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Greenpeace part en campagne contre les baleiniers japonais en Antarctique

Un navire de l'organisation écologiste Greenpeace a quitté vendredi le port néo-zélandais d'Auckland pour les mers australes, promettant de barrer la route à une flotte de baleiniers japonais.

(afp) L'équipage de l'Esperanza va tenter avec des petits pneumatiques de s'interposer entre les navires de pêche et leur proie, afin d'empêcher les Japonais de tirer leurs harpons.

"C'est risqué et l'océan en lui-même est périlleux mais tout le monde à bord connaît ces risques", a déclaré le chef de l'équipage, Karli Thomas.

Il a expliqué que le but de cette campagne était d'essayer d'empêcher le maximum de prises et d'attirer l'attention sur le problème de la chasse des baleines.

Un moratoire international sur la chasse commerciale aux baleines est en vigueur depuis 1986 mais le Japon le contourne en invoquant une chasse à des fins scientifiques.

Une flotte de six baleiniers japonais a été envoyée en Antarctique avec l'objectif de tuer jusqu'à 850 baleines Minke et dix rorquals communs entre décembre et mars, a indiqué l'Agence des pêches japonaise.

Une autre organisation écologiste, "Sea Shepherd" (berger de la mer), réputée pour ses méthodes plus radicales, va également mobiliser un bateau, le Farley Mowat.

Son président, Paul Watson, a indiqué au début du mois qu'il envisageait d'utiliser un bélier spécialement conçu pour percer la coque au-dessus du niveau des eaux.

L'organisation entend également envoyer un second bateau plus rapide, le Robert Hunter, un hélicoptère et 70 militants de 14 pays.

La semaine dernière, le ministre néo-zélandais de l'Environnement, Chris Carter, s'était inquiété des risques d'incidents en mers australes, appelant toutes les parties à la retenue.

Photo Belga

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