Landis, en jaune, tout près de la victoire finale

A la veille de l'arrivée à Paris, l'Américain Floyd Landis a repris samedi le maillot jaune de leader du Tour de France cycliste au soir du contre-la-montre de Montceau-les-Mines, en Bourgogne.

(belga) La victoire dans cette 19e étape est revenue à l'Ukrainien Serhiy Honchar, déjà vainqueur du premier grand contre-la-montre à Rennes (7e étape).

Landis, pratiquement certain de la victoire finale, a assuré l'essentiel en effaçant son retard de 30 secondes sur l'Espagnol Oscar Pereiro. Sur les 57 kilomètres du parcours, l'Américain a distancé son ancien coéquipier, qui l'a félicité après la course, de 1 min 19 sec. Troisième du contre-la-montre, Landis a été devancé par l'Allemand Andreas Klöden, l'un des grands bénéficiaires du jour.

Déjà deuxième du Tour 2004, Klöden a accédé une nouvelle fois au podium duquel il a délogé l'Espagnol Carlos Sastre. Klöden s'est classé deuxième de l'étape, à 41 secondes de Honchar, qui a roulé à la vitesse moyenne de 50,479 km/h.

Sastre, qui occupait la deuxième place au départ du Creusot, a été distancé dès le premier pointage intermédiaire. Il a cédé au total plus de quatre minutes à Klöden et a rétrogradé à la quatrième place du classement général.

Cunego meilleur jeune

Pour sa part, Pereiro a tenté le tout pour le tout en démarrant à une allure comparable à celle de Landis. Mais, aux alentours du 25e kilomètre, l'Espagnol a vu son maillot jaune passer virtuellement sur d'autres épaules.

Au classement général provisoire, Landis précède désormais de 59 secondes Pereiro et de 1 min 29 sec Klöden, avant les 154,5 kilomètres de la dernière étape entre Sceaux-Antony et Paris.

Landis, 30 ans, a récupéré le maillot jaune qu'il avait abandonné jeudi à Pereiro à cause de sa défaillance dans la montée vers la station de La Toussuire. Mais c'est bien sur la route de Morzine, le lendemain, que le coureur natif de Pennsylvanie a forcé son destin et son caractère en attaquant à 130 kilomètres de l'arrivée.

Pour le maillot blanc de meilleur jeune, l'Italien Damiano Cunego s'est surpassé dans un exercice qui représente d'habitude son point faible. Cunego, dixième à l'arrivée à 3 min 44 sec du vainqueur, a fait mieux que le spécialiste allemand Marcus Fothen (13e) et s'est assuré la victoire dans le classement des jeunes.

Honchar, 36 ans, a enlevé son deuxième succès d'étape dans la Grande Boucle, lui qui s'était surtout signalé jusqu'à présent dans le Giro. 'Je ne pense pas avoir fait un temps extraordinaire', a déclaré l'ancien champion du monde du contre-la-montre. 'J'ai souffert dans la montée, j'ai connu une baisse de régime. Je ne sais pas comment j'ai fait pour gagner. Dans les Alpes, j'ai été malade, j'ai dû être traité aux antibiotiques'.

Un défilé

Sa formation, qui a réussi le 'doublé' à l'étape, a conforté sa position en tête du classement par équipes, bien qu'elle ait pris le départ à sept coureurs, suite à l'éviction de l'Allemand Jan Ullrich et de l'Espagnol Oscar Sevilla, licenciés depuis lors à cause de l'affaire de dopage en Espagne.

Klöden, très proche d'Ullrich, a dédié sa performance à son ancien chef de file: 'Nous nous sommes battus pour lui, il peut être fier de nous.'Derrière les quatre premiers, la hiérarchie est restée inchangée avec la cinquième place promise à l'Australien Cadel Evans.

Dimanche, les rescapés ont à parcourir 154,5 kilomètres, dimanche, dans la 20e et dernière étape qui se conclut traditionnellement en apothéose sur l'avenue des Champs-Elysées à Paris.

Cette journée, souvent transformée en défilé avant le sprint, accorde toutefois des bonifications en temps dans les deux sprints intermédiaires (6, 4 et 2 sec) placés à Boulogne-Billancourt (Km 92) et en haut des Champs-Elysées, ainsi qu'à l'arrivée (20, 12 et 8 sec).

Dans le circuit final (6,5 km), huit passages sur la ligne, placée à hauteur du Petit Palais, à faible distance de l'Elysée, sont prévus avant l'arrivée.

Sur l'avenue des Champs-Elysées, qui offre le cadre prestigieux du final depuis 1975, les sprinteurs se disputent le plus souvent la victoire. Mais le Kazakh Alexandre Vinokourov avait déjoué leurs plans l'année passée en attaquant dans les deux derniers kilomètres.

Départ de Sceaux-Antony à 13h50 (11h50 GMT), arrivée à Paris Champs-Elysées vers 17h36 (15h36 GMT) pour une prévision à 41 km/h de moyenne.

(photo belga)

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