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Faut-il diaboliser l'absentéisme?

Les mauvaises langues du Nord qui auraient cru trouver dans cette alléchante étude de Partena sur les absences au travail en Région wallonne de nouveaux arguments en vue d'une régionalisation des politiques de l'emploi ou de la sécurité sociale, à terme, en seront pour leurs frais.

Car Partena annonce discrètement des tendances similaires à Bruxelles et en Flandre, les variables ne devenant significatives et utilisables que par secteurs ou sous-régions, selon la taille ou le profil des entreprises sinon celui des travailleurs eux-mêmes. Cela n'enlève rien à l'intérêt de la démarche. Comme l'a rappelé éric Domb, le nouveau président de l'Union wallonne des entreprises, l'outil tombe à point pour amener les entreprises à s'observer, à se comparer sur la base de chiffres lucidement alignés, jusqu'à se réorganiser s'il le faut. À se remettre en tout cas en question. Comme on peut l'espérer des pouvoirs publics tant «la culture de la comparaison est peu ancrée dans le processus législatif». Etait-ce provocateur de ranger les droits acquis du congé payé au rang des absences? Le ton des employeurs et de l'Union wallonne des entreprises en dévoilant leurs chiffres n'avait en tout cas rien d'une chasse aux sorcières. Comme si, en même temps que se tournait la page d'une certaine diabiolisation du phénomène, s'ouvrait celle d'un regard plus lucide sur le fonctionnement des entreprises et de leurs «ressources humaines». Comme si les employeurs s'interrogeaient aussi sur ce qui fonde ou explique certains absentéismes, à défaut.

Gérard Guillaume

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