Charles Michel dénonce les propos "absurdes" d'Erdogan

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue belge Charles Michel. ©BELGA

Le Premier ministre Charles Michel dénonce les propos "absurdes" du président turc Recep Tayyip Erdogan sur le PKK et les gulénistes.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé mercredi la Belgique d'être "un important centre" pour les partisans du mouvement terroriste kurde PKK, ont rapporté plusieurs médias dont l'agence de presse Reuters. Selon Erdogan, la Belgique serait également un centre de l'organisation guléniste, soupçonnée par Ankara d'avoir planifié la tentative de coup d'Etat cet été.

"Il est indécent de tenir de tels propos contre un pays qui a lui aussi subi de manière critique les conséquences du terrorisme."
Charles Michel
Premier ministre

Le Premier ministre Charles Michel a dénoncé cette déclaration. "Les propos du président turc sont absurdes", a-t-il affirmé, parlant également de déclarations "mensongères" et "diffamatoires". "La Belgique est un Etat de droit et il est indécent de tenir de tels propos contre un pays qui a lui aussi subi de manière critique les conséquences du terrorisme", a ajouté le chef du gouvernement fédéral.

Le président turc, qui s'est entretenu avec la presse avant son départ au Pakistan, s'en est également pris à l'Allemagne. Il a affirmé avoir transmis à la chancelière Angela Merkel des milliers de dossiers démontrant que des fonds récoltés en Allemagne étaient destinés au PKK. 

La Turquie et les combattants kurdes, parmi lesquels le PKK, s'affrontent depuis 30 ans. Le conflit a déjà coûté la vie à plus de 40.000 personnes. Ankara estime que l'Occident n'entreprend pas suffisamment d'actions contre le PKK. La Turquie, l'UE et les Etats-Unis reconnaissent cependant tous le caractère terroriste de l'organisation.

En juillet déjà, quelques jours après le putsch manqué, le porte-parole de l'ambassade de Turquie à Bruxelles, Veysel Filiz, avait affirmé que des organisations flamandes soutenaient le mouvement du prédicateur Gülen et que le gouvernement flamand entretenait de bonnes relations avec ce mouvement. L'ambassadeur de Turquie en Belgique, Mehmet Hakan Olcay, avait été convoqué dans la foulée aux Affaires étrangères. Il avait ensuite présenté ses excuses au ministre-président flamand, Geert Bourgeois, qui les avait acceptées.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés