AOL fustigé par la communauté des bloggers

Le fournisseur de services internet américain AOL s'est attiré la foudre de la communauté internet en publiant des données relatives aux recherches de ses utilisateurs. Il s'agit des requêtes portant sur une période de trois mois, saisies par plus de 650 000 surfeurs dans le moteur de recherche. Suite à des plaintes, le fichier en question a été retiré du site d'AOL. Ce qui n'a pas empêché que l'on en retrouve encore des copies sur internet.

(tijd/l'echo) - Pour exemple, ce site portant le nom judicieux de 'AOL search database', où l'on peut effectuer des recherches multicritères (identité de l'utilisateur, mots clés, date de la recherche, résultats) dans la base de données pesant quelques 2 gigabytes.

Vie privée

En théorie, l'identité des utilisateurs n'est pas révélée, chaque surfeur étant désigné par un numéro aléatoire. Toutefois, sur base des requêtes, il est possible de créer des profils, voire de retrouver des identités dès le moment où le surfeur a saisi des informations personnelles. En faisant le lien entre plusieurs recherches, dont celles à connotation pornographique par exemple, l'utilisateur en question peut se retrouver dans une situation compromettante.

Applications commerciales malintentionnées

AOL a rendu ces données publiques en précisant qu'elles ne pouvaient pas être utilisées à des fins commerciales. Cette interdiction n'a pourtant aucune valeur légale. La base de données peut être utile pour des spammeurs.

Le blog plentyoffish met en garde contre des annonceurs malintentionnés qui seraient à même de se servir des recherches les plus populaires soumises au moteur de recherche d'AOL, comme à celui de Google, vu que les deux ont recours à la même technologie de recherche. Tous deux peuvent donc s'attendre à des spams ciblés correspondant aux requêtes populaires divilguées. En guise d'exemple, le blog cite les requêtes concernant de sonneries pour gsm.

Excuses

Entretemps AOL a présenté ses excuses aux blogs, tel TechCrunch . Le porte-parole n'hésite pas à parler de bavure ('screw up') et annonce une enquête interne. Il défend également la motivation initiale de l'initiative : il s'agissait de fournir au monde académique des données pouvant servir à étudier davantage le comportement des internautes. Il reconnaît toutefouis que la manière dont cela s'est fait était "inappropriée".

Critiques

En attendant, AOL est dans le collimateur de plusieurs blogs tels SiliconBeat, digg, reddit en Zoli's Blog. A noter aussi la critique d'un collaborateur d'AOL, Jason Calacanis, qui suggère que les fournisseurs de services internet feraient mieux de cesser d'archiver les requêtes. Reste à savoir si cela se réalisera un jour.

KE-PJP

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