De plus en plus de pays européens imposent des tests de langue aux étrangers

En prévoyant des tests de langue pour ses immigrants, la Grande-Bretagne étoffe le club en pleine expansion des pays européens ayant introduit ou étant en passe d'introduire des examens de toutes sortes pour les étrangers, essentiellement les candidats à la naturalisation. A l'instar de la Suède, la Belgique n'a pas adopté de tests de connaissance ou de langue pour des candidats à l'immigration ou à la naturalisation.

(afp) Mercredi, le gouvernement allemand a adopté un projet de loi qui prévoit que les candidats à la nationalité devront "prouver leurs connaissances de l'ordre social et juridique en Allemagne". Ils devront au préalable participer à des "cours d'intégration" où une instruction civique leur sera dispensée.Le projet prévoit aussi, parmi les conditions pour la régularisation des étrangers déboutés de leur demande d'asile, la maîtrise correcte de l'allemand.

De même, le regroupement familial ne sera possible que si le conjoint invité à rejoindre l'Allemagne a déjà des connaissances de la langue allemande.En France, en pleine campagne électorale, Nicolas Sarkozy (droite) veut que les candidats au regroupement familial soient soumis avant le départ de leur pays à "un test démontrant leur connaissance sommaire de la langue française". Ségolène Royal (gauche) est contre l'instauration d'un test de langue préalable, "contraire au principe de respect de la vie familiale contenu dans la convention européenne des droits de l'Homme" selon son entourage.

Aux Pays-Bas, les candidats à l'immigration doivent réussir deux tests, l'un de connaissance générale (rudiments de langue et culture) passé dans le pays d'origine, obligatoire depuis mars 2006, l'autre passé une fois qu'ils ont immigré dans le pays.Les demandeurs de naturalisation au Danemark devront passer à partir du 15 mai 2007 une épreuve écrite pour montrer leurs connaissances de la société danoise, de sa culture et de son histoire. Les candidats ont une heure pour répondre à 35 questions sur 200 questions parues déjà dans la presse.

En Finlande, les candidats à la naturalisation doivent avoir passé un test de langue (y compris de langage des signes) ou bien avoir suivi des études de finlandais ou de suédois, les deux langues officielles du pays.Dans les Etats baltes, l'occupation par la Russie pendant 50 ans a poussé les autorités à faire passer des tests. A titre d'exemple, en Lettonie, zone de prédilection pour les Russes, seulement 52% des citoyens parlaient letton en 1991, à la fin de l'occupation soviétique.Au Portugal, un test de connaissance du portugais est seulement prévu pour les candidats à la naturalisation et pas à l'immigration.L'Autriche a instauré en mars 2006 des tests pour les candidats à la naturalisation. Ceux-ci comprennent 18 questions sur l'histoire et les institutions du pays.

Aucun test de langue n'est prévu pour les candidats à l'immigration en Grèce. Toutefois, après avoir vécu cinq ans sur le territoire, les immigrés qui veulent un titre de séjour pour une durée illimitée doivent suivre 400 heures de cours de grec et 25 heures de civilisation.En Pologne, un projet de loi prévoit l'introduction de tests linguistiques pour certaines catégories de demandeurs de citoyenneté.En Italie, un projet de loi introduit le concept de "réelle intégration", qui devra être prouvée notamment par un "test d'intégration" et une vérification de la connaissance de la langue.

Photo Belga

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