Un plan provisoirement approuvé aux Etats-Unis dans le dieselgate

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Un juge fédéral américain a donné mardi son accord provisoire au plan présenté par Volkswagen consistant à verser au moins 1,22 milliard de dollars (1,15 milliard d'euros) pour réparer ou racheter les véhicules équipés de moteurs diesel 3,0 litres aux Etats-Unis.

Le juge Charles Breyer de San Francisco est d'accord, du moins provisoirement, avec le plan présenté par Volkswagen pour racheter ou réparer les près de 80.000 véhicules américains équipés de moteurs diesel 3,0 litres et impliqués dans le scandale du dieselgate. Concrètement, le constructeur allemand propose de verser 1,22 milliards pour faire oublier ses manquements auprès des clients lésés.

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Le juge Charles Breyer a aussi donné son accord provisoire au versement par l'équipementier Robert Bosch de 327,5 millions de dollars aux propriétaires de véhicules diesel du groupe Volkswagen aux Etats-Unis.

"Nous sommes satisfaits que le tribunal ait accordé une approbation préliminaire, ce qui nous rend un peu plus proches de la réalisation des objectifs de l'accord amiable: donner aux consommateurs la vraie valeur de leurs véhicules tout en réparant ou en retirant des routes les véhicules qui polluent illégalement", s'est félicitée Elizabeth Cabrazer, l'avocate à la tête du comité de propriétaires de véhicules VW.

La justice américaine décidera le 11 mai de donner ou non un accord définitif dans les deux cas.

En cas de refus, la note sera encore plus salée pour le constructeur allemand. Volkswagen pourrait devoir payer jusqu'à 4,04 milliards de dollars si les autorités réglementaires américaines n'approuvent pas son plan d'indemnisation des propriétaires de véhicules diesel 3,0 litres aux Etats-Unis.

Une fois cet accord définitivement approuvé, le groupe Volkswagen aura une solution pour tous les véhicules concernés par le scandale aux Etats-Unis, où il a plaidé coupable de fraude et d'obstruction à la justice et accepté de débourser plus de 22 milliards de dollars au total pour satisfaire autorités, clients et concessionnaires mécontents.
Les autorités américaines ont également inculpé sept cadres du groupe et ont accusé la direction allemande d'avoir gardé le silence alors qu'elle avait été informée de la supercherie dès l'été 2015.

Le groupe continue de faire face à de nombreuses autres poursuites judiciaires dans le monde.

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