Ullrich quitte le Tour, d'autres suivront

L'équipe cycliste allemand T-Mobile a renvoyé ses coureurs Jan Ullrich et Oscar Sevilla, ainsi que leur accompagnateur personnel Rudy Pevenage. C'est ce qu'annonce l'équipe ce vendredi. "Quinze à vingt personnes" seraient écartées du Tour de France cycliste précise Bernard Hinault.

(l'écho avec belga) - Les renvois ses sont faits suite aux révélations dans le scandale de dopage espagnol.

La mesure qui écarte le vainqueur du Tour 1997 touche également son coéquipier espagnol Oscar Sevilla.

Le Belge Rudy Pevenage, directeur sportif et mentor d'Ullrich, est également suspendu "avec effet immédiat".

"En raison des documents que nous a fournis la direction du Tour, nous considérons qu'il est impossible de continuer à travailler avec ces trois personnes", a déclaré Christian Frommert, porte-parole de T-Mobile, à l'occasion d'une conférence de presse.

Ullrich est le seul ancien vainqueur de la Grande Boucle qui figurait sur la liste des engagés de ce Tour, après la retraite de l'Américain Lance Armstrong.

Agé de 32 ans, Ullrich a gagné le Tour en 1997. Deuxième à cinq reprises, il s'est classé troisième l'année passée.

L'équipe T-Mobile a pris la décision après la levée, jeudi, du secret d'instruction sur l'affaire espagnole, un réseau de dopage sanguin mis au jour en mai dernier.

Le rapport d'instruction a été tranmis jeudi soir par la Fédération espagnole de cyclisme, à la demande du ministère espagnol des Sports, aux organisateurs du Tour et à l'Union cycliste internationale (UCI).

Selon les termes du code éthique signé par les équipes cyclistes, un groupe retire préventivement tout coureur impliqué dans une procédure judiciaire liée au dopage.

A qui le tour ?

"Quinze à vingt personnes" seraient écartées du Tour de France cycliste, après les révélations de la justice espagnole sur une affaire de dopage sanguin, selon Bernard Hinault, qui s'exprimait vendredi matin sur la station de radio RTL.

"Le dopage n'est pas généralisé (dans le cyclisme), et sur 400 ou 500 coureurs professionnels, il y en a 50 qui sont dans cette opération", estime l'ancien champion français, qui travaille sur le Tour de France dans le domaine des relations publiques.

"J'attends qu'on fasse le ménage. Ces gens-là ne sont pas désirables dans le Tour de France, même les favoris, il n'y a pas de passe-droit", ajoute le quintuple vainqueur de la Grande Boucle, alors que l'équipe allemande T-Mobile vient d'annoncer l'exclusion de son leader Ian Ullrich, ancien vainqueur du Tour de France.

"Il faut vraiment prendre des décisions une seule fois pour toutes. Si l'on a des soucis avec des coureurs qui ne sont pas clairs, il faut prendre le taureau par les cornes et faire ce qu'il faut. En 98 on a fait tout ce qu'il fallait mais il y a toujours eu des tricheurs. Là, la justice espagnole a travaillé comme ça s'est passé en Italie, en France. A partir du moment où tous les pays feront la même chose, on arrivera à assainir ce fléau", a encore dit Hinault.

"Si ces gens là ne sont plus là ça sera un bienfait pour le cyclisme en général, pour le Tour de France et je crois que le public va nous en être reconnaissant à la sortie", conclut Bernard Hinault.

Photo: Belga

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