Michelin 2007: cinq nouveaux trois étoiles dont une femme

Anne-Sophie Pic qui dirige la maison Pic à Valence deouis une dizaine d'années devient la seule femme trois étoilée de France.

(afp) Le guide Michelin 2007 consacre Anne-Sophie Pic, à Valence (Drôme), qui devient la seule femme trois étoiles de France, et promeut quatre autres chefs à la même disctinction, mais rétrograde le restaurant parisien Taillevent.

Le paysage des trois étoiles est également bouleversé par la sortie du classement de trois grandes maisons pour cause, non pas de baisse de qualité, mais de changement de statut.

Anne-Sophie Pic, 37 ans, issue d'une famille de cuisiniers étoilés, est la quatrième femme à obtenir la distinction suprême après Eugénie Brazier et Marie Bourgeois en 1933, puis Marguerite Bise en 1951. Elle était jusqu'à présent la seule femme doublement étoilée de France, avec Hélène Darroze. Autodidacte venue tardivement à la cuisine, Anne-Sophie Pic dirige depuis une dizaine d'année la maison Pic à Valence (Drôme), dont elle a rénové la carte et réorganisé la brigade. La maison Pic retrouve ainsi la troisième étoile qu'elle avait perdue après la mort en 1992 de Jacques Pic, père de la cuisinière. C'est la troisième génération Pic à obtenir trois étoiles : le grand-père d'Anne-Sophie Pic l'avait décrochée en 1934, son père en 1973.

Outre Anne-Sophie Pic, quatre cuisiniers obtiennent une troisième étoile : Yannick Alléno (Le Meurice, Paris), Frédéric Anton (Le Pré Catelan, Paris), Pascal Barbot (L'Astrance, Paris) et Jacques Lameloise (Chagny, Saône-et-Loire).

Comme Anne-Sophie Pic, les trois premiers, âgés de 34 à 42 ans, appartiennent à la nouvelle génération de chefs. Jacques Lameloise, quant à lui, retrouve à 60 ans la troisième étoile qu'il avait perdue en 2005.

En consacrant L'Astrance, petit établissement de 25 couverts fonctionnant avec une équipe de 14 personnes, le guide répond indirectement à ses détracteurs qui l'accusent de privilégier trop souvent le luxe et le decorum au détriment de l'assiette.

Après La Tour d'Argent l'année dernière, le guide déboulonne une autre institution, le restaurant Taillevent qui vient de fêter ses 60 ans, dont 33 avec trois étoiles.Le Cinq, restaurant de l'hôtel George V à Paris, est lui aussi sanctionné, au milieu de rumeurs sur le prochain départ de son chef Philippe Legendre. D'autres établissements prestigieux perdent la totalité de leurs étoiles pour raisons "techniques".L'établissement hivernal de Marc Veyrat à Megève, La Ferme de mon père, qui vient d'être vendu, perd ses trois étoiles. Marc Veyrat conserve son restaurant d'été à Veyrier-du-Lac près d'Annecy, toujours classé trois étoiles.

L'Espérance, le restaurant de Marc Meneau à Saint-Père-sous-Vézelay (Yonne) disparaît lui aussi du palmarès, l'établissement ayant été placé en liquidation judiciaire en janvier après avoir accumulé plus de huit millions d'euros de dettes. Il avait reconquis en 2004 sa troisième étoile perdue en 1999.Le Buerehiesel à Strasbourg quitte également le pré carré des trois étoiles. Son chef Antoine Westermann a décidé fin 2006 de passer le flambeau à son fils après 36 ans d'activité pour se consacrer à ses deux restaurants parisiens, Drouant et Mon vieil ami.Au total, le nombre de restaurants trois étoiles reste stable à 26.Le guide recense par ailleurs 65 deux étoiles, dont sept nouveaux, et 436 restaurants une étoile, dont 50 nouveaux.Parmi les nouveaux deux étoiles figure "Joël Robuchon Monte Carlo" qui avait obtenu sa première étoile l'année dernière. Joël Robuchon totalise désormais cinq étoiles sur trois restaurants.Alain Ducasse reste le chef le plus étoilé de France avec neuf étoiles.La catégorie Bib Gourmand (bon rapport qualité-prix) recense 489 établissements dont 85 nouveaux.

Le guide doit sortir en librairie le 26 février.

Cinq chefs obtiennent une troisième étoile dans le palmarès du guide Michelin 2007, rendu public mercredi, dont Anne-Sophie Pic à Valence (Drôme) qui devient la seule femme trois étoilée de France.Yannick Alléno (Le Meurice, Paris), Frédéric Anton (Le Pré Catelan, Paris), Pascal Barbot (L'Astrance, Paris) et Jacques Lameloise (Chagny, Saône-et-Loire) décrochent également la distinction suprême.Deux établissements parisiens sont rétrogradés à deux étoiles: Taillevent, triple étoilé depuis 33 ans, et Le Cinq, le restaurant de l'hôtel Georges V.Trois restaurants trois étoiles ont perdu toutes leurs étoiles, ayant changé de statut: La ferme de mon père, l'hôtel-restaurant hivernal de Marc Veyrat à Megève, le Buerehiesel d'Antoine Westermann à Strasbourg et L'Espérance de Marc Meneau à Saint-Père-sous-Vézelay (Yonne).

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