Le Labyrinthe de Durbuy cherche à franchiser son concept

Histoire de faire revenir les visiteurs, le parcours du Labyrinthe de Durbuy change chaque année. ©doc

Le temps est nuageux ce 21 juillet dans le village de Barvaux-sur-Ourthe, entité de la très touristique Durbuy.

Fabienne Delvaux, cofondatrice du Labyrinthe de Durbuy, scrute le ciel: "Nous sommes très dépendants de la météo. Selon son humeur, la fréquentation sur une saison peut varier du simple au double." Bon an mal an, celle-ci tourne autour des 60.000 personnes, mais Fabienne Delvaux, se souvient que l’an dernier, en raison d’un temps exécrable, le Labyrinthe n’a attiré que 40.000 touristes. "Pour équilibrer notre budget de 500.000 euros – hors catering qui est sous-traité il nous en faut au moins 50.000."

Adresse: Rue Basse Commène, 6940 Barvaux-sur-Ourthe; www.lelabyrinthe.be

Description: champ de maïs de 11 hectares, transformé en labyrinthe dont le parcours et la thématique changent tous les ans. Annexes: mini-labyrinthe pour enfants, potager bio, champ de potirons…

Nombre de visiteurs: 60.000 en moyenne par an

Budget: 500.000 euros (hors catering)

Subsides: 20% des dépenses de promotion prises en charge par la Région wallonne.

Prix d’entrée: 13 euros (10 euros pour les moins de 1,50 m, gratuit pour les moins de 3 ans)

Mais la météo n’est pas tout. Il y a aussi de la thématique annuelle. Car le labyrinthe n’est pas qu’un simple dédale dans lequel le visiteur aime se perdre. Ce champ de maïs de 10 hectares voit non seulement son parcours modifié chaque année, mais aussi sa thématique d’animation. "Lorsque nous avons choisi le thème des Schtroumpfs, nous avons compté 100.000 visiteurs, notre record à ce jour", indique Fabienne Delvaux. Cette année, c’est Peter Pan qui est mis à l’honneur. Varier la thématique permet de faire revenir les visiteurs d’une année à l’autre. 70% viennent de Wallonie et de Bruxelles, 20% de Flandre et 10% de l’étranger, surtout des Pays-Bas et de France.

Le Labyrinthe a été créé il y a près de 20 ans par deux entrepreneurs locaux, Fabienne Delvaux et Jean-Luc Arendt – à l’époque commerçante et vétérinaire – au sein de la Jeune Chambre de Durbuy. "L’idée nous est venue de France, raconte la première. L’objectif était de dynamiser l’entité de Barvaux qui vivait un peu à l’ombre de Durbuy. Dans un premier temps, il était géré par la Jeune Chambre. Quand elle a voulu s’en retirer nous avons repris le projet sous l’ASBL Labytourisme qui l’exploite encore à ce jour."

Le labyrinthe renforce ainsi l’attrait touristique d’une région déjà très prisée, notamment grâce au parc Durbuy Aventures. "Ce n’est pas vraiment un concurrent, car leurs publics sont différents, Durbuy Aventures attire les ados et les jeunes adultes, le labyrinthe, les familles", note Fabienne Delvaux.Sa vocation est ludique mais aussi pédagogique avec des espaces dédiés: potager bio, champ de potiron, buvette avec produits locaux…

En fonction de la météo, la fréquentation peut varier du simple au double d’une année à l’autre.

Le labyrinthe est toujours organisé sous forme d’ASBL. Les bénéfices sont réinvestis dans son développement. Il fonctionne avec trois collaborateurs permanents et, durant la saison, limitée à trois mois (de juillet à début octobre), avec une équipe de 40 jobistes et de 20 comédiens.

Le terrain appartient à plusieurs agriculteurs qui récoltent le maïs à leur profit en échange de l’exploitation gratuite des lieux par l’asbl. Au printemps, le nouveau dessin est tracé à la chaux. Puis, l’agriculteur ensemence le champ suivant le dessin. Voilà pourquoi le labyrinthe n’ouvre que début juillet afin d’avoir une hauteur de maïs minimum, soit environ un mètre.

Le labyrinthe bénéficiant d’une certaine notoriété, ses exploitants songent à développer le concept à l’étranger. "Nous avions lancé deux labyrinthes au Canada mais leur gestion prenait tellement de temps que cela impactait négativement celui de Durbuy. Nous avons préféré les arrêter." Cette fois, le duo lorgne le marché européen, sous forme de franchise. Des pays comme l’Italie et le Portugal seraient intéressés.

[Suivez Jean-François Sacré sur Twitter en cliquant ici]

©doc

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