Dour | La commune veut vite effacer l'échec Zalando

Carlo Di Antonio ©BELGA

Douchée par le refus de l’Allemand Zalando de venir s’installer chez elle et créer un millier d’emplois, la ville de Carlo Di Antonio veut une revanche.

Située à quelques encablures de la frontière française, Dour est avant tout le fief d’un festival de musique mondialement connu avant d’être celui du ministre Carlo Di Antonio. Les deux sont cependant étroitement liés car l’actuel bourgmestre empêché cdH doit une partie de sa renommée par la création de "son" festival. De quoi donner une assise électorale enviable au ministre humaniste en charge de l’Environnement et de la Mobilité en Région wallonne. Aux dernières élections, sa liste "Dour Demain", en alliance avec le MR, avait obtenu la majorité absolue.

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Le pari est donc de faire aussi bien. Et malgré ses fonctions de ministre, Carlo Di Antonio conduira la liste. "Mais j’exercerai mon mandat de ministre jusqu’en juin 2019", prévient Carlo Di Antonio qui ne siégera donc pas tout de suite comme bourgmestre en cas de victoire.

Face à lui, il trouvera inévitablement une opposition socialiste sous bannière "Votre Dour" prête à en découdre et qui tentera de reprendre le mayorat qui lui avait échappé en 2006. Parmi les revendications mises en avant par "Votre Dour", son chef de file Joris Durigneux plaide pour un bourgmestre à plein temps "parce que les Dourois méritent bien que leur Bourgmestre leur consacre tout son temps, son énergie avec compétence et discrétion."

Sur le plan socio-économique, un des challenges à Dour reste l’emploi. La ville rêve en effet de retrouver une position comme elle avait il y a 40 ans avec les câbleries de Dour qui employaient entre 1.200 et 1.300 personnes. Elle y était presque arrivée avec l’arrivée du géant allemand de l’e-commerce Zalando avant que ce dernier lui tourne le dos. "C’est le plus gros enjeu pour la ville. Nous possédons une parcelle de 100 hectares pour accueillir un investisseur. C’est un véritable trésor car il y en a très peu en Wallonie", souligne Carlo Di Antonio.

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