forces de l'ordre vendredi dernier, a confirmé ce midi l'échevin du Logement de la commune, Karim Majoros (Ecolo).   

    En la matière, la commune entend faire vérifier s'il est possible de mettre un terme au bail, dans l'hypothèse d'un hébergement qui aurait été assuré "en connaissance de cause et sans contrainte", du présumé co-auteur des attentats de Paris. "Mais la commune n'entend pas se substituer à la Justice. Nous allons tenter d'avoir accès au dossier par la voie civile pour tenter d'en savoir plus sur les conditions de l'hébergement", a commenté l'échevin, interrogé lundi, à l'issue d'une réunion à laquelle ont pris part le département communal du logement, le cabinet de la bourgmestre Françoise Schepmans, et le fonctionnaire de la prévention dans le cadre du plan d'urgence communal.       

    La locataire du logement n'a plus accès pour le moment à l'habitation, la police fédérale ayant changé les serrures. En tant que propriétaire, la commune n''est pas dans l'obligation d'assurer son relogement temporaire étant donné qu'elle n'est pas considérée comme victime comme dans le cas, par exemple d'un incendie d'origine accidentelle, a encre précisé Karim Majoros.
           

  • Le "communautarisme" à Molenbeek a "protégé" Abdeslam

    La maire de Paris Anne Hidalgo a dénoncé une "forme très communautariste d'organisation" de la commune bruxelloise de Molenbeek qui a "sans aucun doute protégé" Salah Abdeslam.

    ©AFP

    Il y a des réseaux de solidarité familiaux, sûrement aussi de petite délinquance qui ont joué, l'enquête dira tout ça, je ne suis pas qualifiée pour avoir un jugement là-dessus. Ce qui est sûr, c'est que la forme très communautariste d'organisation de la ville de Molenbeek est un sujet", a déclaré Anne Hidalgo.

    "Sans aucun doute, c'est aussi cette forme-là qui a, entre guillemets, protégé non seulement l'auteur des attentats du 13 novembre mais aussi beaucoup d'autres avant", a poursuivi la maire de Paris.

  • Sven Mary nuance: "Abdeslam ira sûrement en France"

    Dans une interview à la radio flamande Radio 1, l'avocat de Salah Abdeslam, qui avait auparavant exclu d'envisager l'extradition de son client, a apporté quelques nuances à sa position. Pour Sven Mary, le suspect ira bien en France et "c'est au juge d'instruction de décider quand".

    Sven Mary a aussi expliqué qu'il avait jusqu'ici pu s'entretenir avec Abdeslam pendant une dizaine de minutes et en présence de la police. Il rencontrera ce lundi soir une nouvelle fois l'homme inculpé de tentatives d'assassinats terroristes et de participation aux activités d'un groupe terroriste.

  • Le procureur de Paris en visite à Bruxelles - Conférence de presse à 15h

    François Molins fera le point sur l'enquête ce lundi à Bruxelles, "dans le cadre d'une rencontre prévue de longue date" avec le parquet fédéral belge. Une conférence de presse du procureur fédéral belge avec celui de Paris est prévue à 15H00 à Bruxelles.

  • Nouvelles images de l'arrestation de Salah Abdeslam

    La chaîne française d'information iTélé s'est procurée des images montrant l'opération des forces spéciales de police ayant conduit à l'arrestation de Salah Abdeslam.

  • "On craint que l'arrestation d'Abdeslam active d'autres cellules terroristes"

    Jan Jambon, le ministre de l'Intérieur, était l'invité de Martin Buxant (L'Echo) sur les ondes de Bel RTL. Il était évidemment question de l'arrestation de "l'ennemi public numéro 1". Pour le ministre N-VA, il ne fait pas de doute que "quand on trouve des terroristes et des armes ensemble, ça veut dire qu'un attentat se prépare". La crainte des enquêteurs est à présent que les opérations menées la semaine dernière n'activent d'autres cellules terroristes.

  • Le point de la situation

    Arrêté vendredi à Bruxelles après quatre mois de cavale, Salah Abdeslam a été inculpé de "participation à des assassinats terroristes" et de "participation aux activités d'un groupe terroriste". Le Français d'origine marocaine est désormais incarcéré dans la prison de haute sécurité de Bruges.

    • Son avocat, Sven Mary, a annoncé son intention de porter plainte contre le procureur de Paris François Molins, pour violation du secret de l'instruction. Selon le procureur français, Abdeslam a affirmé aux enquêteurs belges qu'il "voulait se faire exploser au stade de France" à Paris le soir des attentats, mais qu'il avait finalement fait "machine arrière".

    • La prochaine étape de la procédure conduira mercredi Salah Abdeslam devant la Chambre du conseil qui statuera sur son maintien en détention.

     

    ©BELGA

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