Colfontaine | Cent ans d'hégémonie rouge

Colfontaine ©Photo News

Le Parti socialiste règne de manière incontestée depuis un siècle. Au point de s’appuyer sur le MR dans la majorité, pourtant inutile en termes de sièges. Face à cette mainmise, le cartel C+ veut tenter l’impossible.

Tous les indicateurs sont rouges: espérance de vie en deçà de la moyenne, taux de chômage élevé, pauvreté, précarité. "Mais nous sommes en nette progression! La situation s’améliore", s’exclame le bourgmestre socialiste Luciano D’Antonio. "Mais les chiffres restent les plus bas! On ne progresse pas, mais on ne régresse pas, on stagne", martèle le jeune chef de file de C+ (cdH, Ecolo, DéFI) Lionel Pistone. Le ton est donné.

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Colfontaine présente une situation délicate. L’ancienne cité minière se situe loin des grands axes, connaît une réputation négative, calée entre Dour du ministre Di Antonio et Mons de Di Rupo. "La première chose à faire, c’est de lutter contre les stéréotypes! Faut pas croire que tout va mal ici", s’exclame avec verve le bourgmestre. Sur ce sujet, les violons s’accordent: "L’image de Colfontaine est catastrophique. Personne ne veut venir ici", confirme le jeune Pistone.

Favoriser le local

Malgré ce constat sans appel, Luciano D’Antonio refuse de s’ouvrir aux grandes enseignes et prône les commerces locaux, de proximité. Nouvelle concordance entre majorité et opposition: "Je suis pour la proximité, ça aide à la cohésion sociale. Mais si les grandes surfaces ne viennent pas, c’est parce qu’elles n’ont pas envie. Rien ne les motive à s’installer dans la commune. Avec C+, nous sommes pour la création d’un espace de découverte de l’artisanat, de la production locale", continue Lionel Pistone.

"L’image de Colfontaine est catastrophique. Personne ne veut venir ici."
Lionel Pistone
Chef de file du cartel C+ (cdH, Ecolo, DéFI)

Autres forces en présence, les candidats indépendants. Ils avaient obtenu 4 sièges dans l’opposition en 2012. Jean-François Hubert reste en lice pour ce scrutin sous l’étiquette du mouvement Oxygène. Reste un doute concernant Patrick Piérart. L’ancien bourgmestre avait annoncé son engagement sur la liste montoise Mons en Mieux! et donc son retrait de la vie politique colfontainoise. Or il semblerait que sa domiciliation ait été refusée par la Ville de Mons. L’homme totalisait 12% des voix au précédent scrutin, grappillant un siège pour sa liste RSCC (Renouveau socialiste citoyen colfontaine).

Les socialistes devraient retrouver le pouvoir et continuer leur politique. Pleine confiance pour Luciano D’Antonio: "On ne change pas une équipe qui gagne." Dans la commune, le vote socialiste est une affaire de famille, presque une tradition. "Certains citoyens ne savent même pas qu’ils peuvent voter autre chose que PS", déplore Lionel Pistone. Cent ans au pouvoir, ça marque.

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