Tsunami de fusions

Jamais l'expression "Le monde est plat" popularisée par le journaliste-écrivain Thomas Friedman n'a été autant d'actualité. La furie des fusions et acquisitions a atteint un nouveau sommet en ce début de semaine, les étatsmajors des sociétés ayant pu, comme c'est souvent le cas, régler les derniers petits détails lors du week-end.

Pour les grands groupes, les frontières, c'est une évidence, n'ont plus aucune importance. On l'a vu l'an dernier avec les opérations Mittal-Arcelor ou Euronext-Nyse. Le monde est devenu plat. Irrémédiablement plat en raison des développements technologiques et de la globalisation. La Chine et l'Inde font désormais partie intégrante de ce monde. Chaque jour de manière plus perceptible. Philippe De Backer (Bain & Co) faisait remarquer mardi dans nos colonnes que pour réussir à s'implanter en Chine, le marché le plus gigantesque de la planète, une banque doit s'armer d'une capitalisation boursière d'au moins 100 milliards d'euros.

Si ABN Amro se fait absorber par Barclays, la nouvelle entité pèsera quelque 120 milliards d'euros. Elle deviendra la deuxième plus grande banque en Europe derrière la Britannique HSBC... HSBC qui, pour rappel, sont les initiales de Hong Kong and Shanghai Banking Corp, banque fondée en 1865 par l'Écossais Thomas Sutherland afin de financer le commerce en Asie. Un vrai précurseur de la globalisation, ce Sutherland! Bien entendu, toutes les opérations de fusion ne sont pas liées à la globalisation ou à l'Asie.

Différents éléments soutiennent la vague: des valorisations boursières attrayantes et des taux d'intérêt relativement bas qui permettent un financement aisé. Sans compter le cash disponible en abondance chez quelques grands acteurs (banques, fonds d'investissement...) . Reste à espérer que cette vague n'est pas annonciatrice de la fin d'un cycle économique et boursier. Comme ce fut si souvent le cas par le passé...

Marc Lambrechts

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