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La musique country à l'assaut de l'Europe ce week-end

Cow-boys et cow-girls en chapeaux Stetson, chemises à franges et boots pointues ont pris possession de la petite ville gersoise de Mirande pour la 15e édition du festival de country music qui pendant cinq jours accueille un public que l'Amérique fait rêver.

(afp) "Je suis fan de Dallas depuis le début, ça reste mon feuilleton chouchou, même si je regarde aujourd'hui Desperate housewives", explique Chantal, la quarantaine, qui, dans la bousculade, vient de faire dédicacer la photo officielle du festival (vendue 8 euros) par les cinq héros du feuilleton mythique des années 80, invités d'honneur cette année.

Les membres de la célèbre famille de pétroliers texans, Larry Hagman alias JR, Linda Gray (Sue Ellen), Patrick Duffy (Bobby), Steve Kanaly (Ray Krebbs) et Charlene Tilton (Lucy) ont déclaré ouvert le festival mercredi soir, avant une longue séance de signatures d'autographes et de poses, tous sourires dehors, pour les photographes amateurs.

"Les cow-boys et les Indiens, c'est notre enfance, et ici, ça fait rêver les adultes quand ils sont en vacances", analyse Jean Reale, un banjoïste de la région âgé de 56 ans qui se produit depuis 5 ans lors du festival dans un café de Mirande.

"Les festivaliers ne sont pas dans un trip cow-boy toute l'année, mais des gens comme vous et moi pour qui le festival est une parenthèse, et qui font des achats coup de coeur", explique Fabienne Dupic, commerçante ambulante venue d'Ambert (Puy-de-Dôme) pour vendre de l'"artisanat indien" allant du bracelet à 2 euros au totem à 400 euros.

Au milieu du stade, au guichet d'une petite "banque" en bois, les visiteurs peuvent acheter des "dollars mirandais" (taux permanent : un dollar pour un euro) valables dans les 258 stands et les 22 lieux de restauration.

Ce rêve américain aux confins du Gers et des Hautes-Pyrénées continue avec des expositions de motos Harley-Davidson et de camions chromés admirés par un public de tous âges, composé de locaux et de fans venus de plus loin.

Partout, des bannières étoilées. Et partout, des refus polis mais fermes d'évoquer la politique américaine : "ici c'est la fête, pas la politique".

Côté musique, 72 groupes ou artistes au programme : les Français Chattahoochee (new country) et Truck Stop (country rock) ont essuyé les plâtres mercredi, avant les vedettes plus confirmées tel l'Américain Arnold Baker ou l'inoxydable Dick Rivers qui côturera le festival dimanche soir.

"On a créé une ambiance, une atmosphère, le public vient pour faire la fête à l'américaine, pas parce qu'il est pour Bush", explique Alain Ribaut, fondateur et président du festival. "Nous avons élargi le public de la country music, avec notamment le retour de la mode des années 60 et 70, et le succès phénoménal des danses country, que nous avons amplifié", ajoute-t-il.

"On est de la génération John Wayne", expliquent Monique et Gérard Bado, tous deux chapeautés de noir et portant des chemises décorées d'énormes têtes d'Indiens. Ce couple marié depuis 26 ans venu de Faulquemont (Moselle), fréquente un club de danse country depuis 3 ans.

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