Saint-Nicolas | Le PS espère continuer à régner sans partage

L'hôtel de ville de Saint-Nicolas ©Wikipedia

Année de transition à Saint-Nicolas, où Valérie Maes entend devenir la première femme bourgmestre. Le MR voudrait peser davantage et le PTB est en embuscade.

2018 est une année de transition pour cette commune lovée dans un coude de la Meuse, le long de l’axe rouge ardent Seraing-Liège-Herstal. Le bourgmestre sortant, Jacques Heleven (PS), a fait savoir il y a un petit temps déjà qu’à 64 ans le jour du scrutin, il ne comptait pas rempiler – à charge de la première échevine, Valérie Maes, d’investir la tête de liste et de tenter de prendre le relais à la tête de cette entité relativement dense et au taux de chômage préoccupant (15,8%). Maïorat qui était tombé sur Jacques Heleven en 2011 puis en 2012, suite à une saga faite de condamnation du précédent bourgmestre, de destitution immédiate de son remplaçant et du décès de Michel Daerden, venu s’installer ici après avoir été déboulonné à Ans.

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Soit. Le dissident socialiste de toujours ayant été tenu à l’écart de la liste, c’est aujourd’hui Valérie Maes qui entend devenir la première femme bourgmestre de Saint-Nicolas. Et conserver la solide majorité absolue (18 sièges sur 27) dont dispose le PS.

Son programme ne sera bouclé qu’à la rentrée, mais ses priorités sont connues: propreté et environnement; sécurité; cohésion sociale. Sur ce point, Valérie Maes ne sera pas contredite par Jean-Christophe Pannaye. Et c’est ce qui chipote le chef de file du MR, qui fera tout pour conserver ses 5 sièges. Parce que ces thèmes étaient déjà présents lors de la campagne de 2012. Autrement dit, la majorité n’a-t-elle pas traîné? Tardé, par exemple, à activer la phase "répression" en matière de propreté publique? Ou à installer des caméras de surveillance afin de lutter contre les dépôts clandestins ? "Je ne peux quand même pas mettre des caméras à tous les coins de rue et instaurer un Etat policier", se défend Valérie Maes. Qui reconnaît: la propreté est un dossier sensible, nécessitant un travail quotidien et de longue haleine.

"Le PS, chez lui"

Et que répond-elle à l’opposition, qui se plaint de n’être guère écoutée? Que l’on organise pour elle des commissions spéciales. Et que l’on peut avoir des tas d’idées, encore faut-il les chiffrer, et qu’elles soient réalisables. "Quand j’ai repris les finances en 2012, la commune affichait un déficit cumulé de 800.000 euros, suite au recul de l’activité d’Arcelor. A présent, nous disposons d’un boni de 5,7 millions. Ce n’est pas une raison pour faire n’importe quoi, d’autant plus que Saint-Nicolas est encore sous plan de gestion."

Par contre, ouvrir le journal communal à l’opposition, cela n’a rien d’une dépense folle. Pourquoi ce blocage? "La majorité non plus ne dispose pas de sa page d’information. Le journal met en avant les activités de la commune." Un peu court pour Jean-Christophe Pannaye. "Nous sommes en 2018 et l’opposition n’a pas droit au chapitre. Et la majorité a décidé de cesser la retranscription intégrale du conseil communal. Le PS agit comme s’il était chez lui.

Dans les rangs de l’opposition, signalons encore Ecolo, le groupe Ensemble qui a connu deux désertions, dont l’une vers le PS, et enfin le PTB, qui affiche de grandes ambitions en terres liégeoises.

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