Courcelles | le PS espère sa guérison

©rv

Zoom sur les élections communales | Après 60 ans à la tête de Courcelles, les socialistes se sont fait sortir en 2012 à la suite de spectaculaires dissensions. La bourgmestre (MR) Caroline Taquin, bénéficiaire du crash, compte transformer l’essai.

Majoritaire pendant 60 ans à Courcelles, le PS a vécu un cataclysme en 2012 quand, pour la première fois de l’histoire locale, le MR, le cdH et Ecolo s’alliaient pour blackbouler le puissant parti majoritaire. Six années plus tard, le PS courcellois voit toujours de lourds nuages s’amonceler au-dessus de sa tête mais a fait son aggiornamento. Parachutée à la demande des instances nationales, l’ancienne députée fédérale et suppléante d’Elio Di Rupo, Laurence Meire, espère que son parti "compte à nouveau" à Courcelles.

"En 2012, les gens avaient envie d’un changement et de faire confiance à des gens qui se respectent entre eux. Ce qui est arrivé au PS, c’est leur histoire de famille, je la leur laisse."
Caroline Taquin
Bourgmestre MR de Courcelles


Ne manquez rien des élections communales

- Notre dossier avec toutes les analyses

- Notre blog avec tous les à-côtés

- Abonnez-vous sur Twitter et Instagram

C’est peu dire qu’elle a vécu des moments difficiles. "En 2012, le PS s’est retrouvé pour la première fois dans l’opposition malgré ses 32%. Mais il y a eu des dissensions internes. Il était difficile de redémarrer, des personnalités se montraient du doigt. J’ai accepté ce rôle de coordination dans le cadre d’un plan de relance et on a reconstruit ensemble", commente-t-elle. Avec de la casse: le départ de plusieurs historiques. Mais une réussite: Laurence Meire a été élue tête de liste à l’unanimité.

La bourgmestre (MR) sortante Caroline Taquin n’a pu que se féliciter des dissensions au sein du camp d’en face. "En 2012, les gens avaient envie d’un changement et de faire confiance à des gens qui se respectent entre eux. Ce qui est arrivé au PS, c’est leur histoire de famille, je la leur laisse", commente la candidate qui part favorite au sein de la même coalition.

"Pendant cinq ans, il y a eu un lourd travail de réparation et de gestion des dossiers de l’ancienne majorité. Nous avons énormément de projets en cours comme la rénovation de la voirie et des trottoirs qui prend une bonne part du budget. On veut aussi mettre le paquet sur l’entretien des espaces verts et de la propreté", pointe Caroline Taquin dont les projets majeurs passent aussi par la construction d’une nouvelle piscine et d’un nouveau hall sportif. Côté développement économique, l’accent est mis par la majorité sortante sur le quartier du Trieux. Un projet critiqué par le PS, qui estime qu’il est "à revoir".

"L’événement" qui a défrayé la chronique ces derniers mois est l’insulte sexiste proférée par Eric Massin, député fédéral PS, à l’encontre de Caroline Taquin. Celle-ci a déposé plainte. "ça a été très dur pour moi mais je me suis relevée. La blessure est là, la cicatrice se referme doucement, elle le sera lorsqu’on aura compris, en 2018, qu’il y a des efforts à faire dans l’égalité des genres." Largement médiatisés, les faits auront-ils un impact sur l’élection? "Je me suis désolidarisée des propos dès le départ, le PS courcellois n’a rien à voir avec ça", indique Laurence Meire, qui admet que l’épisode n’a pas aidé sa campagne.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content