Volkswagen a-t-il fraudé avec des crédits européens?

©Bloomberg

Trosi nouveaux soucis pour VW. Les moteurs truqués de Volkswagen font de nouvelles vagues, à Bruxelles et chez Bosch. Et le paiement d'un crédit européen est suspendu...

Le scandale des moteurs truqués de Volkswagen fait de nouvelles vagues, avec entre autres une enquête des services antifraudes de l'UE contre le constructeur et une de la justice allemande visant son fournisseur Bosch.

 

1. La lutte antifraude européenne ouvre une enquête

L'Office européen de lutte antifraude (Olaf) a ouvert une enquête sur Volkswagen. Le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung (SZ) avait le premier révélé cette enquête, qui porte sur l'utilisation potentiellement frauduleuse de crédits accordés par la Banque européenne d'investissement (BEI) à Volkswagen ces 25 dernières années.

Le SZ évoque 4,6 milliards d'euros de crédits européens accordés à Volkswagen depuis 1990, entre autres pour financer la recherche et le développement de moteurs propres.

Le service de communication d'Olaf a refusé de commenter l'enquête en cours et précisé que l'ouverture d'une enquête ne signifiait pas automatiquement qu'il y ait eu fraude.

Volkswagen a avoué il y a trois mois avoir équipé les moteurs diesel de 11 millions de voitures dans le monde d'un logiciel permettant de fausser les résultats des tests antipollution, un scandale qui a jeté le constructeur dans la crise et n'en finit pas de rebondir.

 

2. L'Allemagne enquête autour de Bosch

En Allemagne, le parquet de Stuttgart (sud-ouest) enquête autour de l'implication de l'équipementier Bosch, qui fournit à Volkswagen les solutions logicielles pour ses moteurs.

"Nous enquêtons contre X. Il s'agit d'une entreprise qui pourrait avoir fourni une assistance à un grand constructeur automobile en livrant un logiciel, et il est clair que cette personne (X) que nous ne pouvons pas encore identifier doit être dans le périmètre de cette entreprise", a indiqué à l'AFP la porte-parole du parquet.

Elle n'a pas confirmé pour des raisons de confidentialité les noms de Bosch ni de Volkswagen évoqués dans la presse allemande, mais n'a laissé guère de doute quant à l'identité des deux entreprises. Bosch, dont le nom a circulé tôt dans cette affaire mais qui a rejeté toute responsabilité et toute connaissance des faits, est basé non loin de Stuttgart. L'équipementier n'était pas joignable dans l'immédiat.

 

3. Le paiement européen d'un crédit est gelé

A Londres, la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD) a pour sa part confirmé une information de presse sur la suspension du paiement d'un crédit de 300 millions d'euros destiné à financer un nouveau site de production en Pologne.

"Les négociations sur le paiement du crédit sont actuellement gelées", selon un porte-parole de l'institution. Le principe du crédit avait été approuvé en juin.

Pour autant, "ni l'investissement de Volkswagen près de Wrzesnia (centre de la Pologne) ni son financement ne sont menacés de quelque manière que ce soit", a assuré une porte-parole du groupe en Pologne, "les travaux se poursuivent comme prévu".

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content