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Les forces armées restructurées à court terme

Les forces armées vont recevoir "du sang neuf" et se restructurer "à court terme". L'état d'urgence a été adopté par le parlement. L'Europe se dit inquiète. Le régime a mis quelque 60.000 personnes à l'écart.
  • La chef de la diplomatie de l'UE, Federica Mogherini, et le commissaire européen à l'Elargissement, Johannes Hahn, suivent "de très près et avec inquiétude" l'instauration de l'état d'urgence en Turquie, réitérant l'appel des Européens au respect de l'état de droit par Ankara:

    "Nous suivons les développements concernant l'état d'urgence que la Turquie a déclaré après la tentative de coup d'Etat, que l'UE a condamné, de très près et avec inquiétude."

  • La dégradation de S&P était "politique", selon Erdogan

    La dégradation de S&P concernant la Turquie était "politique", selon Erdogan

  • Une nouvelle structure pour l'armée à court terme

    Erdogan a reconnu, dans une interview à Reuters, que d'importantes failles des services de renseignement avaient permis la tentative de putsch du 15 juillet et il a promis de réorganiser rapidement l'armée.

    Erdogan a jugé toujours possible une nouvelle tentative de putsch mais ajouté que ce ne serait pas facile: "Nous serons plus vigilants."

    "Il est très clair qu'il y a eu des défaillances importantes de nos services, ce n'est pas la peine d'essayer de le cacher ou de le nier. Je l'ai dit au chef des services nationaux de renseignement", a déclaré Erdogan dans son palais présidentiel à Ankara.

    Le chef de l'Etat turc a déclaré que rien n'empêcherait, si nécessaire, la prolongation de l'état d'urgence au-delà de la période initiale de trois mois.

    Il a ajouté que le mouvement du prédicateur sunnite Fethullah Gülen serait traité comme "une autre organisation terroriste séparatiste", établissant un parallèle avec la lutte de son gouvernement contre les Kurdes.

    "Nous continuerons le combat, où qu'ils puissent être. Ces gens ont infiltré l'organisation de l'Etat dans ce pays et se sont rebellés contre l'Etat", a poursuivi le président turc.

    Erdogan a confirmé que le bilan de la tentative de coup d'Etat s'élevait à 246 morts, sans compter les militaires putschistes, auxquels s'ajoutent 2.185 blessés.

    Sur le plan économique, alors que la livre turque enchaîne les plus bas historiques face au dollar, Recep Tayyip Erdogan a de nouveau critiqué la décision de l'agence de notation Standard & Poor's de dégrader la note de la Turquie, estimant qu'il s'agissait d'une décision politique qui montrait que S&P "était du côté du coup d'Etat, et non de la démocratie".

  • L'UE se dit inquiète

    L'Union européenne est préoccupée par l'évolution de la situation en Turquie après la proclamation de l'état d'urgence et juge "inacceptables" les mesures visant l'éducation, la justice et les médias, ont déclaré jeudi Federica Mogherini et Johannes Hahn, respectivement porte-parole de la diplomatie européenne et commissaire européen à l'Elargissement.

    Dans un communiqué, les deux hauts responsables de l'UE exhortent Ankara à respecter l'état de droit et les libertés.

    Toute suspension temporaire de la Convention européenne des droits de l'homme doit suivre les règles de dérogation, ont-ils ajouté sans autre précision.

  • Les députés adoptent l'état d'urgence

    Les députés turcs ont adopté sans surprise l'état d'urgence décrété hier par le président Erdogan.

    "Le pouvoir du peuple a vaincu le pouvoir des chars", s'est félicité dans l'hémicycle le Premier ministre Binali Yildirim, après l'annonce du résultat, 346 votes pour contre 115.

    "Les droits et les libertés fondamentaux sont suspendus", a regretté sur son compte Twitter Sezgin Tanrikulu, du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate, principale formation d'opposition).

    "En ce moment de réconciliation de la société sur son opposition au coup d'Etat, y avait-il besoin de l'instauration de l'état d'urgence?", a demandé à l'assemblée Meral Danis Bestas, députée du Parti démocratique des peuples (HDP), une formation kurde. "L'état d'urgence décrété en 1987 a été prolongé 46 fois", a-t-elle fait valoir.

    La formation du président Erdogan, le Parti de la justice et du développement (AKP), dispose d'une majorité absolue (317 élus sur 550).

    Le parti d'action nationaliste (MHP, droite, 40 élus), avait dit son intention de voter l'état d'urgence.

  • Les Etats-Unis soutiennent l'action de la Turquie contre le "coup" d'Etat avorté (Kerry)

    Les Etats-Unis condamnent la tentative de "coup" d'Etat en Turquie et appuient le régime du président Erdogan, a indiqué le secrétaire d'Etat John Kerry.

    "Nous soutenons l'élimination par le gouvernement du coup" d'Etat manqué de vendredi soir, a déclaré M. Kerry, interrogé sur les dizaines de milliers de personnes arrêtées, limogées ou suspendues en Turquie.

    "Nous soutenons le gouvernement démocratique (...). Nous condamnons le coup" d'Etat, a insisté John Kerry devant la presse lors d'une conférence de donateurs pour l'Irak, refusant de "commenter" les purges opérées par Ankara.

    Le chef de la diplomatie américaine, qui avait insisté dimanche sur le respect de la "démocratie" et de "l'Etat de droit" en Turquie, a toutefois averti que "nous voulons être certains que la réponse au coup d'Etat respecte complètement la démocratie".

  • Al Assad accuse Erdogan d'exploiter le coup d'Etat

    Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, exploite la tentative de coup d'Etat pour mettre en oeuvre le programme extrémiste des Frères musulmans, a déclaré son homologue syrien, Bachar al Assad. "C'est dangereux pour la Turquie et pour ses voisins, la Syrie notamment."

    ©AFP

    Anciens alliés, Bachar al Assad et Recep Tayyip Erdogan s'affrontent depuis le déclenchement du conflit Syrien en 2011. Damas a accusé à plusieurs reprises Ankara d'entretenir le conflit en soutenant les insurgés islamistes et en laissant des djihadistes étrangers franchir la frontière turque pour les laisser entrer en Syrie.

  • La N-VA demande à Unia d'enquêter sur un incident devant l'ambassade de Turquie

     

    Le chef de groupe N-VA à la Chambre, Peter De Roover, a envoyé une lettre au centre pour l'égalité des chances Unia lui demandant d'enquêter sur la diffusion de messages incitant à la haine lors d'un rassemblement devant l'ambassade de Turquie à Bruxelles le 16 juillet dernier.

    D'après le quotidien La Capitale, des agents de police auraient permis à un manifestant d'utiliser le haut-parleur de leur voiture de fonction à cette occasion.

    Le protestataire aurait notamment appelé à "dompter les traîtres de l'intérieur et de l'extérieur qui s'opposent à la survie de la patrie", selon M. De Roover.

    "Que du matériel policier ait été employé pour faire passer ce message est incompréhensible, mais cela ne relève pas de votre compétence. Les mots prononcés via le haut-parleur peuvent par contre difficilement être compris différemment que comme des appels à la haine et la violence", estime le chef de groupe N-VA dans son courrier à Unia. Il demande dès lors au centre d'enquêter sur cette affaire et d'entreprendre les actions nécessaires.

    Le fait que Peter De Roover adresse sa requête à Unia peut paraître surprenant, alors qu'il avait récemment vivement critiqué cette institution à propos de sa position sur le port du voile dans l'entreprise.

  • "Un agenda extrémiste des Frères musulmans", pour Bachat al-Assad

    Pour le président syrien Bachar el-Assad, Erdogan exploite le coup d'Etat manqué pour suivre "un agenda extrémiste des Frères musulmans", ce qui est dangereux pour la Turquie et pour toute la région, a-t-il ajouté.

  • Les droits de l'homme mis de côté

    Le vice-Premier ministre turc, Numan Kurtulmus, a annoncé que la Turquie allait temporairement déroger à la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) pendant l'Etat d'urgence, suivant l'exemple de la France, a rapporté la chaîne NTV. 

    Le vice-Premier ministre Mehmet Simsek a quant à lui assuré que la Turquie ne renouerait pas avec la répression qu'elle a subie sous la loi martiale au cours des dernières décennies.

    "L'état d'urgence en Turquie n'inclura aucune restriction de mouvement, de réunion, de liberté de la presse etc. Il ne s'agit pas de la loi martiale des années 1990."
    Mehmet Simsek
    Vice-Premier ministre turc

    "J'ai confiance, la Turquie en sortira avec une démocratie renforcée, une économie de marché qui fonctionnemieux et un climat plus favorable à l'investissement", a-t-il ajouté.

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan entouré du Premier ministre Binali Yildirim et des vice-Premiers ministres Mehmet Simsek, Numan Kurtulmus et Nurettin Canikli ©REUTERS

  • Ankara espère raccourcir l'état d'urgence

    Le gouvernement turc espère pouvoir lever l'état d'urgence "dans un mois ou un mois et demi", "si les conditions reviennent à la normale" après le putsch raté du 15 juillet, a déclaré aux médias turcs le vice-Premier ministre Numan Kurtulmus.

    Selon la chaîne NTV, Numan Kurtulmus a pointé des lacunes "structurelles et individuelles" des services de renseignement pendant la tentative de coup d'Etat et promis une restructuration de l'armée.

  • Qu'est-ce que le gulenisme?

    C'est une mouvance plus qu'une organisation centralisée. Exilé aux Etats-Unis depuis 1999 au moment où il était visé par une enquête en Turquie, son chef, Fethullah Gülen, n'a jamais donné de nom officiel à son mouvement, qui se présente comme tenant d'un islam ouvert et tolérant. Ses membres le désignent comme l'"Hizmet", "le service" au service du bien commun.

    Des supporters d'Erdogan s'en prennent à des représentations de l'imam Gülen, exilé aux USA. ©AFP

    • Leur objectif affiché: transformer la société par l'éducation, l'action civique ou les médias.

    Ses adversaires, à commencer par Recep Tayyip Erdogan, l'ont baptisé à sa place: pour le pouvoir, les gulenistes constituent le FETÖ/PDY, acronyme qui signifie "Organisation terroriste/Structure étatique parallèle", et présente l'avantage de renvoyer au prénom de leur chef septuagénaire.

  • Il est "essentiel que l'état d'urgence soit limité à une durée nécessaire" au terme de laquelle il doit être "immédiatement levé", demande le chef de la diplomatie de la chancelière Angela Merkel, Frank-Walter Steinmeier.

  • WikiLeaks a publié des documents, que montrent-ils?

    WikiLeaks a publié près de 300.000 emails de responsables du parti au pouvoir en Turquie, le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur). Wikileaks a précisé que ces courriers électroniques provenaient du site internet du parti, akparti.org.tr, et tournaient principalement autour d'affaires internationales et non "des questions les plus sensibles de politique intérieure".

    L'organisation a précisé que ces emails avaient été échangés entre 2010 et le 6 juillet de cette année, et avaient donc été obtenus avant la tentative de coup d'Etat du 15 juillet.

    Les autorités turques ont bloqué mercredi l'accès au site WikiLeaks, après cette publication.

  • Lourd bilan

    Difficile de donner un bilan des victimes du putsch avorté.

    312 morts
    La tentative de putsch a fait 312 morts, dont 145 civils et 104 rebelles.

    Cinq jours après la tentative de coup d'état, environ 55.000 personnes ont été suspendues de leurs fonctions ou limogées. Par ailleurs, plus de 9.000 suspects ont été placés en garde à vue ou arrêtés, sans que l'on sache dans l'immédiat s'ils étaient comptabilisés parmi les quelque 55.000 victimes des purges.

    Selon l'agence turque Anadolu, 99 généraux et amiraux ont été placés en détention provisoire en attente de leur procès. L'aide de camp d'Erdogan, Ali Yacizi,a été placé en détention.

    Un nouveau bilan officiel des événements sanglants du putsch a fait état de 312 morts, dont 145 civils, 60 policiers et trois soldats. 104 rebelles ont été tués.

  • "L'état d'urgence vise le mouvement de Gülen"

    L'état d'urgence vise à poursuivre les sympathisants du prédicateur Fethullah Gülen, selon le vice-Premier ministre Numan Kurtulmus. Numan Kurtulmus a déclaré que l'état d'urgence serait utilisé pour combattre toute "structure parallèle", un terme utilisé par le gouvernement turc pour décrire Fethullah Gülen, le prédicateur islamique basé aux USA, accusé d'être l'instigateur de la tentative de coup d'Etat vendredi passé.

    Kurtulmus a encore assuré que l'état d'urgence n'affecterait pas la vie quotidienne des gens ordinaires ou le travail du gouvernement...

    Fethullah Gülen ©AFP

    Qui est vraiment Fethullah Gülen? Lisez son portrait.

  • Pour une durée de trois mois

     Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé mercredi l'instauration de l'Etat d'urgence pour une durée de trois mois, après la tentative avortée de coup d'Etat du 15 juillet, qui a conduit Ankara à des purges massives au sein de l'armée, de la police, de l'administration et de l'éducation nationale.

    L'instauration de l'état d'urgence, censée permettre des mesures rapides contre les responsables de la tentative de coup d'Etat du 15juillet, a été publiée ce jeudi au Journal officiel.

    ©AFP

    Qu'est-ce que l'état d'urgence en Turquie?

    Prévu par l'article 120 de la Constitution, il peut être imposé sur tout ou partie du territoire pour une période maximale de six mois en cas de risque grave d'actes de violence destinées à détruire l'ordre démocratique. Il prévoit notamment des restrictions aux libertés de manifester ou de circuler.

  • Bonjour!

    Bonjour à tous et à toutes. Bienvenue dans ce LIVE qui va vous informer tout au long de la journée sur la situation en Turquie, suite au coup d'état tenté par l'armée vendredi dernier, qui s'est soldé par un échec et a entraîné, depuis lors, une purge à grande échelle qui inquiète beaucoup l'Occident.

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