interview

"Mons est dans une véritable dynamique économique"

©BELGA

Échevin des Finances empêché à Mons depuis qu’il a rejoint les bancs du Parlement wallon comme député de l’opposition, le libéral Georges-Louis Bouchez reste très attentif au développement de sa ville. Il ne l’a d’ailleurs jamais caché, son rêve est d’un jour accéder aux fonctions mayorales.

"L’Echo" a passé votre ville au scanner. À quoi vous attendez-vous?

Ce qui doit ressortir, c’est que Mons a des atouts d’avenir plus importants que la moyenne. C’est évident que Mons vit encore avec les stigmates du passé. Nous avons un héritage industriel en déclin qui ne s’est pas totalement effacé. Cet héritage est par ailleurs plus lourd que dans d’autres villes wallonnes comme Namur. Mais le dynamisme est là! La ville est en pleine mutation.

Quels sont les points forts de Mons?

"Nous payons le manque de réactivité de la classe politique dans les années 1990."
Georges-Louis Bouchez
Échevin empêché

Ils sont nombreux. Prenons Mons 2015 par exemple. C’est une véritable vitrine pour la ville. Ce projet va cependant bien plus loin qu’une initiative culturelle. Nous avons réussi à développer une véritable offre touristique culturelle. C’est un vrai projet de ville qui pousse au développement économique. Je pense également au projet Digital City. L’objectif est de faire de Mons une Smart City. Nous avons aussi le centre de recherche technologique comme le parc Initialis. La Digital innovation Valley est également un formidable projet centré sur les technologies.

Mons a par ailleurs la chance d’héberger deux universités de grande qualité. Pas moins de 12.000 étudiants sont sur Mons. Cela fait de Mons une ville très jeune. Ces atouts sont fondamentaux pour notre avenir. Il ne faut non plus oublier les sociétés technologiques et les start-up qui sont venues se greffer autour d’entreprises comme Google.

Mons 2015, est-ce un tournant majeur pour la ville?

Oui, des milliers de touristes flamands sont venus visiter notre ville et sont repartis avec une autre image de Mons. Parmi eux, il y avait des investisseurs. Certains sont même revenus pour examiner les investissements possibles. Quand on a une image négative, les investisseurs ne viennent pas. Remettre un focus sur Mons replace la ville sur la carte. Ce que nous avons réalisé doit être un exemple pour les autres villes.

©Mediafin

Il y a quand même des handicaps. Vous évoquiez son histoire industrielle…

C’est indiscutable. Nous payons toujours notre passé industriel en déclin et le manque de réactivité de la classe politique dans les années 1990. Il y a eu un manque de vision. Surtout, une partie des fonds européens Feder a été mal utilisée.

Le principal problème reste le taux de chômage. Il est très élevé et certainement plus important que la moyenne nationale. À partir du moment où le nombre de demandeurs d’emploi reste important, il y a une augmentation de la pauvreté et une recrudescence des allocataires sociaux. Le revenu médian est plus faible à Mons. Comme je vous le disais, c’est une situation héritée du passé et on n’arrivera pas du jour au lendemain à réduire le chômage de 20%. Cette situation est un frein pour le développement de notre ville. C’est aussi un défi! Une ville doit être là pour créer de l’emploi.

Yves Vasseur, commissaire général de Mons 2015.

Votre pronostic sur le match Mons-Namur?

Je m’attends à voir Mons mieux placée. Mons est une des villes de Wallonie qui a le plus de perspectives positives.

Namur est certainement une très belle ville mais c’est une ville qui ronronne alors que Mons est dans une véritable dynamique économique.

Mais il faut certainement faire attention à ce genre de classement. Mons et Namur ont une sociologie différente. Je ne suis pas dans une logique de classement. J’ai tout simplement envie de défendre ma ville.

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