Angela Merkel soutient les clients victimes du dieselgate

Angela Merkel et Martin Schulz participaient à un débat électoral télévisé. ©EPA

En pleine campagne électorale, la chancelière allemande a annoncé son soutien aux "class actions" pour les voitures diesel.

La crise du diesel rattrape Angela Merkel en pleine campagne électorale. La chancelière allemande a ainsi promis son soutien aux actions collectives en justice ("class actions"), menées dans le cadre du scandale de manipulation des tests d'émissions, contre le constructeur automobile.

Ce soutien pourrait forcer Volkswagen à proposer de compenser les propriétaires de voitures diesel en Allemagne comme il l'a fait aux Etats-Unis. De l'autre côté de l'Atlantique, VW a offert des milliards de dollars à ses clients.  Mais jusqu'à présent, le groupe se refuse à toute compensation pour les 8,5 millions de véhicules concernés en Europe.

La législation européenne différente limite donc les chances que ces clients obtiennent en justice le droit à des compensations. "Nous allons probablement bientôt prendre des mesures pour (discuter) de l'affaire au niveau judiciaire afin que l'on puisse aussi mener des actions collectives dont je soutiens le principe", a déclaré Angela Merkel. "Il est complètement clair que l'industrie automobile doit être tenue responsable de ce qu'elle a fait."

Selon le système américain, les avocats peuvent déposer une plainte pour un client, qui peut être certifiée en tant que "class action" pour ceux qui sont dans la même situation.

©BELGA

En Allemagne en revanche, chaque plaignant doit déposer sa propre plainte et payer les frais de justice dès le départ, un système qui, selon des associations de défense des consommateurs, décourage d'engager des actions en justice.  

"Les dirigeants du secteur automobile ont triché", a dit de son côté Martin Schulz, opposant politique d'Angela Merkel aux prochaines élections. "En justice nous pourrions traiter les consommateurs (...) comme dans d'autres pays." Le scandale de manipulation des tests d'émissions de gaz polluants de ses moteurs diesel a coûté à VW 25 milliards de dollars (21 milliards d'euros) en amendes et en compensations.

La chancelière allemande a par ailleurs promis de porter à un milliard d'euros, soit le double du montant initialement prévu, le nouveau fonds destiné à financer des infrastructures de transport urbain afin de dissuader certaines villes d'interdire les moteurs diesel. "La moitié sera à la charge des constructeurs et l'autre moitié de l'Etat fédéral."

A l'approche des élections, Merkel s'est vu reprocher son peu de réaction au scandale VW, ce qui a poussé le gouvernement à convoquer les constructeurs pour prendre des mesures de réduction de la pollution automobile début août.

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