Tueurs du Brabant: un suspect interpellé

L'attaque du supermarché de Braine-l'Alleud fit 3 morts. ©BELGA

Michel Libert, un ancien dirigeant du groupuscule néonazi WNP a été interpellé, mercredi.

Un ancien membre d'un groupuscule néonazi a été interpellé mercredi dans le cadre de la mystérieuse affaire des "Tueurs du Brabant", la plus sanglante de l'histoire de Belgique avec 28 morts en plusieurs attaques au début des années 1980.

Michel Libert

Michel Libert, un ancien dirigeant de l'organisation clandestine d'extrême droite Westland New Post (WNP) a été interpellé dans la matinée à son domicile en région bruxelloise, précise la RTBF.

L'homme, un ancien sous-officier de l'armée belge et ex "numéro 2" du WNP, avait déjà été entendu à plusieurs reprises en tant que témoin, mais jamais comme suspect. Il avait notamment reconnu avoir organisé des "repérages" aux alentours de grands magasins.

Eric Lammers

Le coup de filet intervient alors que la RTBF devait diffuser dans la soirée une interview d'un autre ancien membre du groupuscule, Eric Lammers. Celui-ci "se défend de faire partie de la bande (des tueurs) mais affirme que des membres de son groupe ont pu en être", a expliqué mercredi dans le journal Le Soir le journaliste de la RTBF Gérard Rogge, auteur de l'interview.

• L'affaire des "Tueurs du Brabant wallon" concerne une série de braquages et de cambriolages de supermarchés, de commerces et d'auberges dans des petites villes du centre du pays, ainsi qu'un vol à main armée commis à Maubeuge, dans le nord de la France, entre 1982 et 1985. Les braqueurs armés de fusils à pompe et le visage caché par des masques de carnaval n'hésitaient pas à ouvrir le feu sur les commerçants et clients.

Parmi leurs raids les plus sanglants, ils ont tué en 1985 trois personnes dans un supermarché, puis cinq dans un autre magasin à une trentaine de kilomètres au sud de Bruxelles.

Pour rassurer une population terrorisée, des policiers armés avaient été postés près des grandes surfaces. Mais le 9 novembre 1985, huit nouvelles victimes étaient abattues à Alost, la dernière des tueries attribuée aux "Tueurs du Brabant".

Jusqu'à ce jour, les enquêteurs n'ont pas réussi à mettre la main sur les auteurs. L'une des pistes évoquait une tentative de déstabilisation par l'extrême droite en vue d'un coup d'Etat. Cette piste est à nouveau "celle actuellement privilégiée par les enquêteurs", selon la RTBF.

Overijse, 27 septembre 1987, après le braquage d'un Delhaize qui a fait deux morts. ©BELGA
Hold-up à Alost qui fit huit morts ©BELGA
Cette voiture retrouvée par la police belge près de Braine-Le-Comte fut utilisée pour le hold up du supermarché de Alost. ©BELGA
L'attaque du supermarché de Braine-l'Alleud fit 3 morts. ©BELGA
Portraits de ceux qu'on croyait être les tueurs du Brabant. ©BELGA
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Reconstitution au supermarché Delhaize à Alost, le dimanche 16 mai 2010, du vol par le gang criminel qui a eu lieu le 09 novembre 1985, tuant huit personnes. ©BELGA
Attaque d'un Colruyt de Nivelles à la mi-septembre 1983. Elle fit 3 victimes: 2 civils et un gendarme. ©BELGA
Martine Michel , juge d'instruction dans l'affaire des tueurs du Brabant, a placé sous mandat d’arrêt un homme pouvant avoir eu un rôle dans la série d'attaques ayant causé 28 morts. ©BELGA
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