Anvers continue de jouer dans la cour des grands

À elle seule, la métropole anversoise représente 40% des exportations flamandes, 24% de la valeur ajoutée et 30% de l'emploi total dans le nord du pays.

Capitale du diamant

Chômage assez élevé


Malgré ces indéniables atouts, Anvers souffre également d'un certain nombre de handicaps. Ainsi, plus d'un quart des chômeurs flamands sont anversois. Le taux de chômage à Anvers est de 16%, alors qu'un grand nombre de postes restent à pourvoir dans l'industrie. De même, le revenu moyen des habitants de la métropole reste inférieur à la moyenne de la Flandre. Ces éléments sont à mettre en rapport avec le tissu sociologique caractéristique des grandes agglomérations. Enfin, la mobilité est un casse-tête quotidien.

Pour remédier à ces problèmes, les instances patronales ont lancé en 2002 la «Feuille de route 2012» (Routeplan 2012), un plan de relance élaboré grâce à l'apport de 200 chefs d'entreprise et du consultant McKinsey. La question qui a présidé à l'élaboration de ce plan est: quels sont les moteurs de la croissance économique de la région pour les dix prochaines années et comment stimuler cette croissance? Les secteurs qui ont été identifiés comme les plus porteurs sont sans surprise la grande industrie, le diamant, le transport et la logistique. Les paramètres qui, toujours selon le «Routeplan 2012», doivent être améliorés pour doper ces nouveaux secteurs sont: la mobilité, la fiscalité et l'aménagement du territoire.

L'arrière-pays campinois, qui a toujours été quelque peu à la traîne économiquement, a vu ces dernières années fleurir les parcs industriels, à Grobbendonk (Beverdonk), Herentals (Heirenbroek), Olen (Lammerdries) et Geel (Liessel) par exemple. Ce qui ne va pas sans causer à nouveau des problèmes de mobilité, car la région, dont on tente de protéger l'écologie, n'est pas très fournie en infrastructures routières.

J.-P. B.

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