Nouveau Dieselgate? Fiat dément, mais dégringole à Milan

©AFP

L'agence environnementale américaine accuser le constructeur automobile d'avoir truqué les émissions polluantes de plus de 100.000 voitures depuis 2014.

Après Volkswagen, c'est Fiat Chrysler Automobiles qui se trouve dans le giron de l'agence environnementale américaine (EPA). Cette dernière accuse le groupe d'avoir truqué les moteurs d'environ 104.000 véhicules.

Le groupe américano-italien aurait installé sur des modèles Jeep Cherokee et des camionnettes à plateau (pickups) Dodge Ram 500, fabriqués entre 2014 et 2016, des logiciels faussant le résultat des tests anti-pollution pour les faire apparaître plus "verts", a assuré l'EPA dans un communiqué. "Le fait de dissimuler un logiciel qui affecte les émissions dans un moteur constitue une grave violation de la loi qui peut se traduire par une pollution néfaste de l'air que l'on respire."

A Wall Street, le titre Fiat Chrysler  a été suspendu après avoir plongé de plus de 16% sur de premières rumeurs. 

A Milan, l'action FCA, maison mère de Fiat Chrysler US, a terminé sur une chute de 16,14%. A Wall Street, le titre a été temporairement suspendu et cède plus de 8% vers 20h. Cette chute a entraîné celle de plusieurs grandes valeurs automobiles européennes, comme Renault  ou PSA .

L'information a été démentie par Fiat Chrysler. "FCA US attend avec impatience de démontrer (...) que sa stratégie de contrôle des émissions est correctement justifiée et ne s'apparente donc pas à un 'logiciel truqueur'", assure le groupe dans un communiqué où il affirme plusieurs fois avoir hâte de s'expliquer auprès de la "future administration" américaine. 

Mercredi, Volkswagen a admis sa culpabilité dans un scandale similaire mais aux proportions plus larges (11 millions de véhicules dans le monde, dont 600.000 aux Etats-Unis), qui devrait lui coûter plus de 21 milliards de dollars sur les seuls Etats-Unis.

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