La ville de Bruxelles met la criminalité en cartes

Les chiffres en matière de criminalité à Bruxelles sont revenus en 2006 au niveau de 2002, a indiqué mercredi le bourgmestre de Bruxelles, Freddy Thielemans, lors de la présentation du "Diagnostic local de sécurité", une mise en cartes de la sécurité quartier par quartier.

(belga) Freddy Thielemans estime que cette stabilisation est particulièrement remarquable vu que la population de la ville, le nombre de travailleurs et de touristes ont augmenté. Le bourgmestre n'a pas donné de chiffres, seulement des pourcentages par quartier. "Cela reste interpellant mais on peut dire qu'il se passe quelque chose à Bruxelles", dit-il à propos de cette stabilisation. Pour M. Thielemans, les chiffres bruts ne sont pas importants.

"Les chiffres de criminalité sont un témoin du baromètre social d'une ville", dit-il. Il estime qu'il faut découper les chiffres en fonction des quartiers, ce qui permet une approche plus ciblée. Le "Diagnostic local de sécurité" reprend des données très variées qui peuvent influencer le sentiment de sécurité. Il s'agit notamment de rapports des services de prévention, de données sur la propreté et les incivilités et de chiffres de la police.

Le Diagnostic local de sécurité montre de grandes différences entre quartiers en matière de criminalité ou d'insécurité. L'Avenue Louise, la Grand Place ou le quartier Nord sont ainsi confrontés à des problématiques différentes. Les informations sont combinées avec les caractéristiques socio-économiques des habitants, ce qui permet de réaliser une meilleure prévention. Avec ces données, la ville et la police veulent mieux connaître la situation afin de pouvoir mieux soutenir des projets de prévention.

Elles visent à une meilleure coopération entre les travailleurs sociaux spécialisés en prévention, les stewards, la police et le tissu associatif des quartiers. Selon M. Thielemans, cette approche centrée sur la prévention et le dialogue donne de meilleurs résultats. "Alors qu'auparavant, les rencontres avec les comités de quartier étaient marquées par la confrontation, on constate maintenant un dialogue. Nous utilisons ainsi nos données pour prévenir les gens, par exemple en leur disant d'être prudents car il y a beaucoup de vols dans les voitures dans leur quartier", dit-il.

Photo Belga

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