Mitsubishi avoue des "manipulations": au moins 625.000 véhicules concernés

Le président de Mitsubishi Motors, Tetsuro Aikawa, a admis la tricherie en conférence de presse. ©REUTERS

Mitsubishi Motors admet avoir employé des méthodes de test des économies de carburant qui n'étaient pas conformes à la réglementation japonaise.

Le constructeur automobile japonais Mitsubishi Motors a avoué mercredi avoir "manipulé des tests pour présenter de meilleurs rendements énergétiques", une fraude qui concerne au moins 625.000 véhicules de petit gabarit, dont certains construits pour son compatriote Nissan.

Quels véhicules? Le constructeur nippon a précisé que le problème touchait entre autres le mini-véhicule eK, ainsi que 468.000 véhicules construits pour Nissan Motor, et dit qu'il
avait cessé de les construire et de les vendre.

"Nous avons décidé d'arrêter la production et les ventes des modèles en cause."

L'action chute. L'action a perdu plus de 15% à 733 yens en Bourse de Tokyo ce mercredii, avant ces déclarations, retranchant 1,2 milliard de dollars de la capitalisation du sixième constructeur automobile japonais. C'est la plus forte perte de l'action en près de 12 ans.

Cette annonce intervient au moment où l'industrie automobile est soumise à des contrôles accrus, alors que le géant allemand Volkswagen est aux prises avec un scandale de motorisation truquée.

Tetsuro Aikawa , président du groupe. ©REUTERS

"Nous exprimons nos excuses les plus profondes à tous nos clients et autres parties affectées", a déclaré le patron du groupe japonais, Tetsuro Aikawa, lors d'une conférence de presse au ministère des Transports. "Notre client Nissan a découvert des écarts entre les chiffres fournis et ceux constatés et nous a demandé de revoir nos valeurs", a expliqué le constructeur dans un communiqué.

 

Mitsubishi Motors, connu pour ses 4x4 Outlander et Pajero, écoule environ un million de véhicules par an. Pour l'ensemble de l'année close fin mars 2016, la société vise un chiffre d'affaires de 2.260 milliards de yens (18 milliards d'euros). Ses résultats doivent être publiés le 27 avril.

L'affaire rappelle le scandale qui secoue Volkswagen depuis des mois. Le groupe a admis à l'automne avoir installé dans 11 millions de ses véhicules dans le monde un logiciel capable de falsifier les valeurs d'émissions polluantes des moteurs diesel. Il risque des dizaines de milliards d'euros d'amendes et de dommages et intérêts.

A droite, une Mitsubishi eK, concernée par ce nouveau scandale automobile. Des véhicules Nissan sont aussi touchés. ©Bloomberg

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