"Ne pas rouler avec son oldtimer, c'est triste"

©Thomas Sweertvaegher

À 50 ans, Simon Kidston fait partie des experts ès automobiles, et aide les plus grands collectionneurs à perfectionner leurs collections. Il est la voix du rallye de voitures de collection Mille Miglia et membre du jury du concours d’élégance de Pebble Beach, deux évènements où défilent chaque année les plus belles voitures du monde.

Une Rolls-Royce Corniche de 1973, peinte dans la magnifique couleur Caribe Aqua — une nuance de bleu — nous attend à l’aéroport de Genève. "Nous voulions une voiture de service spéciale, explique Arthur Halff, "researcher" chez Kidston S.A. Nous l’avons achetée à Noël l’an dernier, non loin d’ici, à un monsieur de 75 ans qui l’a conservée pendant trente ans." La température étant proche de zéro, Arthur Halff nous conduit rapidement, dans sa grosse cylindrée cabriolet, à la maison de son patron. "Cette voiture coûtait alors trois fois plus qu’une Lamborghini Miura, poursuit-il. Vous pouvez l’acheter aujourd’hui pour environ 50.000 euros. Nous proposons actuellement une Miura pour 1,395 million".

Simon Kidston aide ses clients à choisir des voitures pour leur collection. Il les recherche, les examine et met en contact acheteurs et vendeurs. Simon Kidston a également participé au "sourcing" de la collection impressionnante de Ralph Lauren. Il compte aussi quelques clients en Belgique. "Nous avons une liste de clients certes restreinte, mais d’excellent niveau, poursuit-il. Je connais la plupart d’entre eux de longue date. C’est un peu comme une famille."

Simon Kidston est tombé dans la marmite quand il était petit. Il faut dire qu’il est le neveu de l’aviateur britannique Glen Kidston, détenteur de nombreux records, qui faisait aussi partie des "Bentley Boys", les riches et légendaires pilotes de course des années’20 qui ont gagné de nombreuses courses. En 1930, Tonton Kidston a remporté les 24 h du Mans. Quant à son père, le commandant Home Kidston, il collectionnait lui aussi des voitures avec lesquelles il participait parfois à des courses. "Mon premier souvenir d’une voiture? C’est quand mon père m’a emmené dans sa BMW 3.0, raconte-t-il. Elle était de couleur cuivrée, avec du velours gris à l’intérieur, et une radio Blaupunkt avec un micro spécial qui permettait d’enregistrer. Je me souviens encore de la vitesse avec laquelle mon père franchissait les cols, avec la musique d’Abba, et l’habitacle rempli de fumée de cigarette. J’étais sur la banquette arrière avec mon frère. Nous étions tous les deux malades."

"Nous préférions les courts trajets dans la Porsche Carrera RS. L’odeur de cet intérieur, le bruit du moteur au démarrage, les poignées de portes et les claquements de portières: toutes ces sensations étaient la promesse d’un voyage fabuleux. Nous avions aussi un bus Volkswagen, dans lequel nous avons passé des journées entières, entre l’Angleterre et notre maison en Toscane. Pendant que je regardais par la fenêtre, je rêvais que j’étais dans une autre voiture – peut-être une Lamborghini Countach ou une Formule 1 de Ferrari."

Travail pendant le week-end

Simon Kidston est intarissable quand il parle de voitures. D’où vient cette fascination? "Pour ma génération et celle qui l’a précédée, les voitures font partie de notre enfance. Nous avons grandi avec elles et nous en avions besoin pour être indépendants. Sans voiture, nous ne pouvions pas rencontrer nos amis. Sur le plan social, la voiture est l’objet le plus culturellement représentatif du XXe siècle. C’est un objet pratique, mais qui fait rêver. Les voitures apparaissent dans les films, la musique et d’autres formes artistiques."

À l’âge de huit ans, il déménage à Sienne avec ses parents. Plus tard, il va à l’école internationale en Suisse. Il ne termine pas ses études universitaires. Grâce à un cousin, il atterrit dans l’univers des ventes aux enchères. "En octobre 1988, je suis rentré en Angleterre dans mon Alfa Romeo Spider. Coys était une petite entreprise à Kensington avec maximum dix collaborateurs, mais la maison d’enchères la plus connue pour les voitures classiques. Pendant mon entretien d’embauche, on m’a demandé ce que je voulais faire: ‘sales’ou ‘auctions’. Je ne connaissais pas la différence. J’ai répondu ‘auctions’. Ça avait l’air intéressant. Le premier jour, j’ai dû livrer une Jaguar XK120 Roadster noir de jais dans une société d’entreposage. Je n’ai pas réussi à rentrer dans la voiture, j’étais trop grand, mais c’était malgré tout le job le plus cool au monde. Quelques semaines plus tard, je me suis offert une Ferrari 500 Superfast blanche. J’allais aussi travailler le week-end pour nettoyer les voitures et respirer leur odeur."

Achetez toujours la meilleure voiture, même si vous devez payer trop cher. Car si vous la vendez un jour, il y aura toujours quelqu'un qui voudra le meilleur.
Simon Kidston
Expert en voitures de collection

Après huit ans, il passe chez Brooks, une petite maison de vente aux enchères dynamique, située dans le quartier londonien de Clapham et spécialisée dans les voitures de collection. Il se voit confier le développement de l’entreprise au niveau européen. Il choisit d’installer son quartier général à Genève, pour son cosmopolitisme et la présence de nombreux hommes d’affaires. Plus tard, Bonhams est repris par Brooks. Jusqu’en 2006, Kidston dirige Bonhams Europe. Il lance ensuite sa propre société et retourne à ses anciennes amours.

Dépression

"La hausse des prix des voitures classiques a commencé dans les années’70, a pris de l’ampleur dans les années’80, et a explosé à partir de 1987, explique-t-il. Enzo Ferrari venait tout juste de décéder, et les marchés boursiers s’étaient effondrés. Les investisseurs cherchaient des placements alternatifs. Un des moments les plus frappants fut la vente aux enchères en novembre 1987 d’une Bugatti Royale de 1931 pour 5,5 millions de livres sterling."

Mais il n’y en avait que pour Ferrari. Et pas uniquement pour les ‘classiques’. "Les spéculateurs achetaient aussi des Ferrari neuves, produites en séries limitées. En 1987, la F40 est devenue en un éclair un objet de collection. Le pilote de Formule 1 Nigel Mansel en avait reçu une dans le cadre de son contrat. Le prix catalogue se montait à 193.000 livres sterling et il l’a immédiatement revendue pour 800.000 livres. Internet n’existait pas encore, nous n’avions qu’une ligne téléphonique avec un concessionnaire anglais et un message enregistré qui annonçait quelle était la Ferrari dont la valeur avait le plus augmenté au cours de la semaine."

Le mouvement s’élargit rapidement à d’autres marques. "Au début de 1989, vous pouviez revendre une nouvelle Porsche 911 Turbo immédiatement pour le double de son prix. Mes patrons ont acheté à l’époque des voitures dans une vente aux enchères aux États-Unis. Je me souviens d’une Bentley cabriolet dont la valeur a triplé pendant son transport vers Europe. Je ne gagnais pas énormément d’argent. Je recevais 8.500 livres sterling par an, plus quatre fois 1.000 livres par vente aux enchères."

"C’était plus fou qu’aujourd’hui, mais cela n’a pas duré longtemps, poursuit Simon Kidston. Le pic a été atteint au début de 1990, lorsqu’un Français a acheté la Mercedes W196 Grand Prix, que Fangio avait pilotée, pour 22 millions de dollars à un collectionneur britannique qui l’avait achetée en 1987 pour 1,5 million de livres. C’était dans tous les journaux. À l’époque, des peintures de Van Gogh se vendaient aussi pour des montants vertigineux. Les Japonais achetaient en masse des voitures classiques: ils devaient pratiquement hypothéquer leur maison. Les États-Unis étaient aussi un acteur important, mais le leader des ventes aux enchères était l’Angleterre."

Posséder une oldtimer et la laisser au garage, c'est comme un mariage où l'on ne dormirait pas avec sa femme pour la garder en bon état pour un prochain mari.
Simon Kidston
Expert en voitures de collection

Lorsque les intérêts ont commencé à monter et que le marché immobilier s’est ralenti, ce fut la fin. "La vente aux enchères de la célèbre collection suisse Obrist chez Christie’s à Monaco fut le point de rupture, poursuit Simon Kidston. C’était probablement la plus belle collection de Ferrari de toute l’histoire. Mais pas une n’a trouvé acquéreur. Pendant les six mois qui ont suivi, le marché s’est écroulé. Une Ferrari 275 GTB/4 vendue en décembre 1989 pour 800.000 livres, se négociait un an plus tard à 200.000 livres."

"Il a fallu attendre le hype de l’internet pour que le marché retrouve des couleurs. Le mouvement a repris de l’ampleur aux alentours de 2005. En 2008 et 2009, il avait perdu entre 10 et 20%. Entre 2009 et 2014, les prix ont recommencé à monter, une fois de plus grâce aux taux d’intérêt super bas, à une demande d’investissements alternatifs, au marché domestique florissant et à des entreprises technologiques où l’on gagnait beaucoup d’argent". Les Japonais qui avaient disparu du marché au début des années’90, ne sont jamais revenus. "Les Américains se sont remis à acheter beaucoup de voitures. L’Europe reste un marché assez important – surtout l’Angleterre, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et la Suisse. Les Italiens et les Français sont peu présents. L’Europe de l’est, surtout la Lettonie, la Roumanie et la Pologne, et le Moyen-Orient commencent à s’y intéresser. En Russie, l’enthousiasme n’est pas au rendez-vous. En Australie, on trouve quelques grands collectionneurs, mais les importations sont très contrôlées et lourdement taxées."

Depuis la mi 2014, on observe un nouveau ralentissement. "Même si c’est variable d’une voiture à l’autre. La valeur d’une ancienne Lamborghini Countach a beaucoup baissé, tandis que celle d’une Jaguar D-Type, McLaren F1 ou Lamborghini Miura continue à augmenter. Les voitures d’avant-guerre constituent un marché distinct, un peu comme les Maîtres Anciens en peinture. Les plus actifs sont des collectionneurs plus âgés, à la carrière déjà bien établie et moins portés sur la spéculation. Ces voitures sont moins sensibles aux tendances, leur valeur est plus stable. Si vous voulez vous constituer une collection de voitures équilibrée, il est recommandé de posséder quelques modèles d’avant-guerre. Leur expérience de conduite est différente. Mais si votre unique objectif est de gagner de l’argent, il vaut mieux les oublier."

Quelles voitures acheter?

Pour traverser ces périodes de grandes fluctuations, il faut faire preuve de patience et avoir les reins solides. "Je pense que l’on s’en tire toujours bien à long terme, estime Simon Kidston. Quelqu’un m’a un jour raconté que son grand-père juif lui disait toujours: j’achète le meilleur parce ce que je ne peux pas me permettre d’acheter de la moins bonne qualité. C’est très malin. Achetez toujours la meilleure voiture, même si vous devez payer trop cher. Votre objectif est de la garder longtemps. Et si vous la vendez un jour et que le prix est la seule chose qui compte, alors la discussion sera facile. Il y aura toujours quelqu’un qui voudra le meilleur. Dans tous les domaines."

Après l’originalité et la rareté, l’esthétique et l’identité de la marque sont des indicateurs de valeur importants. "Idéalement, la marque doit encore exister. Tout le monde sait qu’une Ferrari est une voiture vraiment spéciale. Par contre, tout le monde ne connaît pas la Hispano Suiza. Cela complique la revente. Les caractéristiques mécaniques jouent aussi un rôle. L’état général de la voiture n’est pas extrêmement important, car il peut toujours être amélioré. En particulier lorsqu’il s’agit de voitures de valeur, ces frais pèsent moins lourd."

Un kilométrage extrêmement bas est une obsession souvent injustifiée. "Il est vraiment dommage de posséder une voiture et de la laisser au garage, estime Simon Kidston. C’est comme un mariage où l’on ne dormirait pas avec sa femme pour la garder en bon état pour un prochain mari. Vous n’avez certainement pas envie de faire la fête avec ce type d’individu?"

"Si vous voulez rouler avec votre voiture, il vaut mieux l’utiliser régulièrement. Sinon, les joints se dessèchent, les pièces grippent, etc. Par ailleurs, les compteurs analogiques sont faciles à falsifier. On trouve beaucoup de Ferrari F40 avec des kilométrages très bas. Il y a beaucoup de fraudes. Pour les voitures d’avant-guerre, c’est invérifiable. Mais vu leur grand âge, cela n’a pas beaucoup d’importance."

Une autre obsession est le matching numbers: châssis, carrosserie, moteur et boîte de vitesses doivent correspondre. "Récemment, nous nous sommes occupés de la vente d’une Ferrari de grande valeur qui ne semblait pas avoir de moteur au moment où elle a quitté l’usine, raconte Simon Kidston. En réalité, pendant la période où la voiture a participé à des courses, les pilotes d’usine ont utilisé au moins cinq moteurs différents. Il est donc totalement déplacé de vouloir absolument le moteur avec lequel la voiture a quitté l’usine. Pour les voitures de sport, l’importance de cet élément varie d’une marque à l’autre, pour savoir quand le moteur a été remplacé, etc."

Indice

Le K500 Classic Cars Index de Kidston est, selon ses propres dires, l’indice le plus précis du marché. "Ces dernières années, on rencontrait beaucoup d’experts autodéclarés avec une vision unilatérale: vous ne payez jamais trop, il se peut parfois que vous achetiez trop tôt, explique-t-il. Ils suggèrent que les voitures prendront toujours de la valeur et que les propriétaires actuels sont tellement riches qu’ils ne seront jamais obligés de vendre. La plupart de ces experts n’ont jamais connu un krach. Nous avons voulu apporter une dose de réalisme."

L’indice comprend 500 voitures. "Pas uniquement les plus chères, mais aussi les modèles emblématiques, qui d’après nos estimations sont les plus représentatifs et ont le plus d’impact. Donc par exemple une Jaguar E-Type, mais aussi une Lancia Delta Integrale et une Mini classique. La liste n’est pas figée. Aujourd’hui, la Lincoln d’avant-guerre a quitté l’indice. La Porsche 993 GT2 vient d’y être ajoutée."

Les voitures sont classées par catégorie, par exemple Pre War European, Post War Racing Cars et Affordable Classics. Un abonnement coûte environ 120 euros par an. L’indice est mis à jour chaque semaine. Près de 30.000 résultats de ventes aux enchères depuis 1994 (indice 100) sont fournis sous forme de graphiques, tant pour l’ensemble du marché que par catégorie et par voitures individuelles. Il permet de comparer l’évolution de la valeur de marques comme Ferrari et Maserati.

Vous pouvez aussi faire des recherches sur la base du numéro de châssis, ou sur le nombre de fois où une voiture a été vendue aux enchères, et avec quel résultat. Simon Kidston donne aussi des conseils buy, hold and sell, qu’il qualifie de "subjectifs, mais argumentés". Il ne nie pas qu’il influence peut-être le marché. "Certainement pour les voitures qui ont été produites en séries limitées."

Tendances

"La tendance aujourd’hui est de préserver plutôt que de restaurer les voitures populaires. L’importance de la couleur d’origine augmente aussi, poursuit Simon Kidston. Les voitures des années’50 étaient les plus en vue, et aujourd’hui elles sont considérées comme des ancêtres. Par exemple, la valeur d’une Ferrari 250 SWB a un peu baissé, alors que c’est une voiture iconique, intéressante et encore utilisable."

"La célèbre Porsche 2.7 Carrera RS des années’70 a également perdu récemment entre 30 et 50% de sa valeur, même si c’est une des meilleures voitures qu’il faut posséder et avec laquelle on peut rouler. Après avoir perdu la moitié de sa valeur, la Bugatti Veyron a retrouvé son niveau de prix à neuf. Je pense qu’il continuera à monter. Cette voiture est une véritable prouesse technique et est très bien conçue. Elle est le benchmark de ce millénaire."

Tout comme les actions, la règle d’or est de diversifier. "Il ne faut pas se mettre des œillères, conseille Simon Kidston. Cela doit être finalement assez ennuyeux de ne collectionner qu’une seule marque ou un seul type de voiture. De nombreux nouveaux collectionneurs n’achètent que des Ferrari parce qu’elles sont assez faciles à ‘comprendre’. Bien entendu, il y a le côté financier, mais la vie, c’est de l’expérience, non? Vendredi, j’ai roulé avec une Ferrari des années’60. Samedi, avec une Bugatti de course des années’20, sans ceintures de sécurité, sans pare-brise, sans phares, sans rétroviseurs ni feux clignotants. Et hier avec une Porsche des années’70. Après la Bugatti, j’avais l’impression de rouler dans une Rolls-Royce. Cette diversité d’expériences est fantastique."

"Je déteste le mot ‘portefeuille’. Les voitures ne peuvent se résumer à de simples investissements. De temps en temps, vous voyez des fonds de placement sur le thème des voitures, mais jusqu’ici, la plupart n’ont pas réussi à faire mieux que l’inflation. Il faut surtout acheter une voiture pour le plaisir. Si vous vous contentez de les regarder, vous n’obtenez qu’une relation unidimensionnelle. Roulez avec vos voitures, y compris sur de longues distances. Tomber en panne et réparer font partie de l’expérience totale d’une voiture."

Les voitures historiques occuperont toujours une place dans les maisons des collectionneurs, même si elles ne sont plus le moyen de déplacement le plus facile.
Simon Kidston
Expert en voitures de collection

La collection de Simon Kidston est variée. Dans le garage de sa maison, nous trouvons la Lamborghini Miura (1973) et la Ferrari Dino 246 GTS (1973) dans la magnifique couleur verde medio. "J’ai acheté la Bugatti qui a été construite en 1925 pour mon oncle, ainsi qu’une Bugatti de 1938, construite pour mon père. Je l’ai rachetée 60 ans après qu’il l’ait vendue. Et il y a aussi la Porsche 911 Carrera RS (1973) qu’il a achetée neuve. Cela me permet de garder le contact avec le passé, et avec des membres de la famille qui ne sont plus de ce monde. C’est une façon de leur témoigner du respect et de la gratitude. Ce sont eux qui m’ont donné la passion des voitures, et c’est grâce à cette passion que j’ai pu construire mon entreprise".

Simon Kidstin possède aussi une Bugatti Veyron — "que j’utilise hélas moins souvent que ce que je voudrais — une McLaren F1 et une Mercedes 300 SL Gullwing. "Je l’utilise tous les jours quand je suis en vacances aux Etats-Unis. Je l’expédie là-bas avant de partir."

Chevaux de course

Simon Kidston reconnaît que la fascination pour les voitures tend à s’éroder. "Le smartphone s’est adjugé la fonction sociale et même le prestige de la voiture: de nombreux jeunes préfèrent avoir un téléphone dernier cri plutôt que le dernier modèle de voiture. Mais les voitures historiques occuperont toujours une place dans le cœur des hommes, et dans les maisons des collectionneurs. Même si je trouve qu’elles ne sont pas le moyen de déplacement le plus efficace".

"C’est un peu comme les chevaux, qui ne servent plus au transport, mais qui sont devenus l’apanage des riches en tant qu’objets de désir et de prestige. En 2050, il y aura encore sans aucun doute des collectionneurs de voitures. Elles seront parfaitement documentées, entretenues, et exhibées lors d’évènements. La loi rendra sans doute leur utilisation plus difficile, mais elles resteront des symboles de virilité, de richesse, de culture, de savoir-faire et de nostalgie."

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