14 enquêteurs travaillent sur les tueries du Brabant

Le ministre Koen Geens était entendu en commission de la Justice de la Chambre. ©BELGA

Koen Geens a décidé de fournir des renforts supplémentaires pour l'enquête des Tueurs du Brabant.

Entendu en commission Justice a la Chambre, Koen Geens, le ministre de la Justice, a fait savoir que 5 enquêteurs de la Police Judiciaire Fédérale avaient rejoint les 5 policiers toujours actifs sur ce dossier. Ces dix enquêteurs seront également rejoints par 4 policiers du Comité P vu l'éventuelle implication de membres de l'ex brigade Diane dans les tueries du Brabant qui, pour mémoire, ont fait 28 victimes entre 1983 et 1985.

On le voit, des renforts supplémentaires sont apportés à cette enquête qui, en plus de 30 ans, n'a pas encore permis de faire la lumière sur cette page particulièrement noire de l'histoire de la Belgique.

Après concertation entre le ministre de la Justice et le Collège des Procureurs Généraux, il a été décidé que le parquet fédéral collaborera également à l'enquête. Les magistrats y apporteront leur expertise en matière de stratégie d'enquête, de techniques de recherches particulières et d'aide aux victimes.

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Soumis à la question des parlementaires, Koen Geens a dû expliquer pourquoi l'enquête ne s'était pas penchée plus tôt sur le cas de Christiaan Bonkoffski dont le nom était apparu dans le dossier dès 1999.

Sur base d'un témoignage livré à cette époque, un échantillon de salive et une empreinte génétique de celui qui est aujourd'hui soupçonné d'avoir été le géant de la bande des tueurs avait été pris. L'échantillon de salive de l'ex-gendarme avait été comparé avec des pièces du dossier dès l'année 2000. Par contre, il avait fallu attendre 2016 pour que l'empreinte génétique soit comparée! Pourquoi un tel laps de temps? Le ministre de la Justice a dû se retrancher derrière le secret de l'instruction par rapport a cet élément précis, ajoutant que les gestionnaires actuels du dossier ne pouvaient justifier des décisions prises par leurs prédécesseurs.

Il apparaît que si le témoignage du frère de l'ex-gendarme était intervenu plus tôt, les enquêteurs auraient poussé leurs recherches plus en avant dans cette direction.

Enfin, Koen Geens a également fait savoir qu'il allait recevoir toutes les victimes du dossier le 6 décembre prochain.

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