Fleurus | La transition post-Borremans

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Après 25 ans d’engagement, Jean-Luc Borremans laisse la place à Loïc D’Haeyer à la place du PS. Nouveauté également avec la création du cartel Fleur-U (MR-cdH-Ecolo), et l’arrivée de DéFI dans la commune.

Fleurus est difficile à saisir: entre le grand Charleroi, le Brabant wallon et le Namurois, la commune connaît une chute démographique alors que ses zonings enregistrent une hausse de 16% de l’emploi. Un constat et un paradoxe qui demeure au centre des enjeux.

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Relier le centre à l’aéroport, insérer la ville dans un réseau de Charleroi à Leuven, promesse d’emplois… L’annonce du projet d’une nouvelle gare fait les gros titres.

Aujourd’hui, le constat est plus modéré. "La gare sera une carte de plus à jouer pour la mobilité et la géographie de Fleurus. Nous sommes proches des grands axes, au carrefour des régions. Il faut en profiter", explique François Fiévet pour le cartel Fleur U. Pourtant, le projet n’est pas encore abouti. "Quelle gare? Vous avez vu les plans vous?, s’exclame Loïc D’Haeyer. Si nous l’obtenons, le projet doit être complémentaire du reste. Il faut donner de l’attractivité au centre-ville, et cela passe par la transformation. Nous avons un programme de redéveloppement qui définit le rôle des pouvoirs locaux: soutenir le commerce et les initiatives."

"Nous avons des atouts, il faut en profiter! Nous avons un projet de FabLab. ça marche à Gembloux, pourquoi pas chez nous?"
François Fiévet
Candidat du cartel Fleur U (MR-cdH-Ecolo)

Des pouvoirs locaux davantage investis pour Fleur U. "Nous avons des atouts, il faut en profiter! Nous avons un projet de FabLab. ça marche à Gembloux, pourquoi pas chez nous?", demande François Fiévet.

Chez le nouvel arrivant DéFI, la professionnalisation des dossiers prend une position dans la redynamisation de la commune. "La ville n’est pas impliquée dans la recherche de subsides. Or, c’est essentiel pour supporter les initiatives, explique Mikhael Jacquemain, tête de liste DéFI. Mais ce soutien passe aussi par un nouvel aménagement des voiries, du plan de stationnement, etc. Il faut que les gens se sentent à l’aise et se baladent dans le centre-ville."

Un pari qui n’est pas gagné. "Le centre-ville s’est paupérisé au cour des dernières années, voire carrément ghettoïsé. Il faut refaire des logements de qualité, ramener les investisseurs dans le centre-ville", souligne François Fiévet.

Au parti de l’ancien bourgmestre, on refuse un constat aussi sévère, mais on s’accorde sur la nécessité de transformer les choses. "On a une chance avec les jeunes. J’ai à cœur la création d’une smart-city", explique Loïc D’Haeyer.

Autre sujet sur la table: la création d’un centre administratif intégré porté par le PS. Coût estimé: 12 millions d’euros. Des frais jugés inutiles par l’opposition, qui table sur la rénovation des locaux administratifs, certains classés monument historique.

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