Manage | Pas de révolution en vue

Le site d'Arpadis à Manage, tombé en faillite en 2013.

Avec un PS aux commandes depuis 1908, l’opposition n’espère pas un retournement dans cette commune touchée par le chômage.

Avec 20 sièges sur 27 et 62% des suffrages en 2012, le Parti socialiste sait bien qu’il s’annonce comme le probable vainqueur de l’élection à Manage. Echevin depuis 1989, bourgmestre depuis 2003, Pascal Hoyaux (56 ans) règne en maître dans cette commune de 23.000 habitants, dans l’arrondissement de Charleroi.

"Le bilan est très positif. Sur le plan des travaux, c’est impeccable. L’immersion scolaire en anglais est réalisée, nous avons mis en place beaucoup d’événements de cohésion sociale", se gargarise l’édile.

Ne manquez rien des élections communales

- Notre dossier avec toutes les analyses

- Notre blog avec tous les à-côtés

- Abonnez-vous sur Twitter et Instagram

Au niveau économique, deux zonings étant déjà quasiment rempli, un permis de bâtir a été réalisé pour le nouveau zoning agroalimentaire du Gibet, large de 90 hectares. "Nous avons aussi permis la création de formations en agroalimentaire dans l’école proche. L’objectif est que les gens de la région viennent y travailler", poursuit Pascal Hoyaux.

Taux de chômage

Car le taux de chômage est un réel écueil dans la commune. 21% de sans-emploi, encore plus pour les jeunes. "Dire que la majorité ne fait rien serait faux, mais il existe des leviers que l’on utilise peu ou pas, notamment dans l’insertion professionnelle au niveau du CPAS", observe Thierry Thuin, tête de liste MR, dont le groupe est réduit à trois conseillers. "L’objectif est d’ouvrir la majorité et de doubler le nombre de conseillers. On a fait un bon boulot de fond et on peut être constructifs dans l’opposition", note-t-il, bien conscient que l’actuelle majorité est inébranlable. Pour lui, le véritable enjeu des prochaines années à Manage est la mobilité et la sururbanisation, "un vrai casse-tête" causé par "un manque de vision de la majorité socialiste ces 30 ou 40 dernières années".

L’opposition regrette aussi les tensions dans la majorité, qui serait divisée en deux camps adverses. Pascal Hoyaux balaye et se concentre sur les prochaines années et sa probable réélection. Manage est un inexpugnable bastion du PS, qui dirige la commune depuis 1908, selon Thierry Thuin.

Dans un fauteuil avant même le scrutin, qu’en sera-t-il de l’avenir du bourgmestre? "J’ai 56 ans, à la prochaine élection, j’en aurai 62. On verra bien. Il me faudra veiller à transmettre les compétences et les connaissances." La transmission mais d’abord la stabilité: en 80 ans, Manage n’a connu que six bourgmestres différents, dont quatre ont occupé le fauteuil sur 74 années. Continuité.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect