VW met 28.000 employés allemands au chômage partiel

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Les conséquences du conflit entre Volkswagen et deux de ses équipementiers deviennent de plus en plus concrètes. 28.000 travailleurs allemands ont été mis au chômage partiel alors que le constructeur a dû suspendre une partie de sa production. Berlin, qui s'inquiète de la situation, appelle les deux parties à s'accorder au plus vite.

On craignait les conséquences économiques du conflit entre Volkswagen et deux de ses fournisseurs appartenant au groupe Prevent. Pour les 28.000 salariés allemands du constructeur automobile mis au chômage partiel, ces craintes sont maintenant confirmées. Incapable d'assurer sa production au rythme habituel, Volkswagen a, en effet, décidé de mettre en place des "mesures d'ajustement allant jusqu'au chômage partiel". Ces mesures, qui s'étalent sur plusieurs sites de production différents, pourraient dans certains cas se prolonger jusqu'au 30 août prochain.

28.000
Le nombre d'employés allemands du groupe VW mis au chômage partiel dans le cadre de ce conflit.

C'est l'usine de Wolfsburg, siège du constructeur, qui est la plus affectée: 10.000 employés sont touchés par ces ajustements.

→ Les racines du conflit

Début août, le fabricant de revêtements de sièges Car Trim et le producteur de pièces pour boites de vitesse ES Automobilguss ont cessé d'assurer les livraisons à Volkswagen. Les deux entreprises du groupe Prevent justifient ces mesures drastiques en accusant le comportement de VW, qui réclamait à ses fournisseurs des concessions de plusieurs milliards et qui dénonçait, sans préavis ni compensations, plusieurs contrats le liant à ses équipementiers.

En réaction au gel des livraisons, Volkswagen a adressé le 12 août dernier une injonction aux deux fournisseurs via les tribunaux, sans succès. Ces derniers n'ont pas obtempéré et ont fait appel. Le géant allemand a depuis fait savoir qu'il pourrait être contraint à recourir à d'autres moyens. Une manière de suggérer que certaines pièces pourraient être saisies?

Dans le quotidien allemand Handelsblatt, le porte-parole de Prevent dénonçaient encore la semaine dernière "les conditions inacceptables que VW impose à ses fournisseurs". 
Ce week-end, les deux parties ont néanmoins entamé les premières discussions pour trouver une issue à ce conflit.

A Berlin, on prend en tout cas l'affaire très au sérieux. Le gouvernement allemand en a appelé "la responsabilité" des deux parties. "Il en va de milliers d'emplois", a souligné un porte-parole du ministère de l'Economie.

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