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Le Pass a corrigé ses erreurs de jeunesse

©Serge Brison

Considéré comme trop austère à sa création, le Parc d’aventures scientifiques (PASS) de Frameries a rectifié le tir. Il vise les 100.000 visiteurs et séduit de plus en plus outre-Quiévrain.

Symbole un peu malgré lui pendant de nombreuses années d’une utilisation hasardeuse des fonds régionaux européens, le Parc d’aventures scientifiques (PASS) de Frameries a enfin trouvé sa vitesse de croisière. En 2014, la "Cité des sciences du Borinage", comme certains l’appelaient à ses débuts, a accueilli près de 89.000 visiteurs, une hausse de 9% par rapport à l’année précédente. Un résultat largement supérieur aux objectifs (80.000 personnes au moins) fixés par son plan de gestion et qui confirment une dynamique enclenchée il y a plusieurs années.

  • Adresse: Rue de Mons 3, 7080 Frameries.
  • Site web: www.pass.be
  • Description: Parc éducationnel dédié à la diffusion de la culture scientifique et technique.
  • Nombre de visiteurs 2014: 89.0000.
  • Chiffres d’affaires 2014: 667.000 euros.
  • Montant des subsides: 3.500.000 euros.
  • Prix des entrées: Visite simple adulte: 12,50 euros; enfants: 9,50 euros.

Le Pass revient de loin. Ouvert en mai 2000 grâce aux financements de ce qui s’appelait alors "l’objectif 1" (des aides de l’UE destinées à aider les régions défavorisées à combler leur retard de développement), le parc se voulait un musée des sciences original proposant des expositions scientifiques interactives.

Installé dans les bâtiments de l’ancien charbonnage de Crachet Picquery, le site fut transformé par Jean Nouvel. Mais la signature d’un grand architecte n’est en rien la garantie d’un succès.

Le Pass ouvre sans doute prématurément: mal pensées ou inabouties, les expositions initiales laissent les visiteurs sur leur faim, quand elles ne les rebutent pas. Le public ne suit pas. Certains voyaient déjà 300.000 personnes se presser chaque année dans l’ancienne cité minière. Un chiffre totalement irréaliste pour un site éducationnel, situé de surcroît dans une région à la situation économique difficile. Les coûts d’exploitation de l’ensemble (12.000 m² de bâtiments sur 28 hectares) pèsent excessivement. Rapidement, le naufrage menace. On parle de fermeture.

Plus ludique

Après des années d’errements, des solutions structurelles sont apportées: une augmentation de capital en 2005, des aides complémentaires en 2006. Mais aussi une réduction de la voilure, doublée d’une restructuration des organes de gestion. Le Pass repart sur des bases plus saines.

"L’interactivité reste dans l’ADN du Parc."
Arnaud Decoster
Directeur communication et marketing du Pass

"L’interactivité reste dans l’ADN du Pass, explique Arnaud Decoster, directeur communication et marketing du Pass, en présentant la dernière nouveauté du site, une exposition consacrée à l’énergie sous toutes ses formes. Le public doit être partie prenante. On veut que chaque action entraîne une réflexion. Ceci afin d’éveiller la curiosité autour de thématiques liées aux sciences et aux techniques."

Mais à côté de cela, l’aspect ludique, trop peu présent à l’origine, n’a pas été oublié. L’ouverture du "Pass’âge des aventuriers", dédié aux 6-12 ans, en est la meilleure preuve. L’image du parc est devenue moins rébarbative. "Nous avons réussi à concilier le souci d’amuser notre public avec les prescrits du contrat de gestion qui nous lie à la Wallonie, notre actionnaire majoritaire, se réjouit Thierry Vanderhaege, président du conseil d’administration depuis 2011. En clair, si nous ne sommes pas et ne serons jamais un parc d’attractions, nous proposons désormais des animations à la fois intelligentes et en phase avec les souhaits des visiteurs, lesquels veulent avant tout se divertir."

En 2014, la hausse la plus importante a été celle du public familial, en augmentation de 24.000 à 34.500 visiteurs individuels. Une croissance attribuée à l’extension du pôle ludique, mais aussi à l’enrichissement des contenus muséographiques. Dans le même temps, les groupes et le public scolaire continuent de fournir un apport important de la fréquentation. Une partie de l’augmentation de la billetterie est due notamment à un afflux supplémentaire de visiteurs français, qui représentent 17,5% des visites. En revanche, le public flamand (6,4% du total) ne se presse guère. Pour 2015, le parc vise les 100.000 visiteurs.

Côté financier, la subvention annuelle de la Région wallonne est passée de 4,5 à 3,5 millions par an. L’exercice 2014 s’est conclu sur un chiffre d’affaires de 667.000 euros.

©BELGA

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