Le zoo d'Anvers, entre sciences et patrimoine

Le zoo d’Anvers héberge aujourd’hui quelque 5.000 animaux sur 12hectares. ©Photo News

Qui n’a pas, au moins une fois durant sa scolarité, visité le zoo d’Anvers? Il suffit de voir le nombre de têtes blondes arpentant ses allées pour se dire que tous les Belges, ou presque, ont déjà foulé ses allées.

Le parc zoologique pose ses quartiers au centre d’Anvers juste à côté de la gare Centrale en 1843. À l’époque, Frans Loos, un notable de la ville, rentre d’une visite à son frère, installé à Amsterdam. Là-bas, il s’est rendu au Artis Royal Zoo qui souffle alors ses cinq bougies. Séduit, Frans Loos décide que sa ville doit elle aussi être dotée d’un tel parc.

Adresse: place Reine Astrid 26, 2000 Anvers

Site web: www.zooantwerpen.be

Parcs sous gestion: Le zoo d’Anvers, le domaine de Planckendael, le Serpentarium de Blankenberge, la réserve naturelle de Geel, la salle Reine Élisabeth et le centre pour la recherche et la conservation.

Nombre de visiteurs: 900.000 au zoo d’Anvers (965.000 à Planckendael).

Emplois: 5 scientifiques, +/- 300 personnes pour le parc (chiffre accru en été).

Subsides: Subsidiée depuis 1985 par la Flandre. En 2014, l’ASBL a reçu quelque 2 millions d’euros (5% du budget).

Tarifs: Abonnements: 95 ou 179 euros par famille

Entrée simple: 17,50 euros (enfants) — 27,50 euros (adultes). Même tarif pour les tickets combinés SNCB (BExcursion).

Aujourd’hui, le zoo d’Anvers s’étend sur quelque 12 hectares. "Nous réalisons la dernière construction possible avec la Savane. Ensuite, il faudra envisager d’aller de l’autre côté de la rue", explique Ilse Segers porte-parole de la Société royale de zoologie d’Anvers. La société gère le zoo, mais également, depuis 1956, le domaine de Planckendael et, depuis 2014, le centre anversois de congrès et de spectacle Reine Élisabeth, sans oublier une réserve naturelle à Geel.

Éducation et patrimoine

Depuis 1985, la société établie en ASBL bénéficie de subsides. "Nous recevons chaque année de la Flandre environ 5% de nos revenus totaux, soit 2 millions d’euros. À titre comparatif, nous avions un cash-flow de 9 millions l’an dernier", explique Ilse Segers. La société tire donc 95% de ses revenus des entrées, ventes de souvenirs et autres parrainages.

Mais ce subside est conditionné. D’abord, les zoos ont une obligation éducative, qui passe notamment par une offre de tarifs préférentiels aux écoles locales. La Société royale de zoologie d’Anvers a aussi un devoir de préservation du patrimoine. Les monuments du parc sont classés et chaque rénovation fait l’objet d’une analyse minutieuse. Il en va de même pour les espaces verts qui ne peuvent être mis à mal par de nouvelles constructions."Si on avait le choix, cela coûterait moins cher de détruire et de recréer de nouveaux espaces. Tout ici est classé: les monuments, les couleurs, les matériaux, les paysages, la flore. Chaque construction doit donc prendre en compte l’aspect historique, culturel, éducatif sans oublier la nouveauté." Le zoo a ainsi mis deux ans et quelque 6 millions d’euros pour réaliser son nouveau récif corallien, inauguré en avril.

L’okapi, le phénix

©BELGA

À Anvers évoluent quelque 5.000 animaux. Le "phénix" est sans conteste l’okapi, arrivé en 1919. Débarqué du Port d’Anvers au temps des colonies, l’animal est une vraie curiosité pour l’époque. Et une première mondiale. Le Roi fit ensuite cadeau d’un singe, propulsant le zoo au-devant de la scène pour sa faune africaine.

Aujourd’hui encore, ces animaux contribuent à la réputation du zoo. Via le Centre pour la recherche et la conservation, le parc est devenu une référence mondiale pour l’okapi mais aussi pour le bonobo, le singe lion à tête dorée et le paon du Congo. "Nous coordonnons à l’échelle mondiale les programmes de reproduction de ces quatre espèces dont seul le singe lion ne provient pas d’Afrique, mais du Brésil", ajoute Ilse Segers.

Le zoo d’Anvers est une référence mondiale pour l’okapi mais aussi pour le bonobo, le singe lion à tête dorée et le paon du Congo.

Les scientifiques du zoo d’Anvers travaillent aussi sur les arbres généalogiques des animaux afin de trouver les meilleurs couples pour préserver l’espèce. Ils travaillent également avec des scientifiques sur le terrain en Afrique ou au Brésil, qui eux, ont comme objectif de trouver un équilibre entre la bête et l’homme. Il s’agit tantôt de créer des corridors pour éviter que les éléphants piétinent les récoltes, tantôt de chercher une alternative économique au braconnage.

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