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6.000 personnes arrêtées en Turquie

Plusieurs milliers de Turcs sont descendus dans les rues dans la nuit pour protester contre la tentative de coup d'Etat militaire qui a fait vaciller le pouvoir du président Erdogan. Au moins 290 personnes ont été tuées pendant ce putsch avorté de l'armée.
  • "Le jour, allons travailler. Le soir, poursuivons notre veille"

    Le Premier ministre turc Binali Yildirim, qui a fait une apparition surprise sur la place Kizilay dans la nuit, a exhorté ses concitoyens à rester mobilisés.
    "Le jour, allons travailler. Le soir, après le travail, poursuivons notre veille sur les places publiques." "Ceux qui attaquent leur propre peuple avec des chars ne peuvent pas être des soldats turcs. Ces gens-là sont des monstres, des terroristes qui ont revêtu l'uniforme militaire et ils en paieront le prix le plus lourd."

  • La foule dans les rues

    Plusieurs milliers de Turcs sont à nouveau descendus dans les rues dans la nuit de dimanche à lundi afin de protester contre la tentative de coup d'Etat militaire qui a fait vaciller le pouvoir du président Recep Tayyip Erdogan. Sur la place Taksim, à Istanbul, ou sur la place Kizilay, à Ankara, des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants se sont rassemblés, agitant des drapeaux turcs et brandissant des portraits de Erdogan.

  • Les magistrats belges s'inquètent d'arrestations arbitraires et planifiées

    Le gouvernement doit faire pression sur les autorités turques qui ont relevé de leurs fonctions plus de 2.000 magistrats dans la foulée de la tentative de putsch vendredi, estiment l'Association syndicale des Magistrats et Magistratuur en Maatschappij. Ces fédérations professionnelles en ont exprimé la demande dans une lettre adressée au Premier ministre Charles Michel et au ministre de la Justice Koen Geens.  Les associations ont reçu "des nouvelles préoccupantes" de leurs collègues au sujet de la suspension de 2.745 magistrats turcs. Un mandat d'arrêt a été délivré pour près de 200 d'entre eux

    "La rapidité avec laquelle cette liste de magistrats suspendus a été dressée fait craindre des arrestations arbitraires et planifiées", selon les associations. 

    "Ces suspensions et arrestations semblent cadrer avec les tentatives du régime du président Erdogan entreprises depuis quelques mois pour déstabiliser le système judiciaire et le 'purifier'".  Les deux associations sont membres de l'organisation ombrelle Magistrats Européens pour la Démocratie et les Libertés (MEDEL), qui réunit des fédérations professionnelles de magistrats dans toute l'Europe, dont la Turquie.

    MEDEL affirme suivre "avec beaucoup d'inquiétude les développements en Turquie". "Nous vous exhortons d'intervenir auprès des autorités turques, mais aussi auprès du Conseil de l'Europe et de l'Union européenne, et de leur faire connaître les préoccupations de notre pays. Nous vous exhortons d'autant plus à faire pression sur les autorités turques pour qu'elles respectent l'indépendance et l'intégrité du pouvoir judiciaire", ajoutent les magistrats. Ils escomptent des ministres qu'ils fassent part de leur "profonde préoccupation pour l'indépendance du pouvoir judiciaire en Turquie". 

  • Erdogan envisage le rétablissement de la peine de mort

    Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a estimé dimanche qu'après la tentative de putsch militaire, le pays ne pouvait différer le rétablissement de la peine de mort, ce dont, a-t-il dit, le gouvernement discutera avec les partis de l'opposition.
    S'adressant à la foule de ses partisans qui, devant sa résidence d'Istanbul, réclamaient le rétablissement de la peine capitale, le chef de l'Etat a répondu: "Nous ne pouvons pas ignorer cette revendication".
    La peine de mort a été abolie en Turquie en 2004 pour satisfaire aux critères requis par l'Union européenne en vue d'une adhésion d'Ankara. Il n'y a pas eu d'exécution capitale en Turquie depuis 1984.
    Erdogan a appelé d'autre part ses partisans à continuer à manifester contre la tentative de putsch et à continuer d'occuper les places publiques jusqu'à vendredi, estimant que la menace le visant n'avait pas totalement disparu.

  • L'avion d'Erdogan approché par des F-16 des putschistes

    Au temps fort de la tentative de putsch, au début de la nuit de vendredi à samedi, deux F-16 pilotés par des putschistes se sont approchés del'avion ramenant à Istanbul le président Recep Tayyip Erdogan, qui avait décollé des environs de la station balnéaire de Marmaris, ont déclaré des responsables turcs.
    "Au moins deux F-16 ont harcelé l'avion d'Erdogan alorsqu'il volait vers Istanbul. Leur radar a accroché l'appareil ainsi que les deux autres F-16 qui l'escortaient", a déclaré un ancien officier de l'armée au fait des événements."On ignore pourquoi ils n'ont pas tiré", a-t-il dit.
    Erdogan a affirmé que les putschistes avaient tenté de s'en prendre à lui à Marmaris et avaient bombardé des lieux qu'ilvenait de quitter. Il a "échappé à la mort, à quelques minutes près", a déclaré un haut responsable turc.Vingt-cinq soldats sont descendus à terre à l'aide de cordes d'hélicoptères survolant l'hôtel de Marmaris où séjournait Erdogan, mais celui-ci venait de quitter les lieux, a rapporté la chaîne de télévision CNN-Türk.

    Le Premier ministre, Binali Yildirim, a également été directement visé à Istanbul et s'est échappé de justesse, a dit aussi ce responsable

    Le volet aérien de la tentative de putsch semble avoir eu pour centre la base d'Akinci, à une cinquantaine de kilomètresau nord-ouest d'Ankara, où au moins 15 pilotes ont participé aux opérations sous la houlette d'un commandant mutiné, dit un ancien officier de l'armée.
    Selon trois hauts responsables à Ankara, Akin Öztürk, chef de l'armée de l'air jusqu'à l'an dernier et membre du Haut conseil militaire (YAS), l'instance suprême qui supervise les forces armées, est l'un des cerveaux du complot. Il compte parmi les quelque 3.000 militaires arrêtés. Akin Öztürk devait quitter ses fonctions en août lors d'une réunion du YAS, qui tient conseil deux fois par an.
    Le deuxième cerveau du complot, selon les trois mêmes haut sresponsables, serait un ancien conseiller juridique du chef d'état-major des armées, du nom de Muharrem Kose. 

  • Encore des tirs à Istanbul et Konya

    Des accrochages ont été signalés entre les forces de sécurité turques et des putschistes s'opposant à leur arrestation, dans le deuxième aéroport d'Istanbul mais aussi dans une base aérienne du centre de laTurquie, a déclaré dimanche soir un responsable turc.
    Les forces de sécurité ont tiré des coups de sommation près de l'aéroport Sabiha Gokcen, sur la rive asiatique de la ville, et les putschistes n'ont pas riposté, indique ce responsable en ajoutant que des arrestations sont en cours.
    Des heurts ont eu lieu également dans une base aérienne de Konya, a-t-il dit en précisant à ce propos que les autorités contrôlaient désormais la situation.

  • L'aide de camp d'Erdogan en garde à vue

    L'aide de camp du président Recep Tayyip Erdogan a été placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur la tentative de coup d'Etat, a rapporté l'agence de presse progouvernementale Anadolu.

    Le colonel Ali Yazici, aide de camp de M. Erdogan depuis le 12 août 2015 et à ce titre un proche du président, faisait l'objet d'une demande de placement en garde à vue émise par le parquet d'Ankara, a indiqué Anadolu sans autre détail.

    Selon la chaîne d'information CNN-Türk, M. Yazici se trouvait à Ankara au moment de la tentative de putsch alors que M. Erdogan était en vacances à Marmaris, dans le sud-ouest, d'où il s'était ensuite rendu à Istanbul.

  • Le bilan revu à la hausse: plus de 290 morts

    Plus de 290 personnes, dontune centaine de putschistes, ont été tués et plus de 1.400 autres blessés lors de la tentative de coup d'Etat militaire en Turquie, selon un nouveau bilan communiqué ar le ministère des Affaires étrangères à Ankara.
    Le ministère a affirmé en outre qu'il ne faisait aucun doute que ce coup de force avait été mené par "l'organisation terroriste" du prédicateur musulman Fethullah Gülen, grand adversaire du président turc Recept Tayyip Erdogan, qui vit en exil aux Etats-Unis.

  • La coalition reprend ses opérations aériennes contre l'Etat islamiqe

    La coalition contre le groupe Etat islamique a repris ses opérations aériennes depuis la Turquie, suspendues après la tentative de putsch militaire, indique le Pentagone.
    "Les opérations de la coalition contre le groupe Etat islamique ont repris dans toutes les bases en Turquie" après la réouverture de l'espace aérien turc aux avions militaires, a déclaré le porte-parole du Pentagone Peter Cook dans un communiqué.

  • Le point sur la situation

    Une tentative de putsch sanglante menée vendredi par des militaires rebelles contre le président turc Recep Tayyip Erdogan a été déjouée. La dynamique du coup d'Etat s'est cassée dans la nuit lorsque des milliers de manifestants sont descendus dans la rue, défiant le couvre-feu et se réunissant sur les principales places d'Ankara et Istanbul, brandissant des drapeaux turcs et scandant des slogans hostiles aux putschistes. On compterait au moins 161 tués, 1.440 blessés, en dehors des putchistes.

    La purge se poursuit dans l'armée et la justice. Environ 6.000 personnes étaient en garde à vue dimanche matin en Turquie après la tentative avortée de coup d'Etat, a indiqué le ministre de la Justice Bekir Bozdag, ajoutant que "le grand ménage continue". La veille, plus de 2.700 magistrats ont été révoqués. "Le grand ménage continue", a ajouté le ministre turc de la justice."Ce nombre) va dépasser 6.000".

    Paris et Vienne ne cachent pas leur inquiétude. Le ministre autrichien des Affaires étrangères, Sebastian Kurz, a appelé Ankara à ne pas "utiliser à mauvais escient" le coup d'Etat manqué et de ne pas en faire une "carte blanche pour l'arbitraire". Le ministre français des Affaires Etrangères, Jean-Marc Ayrault, a lui réclamé le respect de l'Etat de droit en Turquie, refusant tout "chèque en blanc" au président Recep Tayyip Erdogan. "Il ne faut pas faire de purges. Ceux qui ont porté atteinte à la démocratie doivent pouvoir être poursuivis dans le cadre de l'Etat de droit".

  • Des craintes d'arbitraire en Turquie

    Après Paris, c'est Vienne qui appelle Ankara à ne pas céder à "l'arbitraire". Le ministre autrichien des Affaires étrangères, Sebastian Kurz, a appelé Ankara à ne pas "utiliser à mauvais escient" le coup d'Etat manqué et de ne pas en faire une "carte blanche pour l'arbitraire".
    Le coup d'Etat manqué ne doit pas donner au président Erdogan "une carte blanche pour l'arbitraire", a déclaré Sebastian Kurz.

    Le ministre français des Affaires Etrangères, Jean-Marc Ayrault, avait lui réclamé le respect de l'Etat de droit en Turquie, refusant tout "chèque en blanc" au président Recep Tayyip Erdogan. "Il ne faut pas faire de purges. Ceux qui ont porté atteinte à la démocratie doivent pouvoir être poursuivis dans le cadre de l'Etat de droit", a répété Jean-Marc Ayrault.

    Des centaines de généraux, juges et procureurs ont été arrêtés en Turquie pour leur soutien présumé à la tentative de renversement du régime, dans ce qui a été qualifié de "grand ménage" par le ministre de la Justice, Bekir Bozdag, qui a déclaré que 6.000 personnes étaient en garde à vue.

  • Paris réclame le respect de l'Etat de droit

    Le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, a réclamé le respect de l'Etat de droit en Turquie, refusant tout "chèque en blanc" au président Recep Tayyip Erdogan, qui a lancé une vaste purge au lendemain du coup d'Etat raté. "Il fallait condamner le coup d'Etat en Turquie, c'est la moindre des choses", a déclaré M. Ayrault à la chaîne de télévision France 3. Mais "nous voulons que l'Etat de droit fonctionne pleinement, ce n'est pas un chèque en blanc pour M. Erdogan".

    "Il ne faut pas faire de purges. Ceux qui ont porté atteinte à la démocratie doivent pouvoir être poursuivis dans le cadre de l'Etat de droit", a répété M. Ayrault. "Les Européens sauront le rappeler lundi prochain encore à Bruxelles" (où se tient un conseil des Affaires étrangères). Le président Erdogan a de son côté promis dimanche d'éliminer "le virus" au sein de l'Etat turc, en s'adressant à une foule de partisans. 

  • La banque centrale promet des liquidités aux banques

    La banque centrale de Turquie a déclaré qu'elle allait fournir une liquidité illimitée aux banques pour assurer unfonctionnement efficace des marchés financiers. La tentative de coup d'Etat est susceptible d'affaiblir la confiance fragile des investisseurs dans la Turquie.

  • Les médias pris entre deux feux lors du putsch

    Les médias turcs ont été pris entre deux feux dans la nuit du putsch raté en Turquie, pour finalement jouer un rôle crucial dans le maintien au pouvoir du régime Erdogan qui tente pourtant de les museler depuis des années. 
    Dans les locaux de la télévision publique TRT, la présentatrice Tijen Karas a été mise en joue par des mutins qui venaient d'investir les lieux, forcée de lire en direct une déclaration sur la prise de contrôle du pays par les factieux. Après leur raid sur la télévision publique, les mutins ont investi les locaux du grand groupe de presse kémaliste Dogan, propriétaire notamment du quotidien Hürriyet et de la chaîne CNN-Türk. 

    Mustafa Cambaz, photographe au quotidien pro-gouvernemental Yeni Safaz, a lui été abattu par des soldats mutins à cause de ses appels à la mobilisation de la population sur les réseaux sociaux. 
    Les médias ont aussi contribué à l'échec du coup d'état, en relayant les appels au peuple du président Recep Tayyip Erdogan.

    C'est CNN-Türk qui a diffusé les premiers messages d'Erdogan. Le chef d'Etat, qui a contacté la chaîne par téléphone portable a appelé ses compatriotes à descendre dans la rue pour faire obstacle au coup d'Etat. 
    La riposte rebelle ne s'est pas fait attendre: "Ils sont entrés dans le bâtiment, et je les ai entendus dire à mes collègues d'interrompre les programmes", raconte la présentatrice de la chaîne, Basak Sengül, qui avait jusque là tenu l'antenne avec calme et professionnalisme. 

    D'autres journalistes ont été eux pris à partie par les partisans d'Erdogan. Selçuk Samiloglu, correspondant de Hürriyet à Istanbul, et Kenan Sener, reporter de CNN-Türk à Ankara, ont été violemment agressés par des manifestants loyalistes alors qu'ils couvraient les événements
    Hospitalisé, le premier a rapporté qu'il avait failli être jeté par-dessus bord depuis un pont. 

    M. Erdogan est régulièrement sous le feu des critiques pour ses attaques contre la presse. Depuis son arrivée au pouvoir il y a 13 ans, la Turquie a dégringolé à la 151e position sur 180 dans le classement mondial de RSF sur la liberté de la presse.

  • Huit militaires turcs en fuite devant un tribunal grec

    Huit militaires turcs qui ont fui leur pays dans la foulée de l'échec du coup d'Etat ont comparu dimanche devant un procureur grec de laville d'Alexandroupolis pour être entrés illégalement sur le territoire grec.
    Les huit hommes ont demandé l'asile politique en Grèce, disant craindre pour leur vie s'ils étaient renvoyés en Turquie, a expliqué Vasiliki Marinaki, un avocat représentant quatre d'entre eux. Ankara a de son côté réclamé une extradition rapide.
    Les huit hommes ont reçu l'ordre de transporter des blessés dans les rues d'Istanbul, a dit l'avocat à la chaîne detélévision Skai.
    "C'est pour cela qu'ils se sont retrouvés sous le feu de la police", a dit Vasiliki Marinaki. "Ils ne savaient pas qu'il y avait un coup d'Etat et ils n'étaient pas impliqués", a-t-i a jouté.
    Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a appelé samedi soir le président turc Recep Tayyip Erdogan pour l'assurer que le cas de huit hommes serait réglé rapidement mais "dans le respect absolu" des règles internationales et des conventions protégeant les droits de l'homme.

  • Quelques 6.000 personnes arrêtées en Turquie

    Des dizaines de généraux, de juges et de procureurs ont été arrêtés dimanche lors de coups de filet dans toute la Turquie pour leur implication présumée dans le putsch manqué contre le président Recep Tayyip Erdogan, ont annoncé les médias turcs. Environ 6.000 personnes étaient en garde à vue dimanche matin en Turquie après la tentative avortée de coup d'Etat, a indiqué le ministre de la Justice Bekir Bozdag, ajoutant que "le grand ménage continue".
    "Ce nombre) va dépasser 6.000", a déclaré M. Bozdag, cité par l'agence de presse progouvernementale Anadolu, a propos des coups de filet ayant surtout touché des militaires et des magistrats. 

    Le gouvernement avait déjà annoncé samedi l'arrestation de près de 3.000 soldats pour leur rôle présumé dans la tentative de renversement du régime lancée tard vendredi et qui a avorté samedi matin après une nuit de violences ayant fait au moins 265 morts à Ankara et Istanbul.

    Cette purge qui a commencé immédiatement après l'échec du putsch a suscité des inquiétudes à l'étranger. Le président américain Barack Obama a rappelé à la Turquie "le besoin vital" que toutes les parties concernées "agissent dans le cadre de l'état de droit" après la tentative de putsch.

    D'après la télévision NTV, 34 généraux de différents grades ont été arrêtés jusqu'à présent. Il s'agit notamment de figures emblématiques de l'armée comme Erdal Ozturk, commandant de la troisième armée et Adem Huduti, commandant de la deuxième armée.

    Tôt dimanche, dans la ville de Denizli (ouest), le commandant de la garnison Ozhan Ozbakir été arrêté avec 51 soldats, a annoncé l'agence Anadolu.

    Par ailleurs, un haut gradé de l'armée de l'air et d'autres militaires de haut rang ont été arrêtés pour leur implication présumée dans le putsch manqué sur la base d'Incirlik (sud), utilisée par la coalition internationale pour ses raids contre les jihadistes en Syrie, a annoncé dimanche le quotidien Hürriyet.



    Le général Bekir Ercan Van a été arrêté samedi en même temps qu'une douzaine d'officiers de rang inférieur sur la base, a rapporté le quotidien et les gradés étaient soumis à des interrogatoires.

    Un responsable turc a indiqué à l'AFP qu'Ankara suspectait que la base d'Incirlik, qui a été fermée samedi et le restait dimanche, avait été utilisée pour le ravitaillement des avions de chasse utilisés par les putschistes vendredi soir.

    La purge ne se limite pas à l'armée, poursuit l'agence Anadolu, qui rapporte que des mandats d'arrêt ont été délivrés à l'encontre de 2.745 juges et procureurs dans toute la Turquie.

    Le nombre total des arrestations était difficile à estimer, mais l'agence Dogan a indiqué que 44 juges et procureurs avaient été arrêtés dans la nuit dans la ville de Konya (centre) et 92 dans celle de Gaziantep (sud-est).

    L'enquête a été confiée à des procureurs d'Ankara et les personnes arrêtées sont soupçonnées de liens avec le prédicateur exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen. Accusé par le président Erdogan d'avoir fomenté cette tentative de putsch, l'imam a fermement démenti la moindre responsabilité.

  • Le point sur la situation

    • Une tentative de putsch sanglante menée vendredi par des militaires rebelles contre le président turc Recep Tayyip Erdogan a été déjouée.
       
    • La dynamique du coup d'Etat s'est cassée dans la nuit lorsque des milliers de manifestants sont descendus dans la rue, défiant le couvre-feu et se réunissant sur les principales places d'Ankara et Istanbul, brandissant des drapeaux turcs et scandant des slogans hostiles aux putschistes.
       
    • On compterait au moins 161 tués, 1.440 blessés, en dehors des putchistes.  

    • La purge se poursuit dans l'armée et la justice. Dimanche, des mandats d'arrêts ont été décernés à l'encontre de 140 juges et procureurs. La veille, plus de 2.700 magistrats ont été révoqués. Un magistrat de la Cour Constitutionnelle a également été placé en détention. En outre, 2.839 militaires ont été mis sous les verrous.
       
    • La base militaire d'Incirlik, d'où partent notamment les frappes américaines contre l'Etat islamique, est totalement bouclée et privée d'électricité, selon le consulat américain. L'espace aérien autour de la base a également été fermé par les autorités turques.
       
    • Les autorités ont accusé l'opposant historique Fetullah Gülen d'être derrière le complot, ce qu'il a ferment démenti. 
       
    • La présidence a appelé les Turcs à descendre dans les rues samedi soir pour défendre la démocratie. Le soutien populaire est plus fort que jamais.  

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