L'industrie spatiale belge réclame des moyens supplémentaires

L'industrie spatiale belge réclame du gouvernement d'accroître les moyens budgétaires afin de mieux inscrire la Belgique dans la politique de l'Agence spatiale européenne (ESA) et respecter les objectifs de Lisbonne, a indiqué jeudi Belgospace.

(belga) De grands pays comme la France et l'Italie consacrent une part de plus en plus importante de leur budget à des programmes bi- ou tri-latéraux (en dehors du cadre de l'ESA, constatent René Hannon et Jean Horanieh, respectivement président sortant et nouveau président de Belgospace, dans un communiqué.

Pour l'industrie spatiale belge, il s'agit là d'une opportunité qui demanderait qu'un budget et un cadre légal soient établis pour permettre aux industriels belges de se positionner dans ces programmes de coopération. Au rang des opportunités qui s'offrent à l'industrie spatiale belge pour 2007, Belgospace cite les lancements d'Ariane 5, le renouvellement des satellites télécoms, la télévision numérique et le développement des activités de maîtrise d'oeuvre des petits systèmes. Pour ce faire, il est nécessaire de maintenir les crédits d'ordonnancement prévus pour les années 2007 et suivantes. Cela permettrait par ailleurs d'éviter une perte d'influence grave au sein de l'ESA, souligne Belgospace.

Dans la même optique, l'industrie spatiale belge réclame aussi du gouvernement fédéral qu'il accroisse les moyens budgétaires dans tous ses domaines de compétence. Il importe plus particulièrement, dit Belgospace, de se conformer au mieux à la stratégie de Lisbonne et donc d'accentuer l'investissement dans la recherche et le développement. Car dans le domaine spatial, comme dans d'autres domaines, l'effet multiplicateur lié aux investissements en recherche et développement se situe dans une fourchette de 2 à 14, affirme l'association industrielle.

Photo Belga

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