analyse

Liège, son gala, son resto et son club

©Photo News

À Liège, les endroits à fréquenter sont clairement plus "selects" qu’à Charleroi, mais moins originaux. Les intéressés doivent être prêts à dépenser jusqu’à près de 2.000 euros pour une table. Le club de foot, l’invest, le restaurant restent des classiques, où l’on rencontre aussi le gratin politique.

Le rendez-vous | Le Standard

Il y a les loges. Là où on ne pénètre que sur invitation, où les convives arrivent une heure ou deux avant le match pour déguster champagne et menu trois services en compagnie d’une dizaine d’autres couverts, pour ensuite retourner leur chaise vers le terrain et observer la rencontre derrière une vitre filtrant la chaude ambiance du stade de Sclessin. Les voisins de table peuvent être ministres, politiques, chefs de cabinet, entrepreneurs, cadres… Les convives ne sont pas du genre à porter la vareuse. Les plus enhardis osent à peine l’écharpe rouge.

Plus les loges sont proches de celle du milieu (celle du président du Standard), plus elles sont réputées prestigieuses.

Les loges sont (co) louées à l’année par des entreprises, qui y invitent souvent leurs clients. Plus elles sont proches de celle du milieu (celle duprésident du Standard), plus elles sont réputées prestigieuses. Pour ceux qui n’ont pas l’occasion d’y accéder (ou de s’offrir la location), il y a l’étage du dessous, l’espace business. Toujours un menu trois services, mais moins de champagne. Dégustés dans une sorte de large cantine bien moins feutrée, où l’on peut croiser des quidams comme des patrons de PME. Le match, lui, se regarde dehors, au-dessus de la tribune officielle. Moins huppé, mais plus enflammé.

Le cocktail | Le cocktail de rentrée de Meusinvest

©Debby Termonia

Chaque année, début septembre, les entrepreneurs de la région liégeoise entourent la date dans leur agenda. Rares sont ceux qui loupent le cocktail de rentrée de l’invest public liégeois Meusinvest. Pas mal de politiques de tous bords se pressent aussi sous les tentes blanches installées place Saint-Etienne, pour boire une coupe et picorer quelques mises en bouche. Puis écouter un ou deux discours, histoire de réaffirmer qu’on n’est pas seulement là pour l’ambiance festive.

L’événement réunit généralement plus de 500 personnes, pourvu que le temps soit clément. Le lieu idéal pour croiser du (beau) monde. Dans la même veine, le barbecue annuel de Cide-Socran (accompagnateur d’entreprise "frère" de Meusinvest) est aussi assez fréquenté au début de l’été.

Le resto | Le Jardin des Bégards

À 75 euros le menu dégustation tout de même, ce restaurant aux accents italiens n’est clairement pas une pizzeria. Bon nombre de responsables politiques, d’entrepreneurs et de décideurs se laissent tenter par ses antipasti, primi e secondi piatti. Ainsi que par la relative intimité des lieux: cachée dans une impasse du boulevard de la Sauvenière, les gastronomes ne s’y rendent pas par hasard. Certains ont pu, par exemple, y croiser le ministre wallon de l’Économie Jean-Claude Marcourt (PS) en train de dîner avec Francis Gomez, président de la FGTB Huy-Waremme. Il paraît que la bouteille de grappa en fin de repas n’a pas fait long feu.

La cantine | La Cantina

La Cantina ©doc

En période électorale, il n’est pas rare d’apercevoir une affiche de Jean-Claude Marcourt sur la façade de la Cantina, restaurant italien situé place Saint-Étienne à Liège. Un signe d’amitié que la propriétaire de lieu perpétue en souvenir des bons contacts que le ministre de l’Économie entretenait avec son père, Étienne Uhoda. Le socialiste y a ses habitudes, qu’il soit en famille ou qu’il s’y rende pour le travail. C’est par exemple là qu’il emmena dîner Louis Dreyfus, patron du journal Le Monde, lors de son passage à Liège en janvier dernier.

Une bonne adresse qu’il partage avec Jean-Pascal Labille, patron des mutualités socialistes, qu’il n’est pas rare d’apercevoir prendre un repas avec des relations de travail. Bon nombre d’avocats, de chefs d’entreprises et de décideurs y ont aussi leurs habitudes.

Le club | Le Cercle de Wallonie

Le lieu de networking liégeois par excellence où le chef d’entreprise peut rencontrer ses semblables à l’occasion d’un repas, d’une conférence, de soirées thématiques… Le Cercle de Wallonie à Seraing invite fréquemment, dans le château qui lui sert de cadre, des conférenciers politiques, académiques, médiatiques. Au programme en septembre: Alexander von Maillot (Nestlé), Claude Moniquet (expert en sécurité), Jean D’Amour (ministre québécois)…

1.000 euros
La cotisation annuelle au Cercle de Wallonie.

On y converse autour d’un verre, d’un repas, voire, de temps à autre, lors d’un voyage ou à l’occasion d’un événement caritatif ou sportif. Le lieu (le palais abbatial du Val Saint Lambert) se veut certes huppé, mais il n’est point inaccessible. À condition de s’acquitter d’une cotisation annuelle tournant autour des 1.000 euros. Certains diront qu’on y croise souvent les mêmes têtes, à la longue. Mais le Cercle reste une adresse incontournable pour réseauter à Liège.

©Cercle de Wallonie

Le gala | Le gala HEC-ULg Alumni

Encore plus épisodique que le cocktail de rentrée de Meusinvest, mais tout aussi (si pas plus) couru: le gala des anciens alumni de HEC-ULg se tient tous les deux ans dans le terminal passager de Liège Airport. Ceux qui aimeraient y acheter un couvert (la table se monnaye entre 1.400 à 1.900 euros) devront patienter en 2016. En novembre dernier, les 720 places disponibles s’étaient vendues en à peine trois semaines. On y rencontre donc des anciens étudiants, mais aussi des représentants d’entreprises proches de l’école de gestion de l’université de Liège, ainsi que les incontournables politiques.

Avec un double objectif: réseauter et récolter des fonds pour soutenir des projets de recherche pilotés par HEC. Que ceux qui auraient le temps long d’ici la prochaine édition se rassurent. À Liège, ce petit village, les occasions ne manquent pas pour enrichir son carnet d’adresses. Conférences, événements organisés par le GRE, soirée passée à l’Opéra Royal de Wallonie et autres cocktails divers attirent systématiquement leur lot de personnalités qui comptent.

Retrouvez le dossier en ligne du "Vis-à-Villes" en cliquant ici.

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