Charleroi les-bons-tuyaux

©Emy Elleboog

"Réseauter", au Pays noir, ne signifie pas arpenter les banquets et les salons dorés. Pour développer une relation business ou simplement faire connaissance, rangez tailleurs et cravates, et sortez dans les lieux branchés. Charleroi a le décor qu’on lui connaît, et en profite pleinement.

Le coin des artistes | Le Rockerill

Voici une dizaine d’années, un collectif d’artistes s’approprie, sur un terrain historiquement appelé "La Providence" à Marchienne-au-Pont, une gigantesque friche industrielle aussitôt rebaptisée Rockerill.

Les anciennes Forges de La Providence, absorbées ensuite par Cockerill Sambre avec le destin que l’on sait, sont un lieu emblématique de ce que fut l’épopée sidérurgique dans le bassin de Charleroi.

Conservé "dans son jus" et dans les odeurs si prégnantes des graisses et huiles industrielles, Rockerill, avec son impressionnante "cathédrale", est aujourd’hui à la fois un espace de concerts, une coopérative de ferronnerie, un atelier d’artistes mais aussi un lieu de création musicale sous le label "Rockerill Records".

Ses "apéros industriels" et autres soirées électroniques font souvent le plein, Rockerill s’étant imposé aujourd’hui comme LE lieu de la culture alternative au Pays de Charleroi.

Le coin des entrepreneurs | B4C-Business For Charleroi

Créé en 2009 à l’initiative de Simon Bullman, propriétaire exploitant d’une des plus grosse concessions automobiles de Wallonie, le club d’entreprises B4C rassemble un très bel échantillon de l’esprit d’entreprendre, créatif, décomplexé et novateur qui forme ce si particulier tissu carolo.

Avec un peu moins de 300 membres triés sur le volet, ce club est présidé aujourd’hui par Marc Deltenre, constructeur et restaurateur de machines volantes et de bateaux en bois vernis (Poncelet à Fleurus).

Les déjeuners-conférences de B4C, proposés alternativement dans des lieux qui comptent à l’échelle de la Métropole (le Spiroudôme, le Bois du Cazier, le BPS22, la Géode ou encore le Musée de la Photo) sont des rendez-vous prisés pour des entrepreneurs venant d’horizons les plus diversifiés.

La friterie | Robert La Frite

Mythique, historique,…. "Robert La Frite", établi depuis 1952 sur la Place de l’Ouest, est aussi, pour de très nombreux autochtones, une sorte de "monument" à Charleroi!

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Ouverte jusqu’à… 6 h du mat le vendredi et le samedi mais aussi jusqu’à 4H en semaine, cette baraque à frite familiale "à l’ancienne" s’est même imposée comme un lieu de passage obligé dans les guides touristiques régionaux.

Ici, on ne transige pas avec le produit phare qui est épluché et coupé sur place.

Parmi les plats emblématiques, servis donc jusqu’au bout de la nuit: les incontournables boulettes sauce tomate, les improbables "bali boulettes", l’incroyable "drapeau belge" (un savant mixte de carbonnades, vol-au-vent et boulette sauce tomate!), le tout arrosé de l’inimitable…. "sauce Robert"!

La cantine | La Brasserie de la Digue

Ouverte depuis ce tout début juin sur la Place de la Digue enfin libérée des travaux, la Brasserie du même nom est en réalité beaucoup plus qu’un banal débit de boissons puisqu’on y trouve à la fois des produits de boulangerie, une épicerie fine, un espace dédié aux petits-déjeuners mais aussi une salle de restaurant pour y prendre les repas de midi et du soir.

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Manu, Enrico et l’incontournable Gaëtano Italiano (ce dernier conseiller communal PS), les trois patrons initiateurs de cette toute jeune Brasserie de la Digue ont opté pour un chaleureux mobilier de bois et de cuir qui, avec une étonnante mezzanine qui surplombe la salle principale, donne un charme particulier à l’endroit.

Des prix étudiés, une terrasse des plus avenantes, une carte ample et variée, un décor qui invite à la détente….

Depuis son ouverture, l’établissement ne désemplit plus et s’affirme comme un nouveau lieu de rendez-vous pour les Carolos.

Le Café | Le Nautilus

Depuis plus de 35 ans, le Nautilus fait vibrer les longues nuits carolos.

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Café plutôt que dancing, s’y croisent toutes les générations à la Porte de la Neuville.

Lieu de rendez-vous des étudiants à la fin des cours, ceux-ci cèdent la place aux adultes au fil des heures qui passent.

Si la semaine du Nautilus est généralement calme, tout commence à s’échauffer à partir de l’apéro du vendredi pour devenir le week-end un des endroits les plus branchés de la région.

Bar emblématique du centre-ville, il n’est pas rare, les soirs de grande affluence, d’y voir du monde jusque dans la rue.

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