Un "combattant de l'EI" tue un policier et sa compagne près de Paris

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Un policier a été tué de plusieurs coups de couteau lundi soir devant son domicile dans les Yvelines, près de Paris. L'agresseur a ensuite tué la compagne. Il est un "combattant de l'Etat islamique" selon l'agence Amaq liée au groupe extrémiste.

Un commandant de police et sa compagne ont été tués lundi soir à Magnanville, dans les Yvelines. Deux personnes ont été placées en garde à vue. Deux persnnes de l'entourage du tueur. L'attaque à l'arme blanche a elle été revendiquée par l'organisation Etat Islamique (EI) via son agence Amaq.

"Source de l'agence Amaq: un combattant de l'Etat islamique tue un responsable adjoint du commissariat de la ville des Mureaux et sa femme", écrit l'agence Amaq liée à l'EI, sur son site internet.

25 ans
Le meurtrier, abattu dans une opération des policiers d'élite du Raid, était un homme de 25 ans, Larossi Abballa, condamné en 2013 pour participation à une filière jihadiste entre la France et le Pakistan.

Larossi Abballa, 25 ans, était connu de la justice. Le meurtrier présumé avait en effet été condamné en 2013 pour participation à une filière jihadiste.

Le commandant de police du commissariat des Mureaux a été tué de neuf coups de couteau à l'abdomen lundi soir devant son domicile à Magnanville, à une cinquantaine de kilomètres de Paris. L'assaillant s'est ensuite retranché au domicile du policier, où il a été tué lors d'une intervention du Raid, unité d'élite de la police. Le cadavre de la compagne du policier assassiné, également fonctionnaire du ministère de l'Intérieur, a été retrouvé à l'intérieur de la maison.

Un enfant de trois ans a été récupéré en état de choc mais indemne dans la maison, a dit le procureur de la République de Versailles, Vincent Lesclous.

Sous le choc

Le Raid a essayé de négocier avec l'assaillant avant de décider d'intervenir, a dit le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet.

Selon une source policière, l'homme se serait revendiqué du groupe jihadiste Etat islamique durant les négociations avec les policiers du Raid, avant d'être abattu. Des témoins ont rapporté aux enquêteurs qu'il aurait crié "Allah akbar" en attaquant le policier.

Tuer des policiers, est l'une des consignes de l'EI.  Dans un long message audio diffusé en septembre 2014 par Al Furqan, le principal média de l'EI, il lance : "Levez-vous, monothéistes, et défendez votre Etat depuis votre lieu de résidence, où qu'il soit (...) Attaquez les soldats des tyrans, leurs forces de police et de sécurité, leurs services de renseignements et leurs collaborateurs".

Le porte-parole officiel de l'organisation, le syrien Abou Mohammed Al-Adnani, ajoute: "Si vous ne pouvez pas faire sauter une bombe ou tirer une balle, débrouillez vous pour vous retrouver seul avec un infidèle français ou américain et fracassez-lui le crâne avec une pierre, tuez-le à coups de couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le d'une falaise, étranglez-le, empoisonnez-le. Ne consultez personne et ne cherchez de fatwa de personne. Que l'infidèle soit combattant ou civil est sans importance. Leur sentence est la même : ce sont tous deux des ennemis. Leur sang est permis".

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La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête compte tenu de la cible, du mode opératoire et des propos tenus pendant la négociation avec le Raid, a-t-on appris de source judiciaire. Des perquisitions ont commencé tôt ce mardi. Bernard Cazeneuve a rencontré mardi matin les collègues "traumatisés" des victimes et a promis de "mettre hors d'état de nuire d'éventuels complices".  Au commissariat des Mureaux, qui compte 150 fonctionnaires, le choc était visible. Des policiers s'y sont réunis dès cette nuit. "C'est comme dans une famille, tout le monde se retrouve, tout le monde a besoin de se retrouver ensemble", a expliqué à une source du ministère de l'Intérieur.

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