La reconversion du Limbourg appartient au passé

Le Limbourg est à nouveau sur les rails de la croissance, malgré des résultats modestes.

(l'écho) - Autrefois handicapé par la reconversion de ses mines de charbon, le Limbourg est aujourd'hui parvenu à accrocher son wagon au train de la Flandre. Même si c'est en bout de train. Car le Limbourg continue d'afficher des performances économiques plus modestes que les autres provinces.


Le centre de gravité de l'économie limbourgeoise se situe à Genk, tandis que Hasselt fait davantage office de chef-lieu administratif. Genk abrite en effet l'usine d'assemblage de Ford qui, avec 6.000 employés, est le premier fournisseur d'emploi dans la région. A cela s'ajoutent encore au moins 6.000 emplois supplémentaires au niveau des sous-traitants ainsi qu'une multitude de petites PME qui gravitent autour de Ford-Genk.


Un autre secteur en vue est celui de la logistique. La situation géographique du Limbourg, entouré des Pays-Bas, de l'Allemagne, des provinces de Liège et d'Anvers, en fait une véritable plaque tournante pour le stockage et le transport de marchandises. Ce secteur possède encore un potentiel de développement important, surtout si l'on tient compte du fait que le Limbourg est la seule province flamande à ne pas être confrontée à une pénurie de terrains industriels.


La localisation géographique fait aussi du Limbourg le centre du dispositif Euregio où une stratégie commune est développée en collaboration avec les Chambres de commerce de Liège, Verviers, Maastricht et Aix-la-Chapelle.

 

La province verte


Le tourisme est un autre secteur phare. Surnommée «la province verte», le Limbourg offre de belles possibilités de détente pour les courts séjours, surtout pour les cyclotouristes et amateurs de sports nautiques. Les nombreux sites d'extraction de gravier (qui sert de composant pour le béton), qui se sont retrouvés immergés, ont fait naître des plans d'eau synonymes de lieux de détente.
La culture n'est pas en reste non plus. Outre le passé historique de Tongres, la commanderie d'Alden Biesen, fondée par l'Ordre teutonique, est un pur bijou.


Mais tout cela ne doit pas faire oublier les handicaps structurels dont souffre toujours l'économie limbourgeoise: taux de chômage supérieur à la moyenne de la Flandre et infrastructures insuffisantes.


Le chômage est en partie conjoncturel mais comporte aussi un aspect structurel. Quant aux infrastructures, bien que les problèmes de mobilité ne soient pas aussi aigus que dans le centre du pays, il manque toujours un certain nombre de liaisons cruciales pour désenclaver la province. Parmi ces «chaînons manquants», on trouve notamment la liaison nord-sud entre la région d'Eindhoven aux Pays-Bas et Hasselt et dont la matérialisation tarde à se concrétiser.


Il y a aussi le problème de l'échangeur de Lummen qui relie les autoroutes E313 et E314 dont la capacité est insuffisante, ce qui donne lieu à des bouchons quotidiens. Les travaux d'aménagement ont démarré le 16 mai 2008 et doivent être finalisés pour 2012.
Pour l'avenir, le défi numéro un pour le Limbourg sera d'attirer de nouveaux investisseurs. Les secteurs clés sont la logistique, les nouvelles technologies (biologie, nanotechnologies, etc.) et l'environnement. La Flandre possède une législation environnementale parmi les plus sévères au monde: c'est un handicap pour les secteurs industriels traditionnels, mais cela peut aussi se transformer en opportunité pour le développement d'activités nouvelles.

J.-P. B.

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés