Virton | Les jeux sont ouverts après l'éclatement de la majorité

La société Burgo Ardennes est implantées à Virton. ©mfn

Zoom sur les élections communales | Il y a eu des scissions de tous côtés, à Virton. Au sein des troupes du maire, dont une grosse partie a rejoint une dissidence du cdH, lui aussi dans la majorité.

En ces temps où le ballon rond tient un peuple en haleine, on se dit qu’un zeste de fierté supplémentaire devait flotter ces derniers jours dans la capitale gaumaise. Car c’est à Virton que le diable Thomas Meunier a effectué ses premiers pas, muni de crampons.

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Ce qui ne change sans doute rien aux enjeux de cette entité comptant quelque 11.300 âmes. Qui se bat contre les mauvaises odeurs; l’entreprise de papier industriel Burgo Ardennes promet une réduction de 75% des nuisances d’ici 2020. Présente des soucis de propreté, d’immeubles inoccupés et de paupérisation de la population. A vu ses finances malmenées par des dégrèvements fiscaux. Lutte contre le trafic de camions sur certains grands axes. Et subit encore le vaste chantier de rénovation de son centre-ville, qui a eu le don d’irriter les commerçants – la piscine, par contre, a rouvert ses portes en juillet dernier.

Les têtes d’affiche d’octobre 2018 sont connues: IC vs MC.

Côté politique, la situation est tout sauf simple. À la tête de la majorité actuelle, le maire – parce qu’ici, voisinage de la France oblige, on ne dit pas bourgmestreFrançois Culot, qui a créé la surprise en 2012, puisqu’il n’était "que" 3e sur la liste "Intérêts communaux", plutôt d’inspiration MR. IC cartonne (8 sièges) et dépasse le cdH (6 sièges), ce qui n’était plus arrivé depuis belle lurette. Novice en politique, le nouveau maire délaisse son étude notariale et embarque le cdH dans sa majorité.

C’est ensuite que les choses se corsent. Premier divorce: le cdH se fissure, et sa dissidence fonde un nouveau groupe, le mouvement "Citoyens". Second divorce: accusant IC d’être trop "tendance MR", le 2e échevin Etienne Chalon claque la porte en octobre 2017 et rejoint les exilés du cdH au MC, en embarquant avec lui une petite quinzaine de membres d’IC, soit une majorité des troupes. "C’est la vie politique, réagit alors le maire. Il faut s’attendre à tout; rien ne m’étonne." Beau joueur, il souligne avoir eu du plaisir à travailler avec les dissidents, et annonce qu’il en sera de même jusqu’au scrutin.

Les têtes d’affiche d’octobre 2018 sont donc connues: IC versus MC. Elles ne sont évidemment pas seules. Comptez sur le PS (5 sièges), qui se présente sous la bannière "Ensemble autrement" et les écologistes (2 sièges) d’Ecolo +. Et puis, vraisemblablement, ce qu’il reste du cdH.

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