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La croissance impressionante de la zone euro

Les chiffres publiés par Eurostat ce lundi confirment le sentiment de reprise en zone euro depuis le début de l'année 2006. Mais l'euphorie pourrait être de courte durée, avec une remontée des taux d'intérêt se profilant d'ici la fin de l'année.

(l'écho) La croissance de la zone euro s'est élevée à 0,9% au deuxième trimestre, sa plus forte progression depuis 2000, et à 2,4% sur un an. C'est la première fois depuis 5 ans que l'économie européenne dépasse la croissance américaine. Les États-Unis ont affiché une croissance de 0,6% seulement entre avril et juin, tandis que la deuxième économie mondiale, le Japon, a enregistré une croissance de 0,2%.

Nouvelle hausse des taux d'intérêts

Dans ce contexte, les observateurs s'attendent à ce que la Banque centrale européenne (BCE) durcisse sa politique monétaire. Il faut dire qu'au mois de juillet, l'inflation a atteint 2,5% en Europe, bien au-dessus du seuil de 2% toléré par la BCE, qui a déjà procédé à un resserrements de ses taux d'un quart de point jusqu'à 3% début août

La France et l'Allemagne en tête

La France réussit la meilleure prestation avec une croissance de 1,2% au 2e trimestre, mais tous les regards étaient tournés vers l'Allemagne, principale économie de la zone. L'Allemagne réalise sa plus forte performance depuis 2001 avec un PIB de 0,9%, alors que les économistes tablaient sur une moyenne de 0,8%.

A noter également, les résultats de l'Espagne (0,9%) et des Pays-Bas (1%). Des 12 pays appartenant à la zone euro, seule l'Italie fait figure de mauvais élève avec 0,5%.

Pour l'ensemble de l'Union européenne - dont les 12 pays de la zone euro représentent les trois quarts de l'économie - le deuxième trimestre s'est soldé par une croissance de 0,9%, là aussi sa meilleure performance depuis six ans.

Demande intérieure

Les économistes soulignent que le trimestre écoulé a été dopé par l'effet Mondial, en juin et juillet en Allemagne, qui a fortement stimulé la demande intérieure. La bonne santé de l'économie européenne s'explique également par la baisse du chômage, ainsi que par un haut niveau d'investissement dans le secteur de la construction.

Prévisions

Bien que la Commission européenne ait relevé son anticipation de croissance au troisième trimestre de 0,5 à 0,9%, elle tempère son optimisme en abaissant son pronostic pour le quatrième trimestre à 0,4-0,9%, contre 0,5-1,0% attendu jusqu'ici. Dans ce cas, il faudra tenir compte d'un ralentissement de croissance d'ici la fin de l'année.

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