Binche | Les grands travaux feront la décision

Binche traversée le 24 juin 2018 par le championnat cycliste belge ©Photo News

Grand favori, le député fédéral et bourgmestre Laurent Devin (PS) fourmille de projets de développements commerciaux qui font grincer l’opposition.

C’était un coup de poker devenu coup de maître. Il y a douze ans, la liste Union alors au pouvoir remportait les élections communales sur le fil. Mais la défection d’une des membres du conseil, passée dans le camp PS-MR a fait basculer la ville et a permis l’élection de Laurent Devin comme bourgmestre. Devenu député fédéral en 2010 et réélu haut la main avec le seul PS à Binche en 2012 (57%), l’ancien collaborateur de Rudy Demotte se présente en grand favori.

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Face à lui, deux listes: le groupe Union, mené par Etienne Piret et une nouvelle alliance MR-cdH avec l’échevin MR sortant Jérôme Urbain à sa tête. Même si, selon Etienne Piret, les deux groupes ont "de bons contacts", ils partent de loin.

Laurent Devin, lui, compte sur les grands projets pour emporter l’adhésion. "Je pars confiant. Nous avons beaucoup travaillé ces six dernières années sur un fil rouge qui doit prendre plusieurs mandatures. On ne fait pas évoluer une ville en un ou deux ans", précise-t-il avant d’énumérer la liste des futures réalisations: "la plus grande maison de repos publique de Wallonie avec 222 lits et 220 emplois à la clé", une "nouvelle cité administrative", un nouveau centre sportif qui doit sortir de terre.

Sur le plan du développement économique, "le grand projet est le quartier des Pastures, sur deux hectares, avec 180 nouveaux appartements et 8.000 m2 de surface commerciale". Laurent Devin résume ainsi: "Ces projets d’infrastructure vont réellement déterminer la politique à venir et la manière de vivre des Binchois." Il vise à nouveau la majorité absolue à la tête d’une liste "renouvelée à 50%, avec sept candidats de moins de 35 ans".

Côté opposition, Etienne Piret regrette l’explosion de la dette d’emprunt, "de 30 millions d’euros contre 18 millions d’euros il y a douze ans", lorsque Union était au pouvoir. "La dette a presque doublé et le cadre de vie des Binchois ne s’est pas amélioré. Il faut des dépenses de prestige mais on a tout mis dans l’événementiel tape-à-l’œil. On se lance dans un tas de projets dont on voit peu arriver", précise-t-il, ajoutant être favorable à la maison de repos et au centre administratif, mais pas au centre commercial. "C’est dramatique, ça va tuer les commerces indépendants du centre-ville qui seront remplacés par des franchisés, comme on a pu le voir dans beaucoup de communes belges."

Touchée par un taux de chômage de 14,2%, selon des chiffres de mai 2018, mais bénéficiant d’une maison de l’emploi "dans le top 5 de Wallonie" - dixit Laurent Devin –, Binche donnera-t-il un blanc-seing à son maïeur?

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