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Aubechies, un musée archéologique à ciel ouvert

Archéosite d'Aubechies. ©Archéosite

L’Archéosite créé en 1984 par Léonce Demarez s’adresse en priorité aux écoles. Haut lieu d’enseignement de l’histoire du pays, il se donne aussi pour mission d’exploiter de nombreuses données archéologiques, tout en aguichant les touristes.

Des pièces sombres, ceintes de murs en torchis et surmontées d’une toiture en roseau loin d’être éternelle. Nous sommes dans une habitation danubienne datant de 5.000 avant Jésus-Christ. Elle a été construite par les premiers agriculteurs-éleveurs. Les maisons suivantes font avancer le visiteur dans le temps. On trouve au total six maisons préhistoriques reconstituées de l’époque gauloise flanquées d’une meule à grains, d’une forge ou d’un atelier. Le fond du site est occupé par une villa et un temple gallo-romains.

  • Adresse: Rue de l’Abbaye, 1   7972 Aubechies (Belœil).
  • Site web: www.archeosite.be
  • Description:  Fondé en 1984, l’Archéosite d’Aubechies est le plus grand village de reconstitutions archéologiques de Belgique. Il retrace la vie des hommes et des femmes entre 5.000 avant J-C et le IIIe  siècle après J-C.
  • Visiteurs: 82.301 en 2013.
  • Tarifs: 9,50 euros (3,50 euros pour les enfants de 4 à 12 ans, gratuit pour les moins de 4 ans).
  • Budget: plus de 400.000 euros.
  • Subsides: environ 2 millions d’euros depuis 1983.

Si l’Archéosite d’Aubechies a pu devenir le plus grand site de reconstitution archéologique du pays, c’est grâce à l’abondance des trésors archéologiques découverts au fil des ans dans le sous-sol de la Wallonie picarde.

Archéologue amateur, Léonce Demarez avait découvert à Blicquy une première nécropole gallo-romaine en 1958. Les fouilles se sont alors succédé, mettant au jour des vestiges de civilisations remontant jusqu’à 5.000 avant JC, des maisons gauloises et un temple gallo-romain flanqué de thermes.

Beaune, le modèle

La richesse des découvertes archéologiques pousse Léonce Demarez à créer un archéosite en 1984, sur le modèle de l’archéodrome de Beaune, en Bourgogne. Il grandira petit à petit, avec notamment la première reconstitution, en 1996, d’un temple gallo-romain du IIe siècle après J-C, puis d’une villa gallo-romaine, puis d’un chaland de 16 mètres, ancêtre de nos péniches.

"À partir de 2003, nous avons introduit un dossier pour obtenir des subsides européens."
Claude Demarez
Directeur de l’Archéosite

"À partir de 2003, nous avons introduit un dossier pour obtenir des subsides européens, notamment pour la reconstitution d’une nécropole gallo-romaine avec des pierres venant d’ici mais amenées aussi d’Arlon ou encore de Trêves", explique Claude Demarez, le directeur de l’Archéosite qui a succédé en 2007 à son père.

Dernier développement en date: l’inauguration, en 2013, d’un musée consacré aux cultes et croyances durant l’antiquité.

Les premiers subsides sont arrivés à la fin des années 90. Au total, quand le bâtiment d’accueil aura été entièrement refait, l’Archéosite aura reçu au total environ 2 millions d’euros de subsides depuis sa création. Ceux-ci émanent essentiellement du Commissariat Général au Tourisme de la Région wallonne et des fonds d’aide régionale de l’Union européenne, entre autres dans le cadre de l’Objectif 1 (aides aux régions en retard de développement).

Le reste des fonds vient du public. Aujourd’hui, l’Archéosite d’Aubechies accueille sur 6,5 hectares plus de 80.000 visiteurs par an. Les deux tiers de la fréquentation sont assurés par des groupes scolaires, le reste étant constitué d’un public essentiellement familial venu de Wallonie, de Bruxelles, de Flandre occidentale et orientale, mais aussi de France (environ 10% des visiteurs).

Pour diversifier ses sources de revenus, l’Archéosite organise également des ateliers — fresques, cuisine, poterie… – pour des groupes scolaires et des activités complémentaires – initiation à l’archéologie, peinture paléolithique, pain néolithique, tissage…

Ces ressources financières complémentaires ne sont pas superflues. Car la rentabilité du site est aléatoire: l’Archéosite a bouclé l’année 2013 sur une perte de 25.000 euros, après un cru 2012 à l’équilibre.

©Archéosite

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