Londres dévoile un plan de réduction drastique des émissions CO2

Le maire de Londres, Ken Livingstone, a dévoilé mardi un plan d'envergure pour réduire de façon draconnienne les émissions de gaz à effet de serre de la capitale britannique à l'horizon 2025

(afp) Son objectif est de stabiliser en 2025 le niveau d'émission de dioxyde de carbone (CO2) à 60% en-dessous du niveau de 1990. Actuellement, Londres produit 44 millions de tonnes de CO2 par an.

Pour atteindre l'objectif fixé par Ken Livingstone, la capitale va devoir produire 33 millions de tonnes de moins chaque année. Or, sans intervention, ses émissions annuelles devraient grimper à 52 millions de tonnes en 2025.

"Les Londoniens n'ont pas besoin de réduire leur train de vie pour endiguer le réchauffement climatique, mais nous devons changer notre façon de vivre. Le modèle actuel de production élevée d'énergie et de gaspillage élevé d'énergie est parfaitement inefficace", a indiqué M. Livingstone, en affirmant que son plan était "le plus complet" jamais présenté par une ville.

78 millions de livres sterling (116,26 millions d'euros) du budget de la ville vont y être affectées ces trois prochaines années, à travers quatre programmes: pour les maisons écologiques, pour les entreprises écologiques, pour l'énergie écologique et pour le transport écologique.

Pour toutes les maisons de la capitale, qui génèrent 38% du CO2 à Londres, le plan prévoit notamment des prix réduits pour l'isolation des murs qui, en réduisant la consommation d'énergie, diminuera également les factures.

Si les entreprises (33% des émissions de CO2) éteignaient lumières et équipements la nuit, cela réduirait de plus de 3 millions de tonnes par an les émissions. Si toutes les recommandations du plan étaient appliquées, les entreprises économiseraient 20% de leur facture énergétique, a fait valoir la mairie de Londres.

Les transports (22% des émissions) seront également mis à contribution, avec des incitations à utiliser des véhicules moins polluants.

La capitale a également l'intention de se procurer un quart de son électricité grâce à "des systèmes locaux plus efficaces" en 2025.

Grâce à ce plan, Londres devrait parvenir à réduire ses émissions à hauteur de 20 millions de tonnes. Les 13 millions de tonnes restantes "nécessitent une action nationale et internationale", a souligné la mairie de Londres.

Photo Belga

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