Les députés autorisent les "shérifs des airs" à bord des avions

Les eurodéputés ont approuvé mercredi un renforcement des règles de sûreté aérienne, permettant aux pays européens d'employer des "shérifs des airs", mais veulent réévaluer régulièrement des mesures comme l'interdiction des liquides en cabine.

(afp) Les textes profondément amendés par les députés, qui les examinaient en deuxième lecture, devront désormais être soumis de nouveau aux ministres des Transports des 27, avant une troisième lecture parlementaire.Un accord politique des 27 était intervenu fin 2006: il n'impose pas la présence de forces de l'ordre à bord des appareils, mais reconnaît ce droit à chaque pays. Mercredi, dans les amendements adoptés, les députés ont notamment abordé la question de la répartition des coûts de financement des mesures de sécurité, un aspect qu'avaient mis de côté les ministres.

Le texte adopté stipule aussi qu'un "officier de sûreté en vol" -chargé de "protéger un avion et ses occupants contre des actes d'intervention illicite mettant en péril la sûreté du vol"- devra recevoir une formation appropriée.Les eurodéputés ont insisté sur le fait que des armes "ne peuvent pas être transportées à bord d'un aéronef, sauf si les conditions de sécurité requises ont été remplies".

Elles devront être autorisées "par l'Etat qui a accordé la licence d'exploitation au transporteur aérien concerné".Après la mise au jour à l'été 2006 d'un complot présumé concernant des liaisons transatlantiques, des nouvelles règles communes sur les liquides et les crèmes en cabine ont été imposées en Europe le 6 novembre pour éviter l'introduction d'explosifs dans les avions par des terroristes. A quelques exceptions près, tous les liquides et crèmes doivent être mis dans les bagages enregistrés en soute.

Les députés ont introduit une clause-couperet pour des mesures communautaires "détaillées" de ce type: elle doivent selon eux arriver à expiration "six mois après leur entrée en vigueur"."Les mesures détaillées peuvent être maintenues, mais uniquement après réévaluation approfondie des risques de sûreté et évaluation approfondie des coûts et des incidences opérationnelles suscitées par ces mesures", ont-ils stipulé.

Photo Belga

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