Brésil-Belgique, finale de rêve pour AB InBev

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Pendant un mois, la planète va vivre au rythme du foot. Les banques multiplient les rapports. Car oui, des liens existent entre le football, l’économie et le monde de l’investissement. Démonstration.

Le gagnant de ce Mondial 2018? Peut-être AB InBev, si l’on en croit la firme Morgan Stanley. Le brasseur belgo-brésilien pourrait enregistrer une hausse de ses volumes de 2% lors des deuxième et troisième trimestres. Ceci notamment parce que sa bière Budweiser est sponsor de la Coupe du monde et que la marque est engagée dans une campagne de pub assez massive. Imaginez aussi la consommation de Jupiler (pardon de "Belgium") en cas de beau parcours des Diables Rouges en Russie. Alors pourquoi pas une finale Brésil-Belgique, un match de rêve pour une société belgo-brésilienne? Pour Morgan Stanley, il y a toutefois mieux encore. La finale, qui maximiserait les ventes, serait un duel Brésil-Mexique, dans la mesure où le géant brassicole est leader de marché dans ces deux pays. Au Mexique, il est propriétaire de Grupo Modelo, réputé notamment pour sa Corona.

Quant à savoir si cet impact sur les ventes aurait un effet sur le cours de Bourse, c’est une autre histoire. Le cours qui stagne aujourd’hui autour de 80 euros a reculé de plus 20% sur les douze derniers mois. Morgan Stanley surpondère en tout cas l’action, avec un cours cible de 110 euros.

En finance comme en football, les performances du passé ne constituent pas une garantie pour le futur.

Pour le vainqueur final sur le terrain en Russie, les économistes ne sont pas tous d’accord. Du côté de la banque ING, ce serait la France qui emporterait le trophée sur la base de la valeur financière des équipes en présence.

Mais selon les modèles développés chez UBS (notamment sur la base des statistiques des cinq derniers tournois) et chez Commerzbank, c’est l’Allemagne qui devrait émerger en finale.

La banque suisse UBS le précise toutefois: en finance comme en football, les performances du passé ne constituent pas une garantie pour le futur. La précision est utile car voici quatre ans, UBS avait désigné le Brésil comme gagnant alors que l’équipe avait subi une véritable humiliation en perdant 7-1 en demi-finale face à l’Allemagne.

En 2016, lors de l’Euro de football, la plupart des prévisionnistes misaient sur une victoire de la France. Mais le Portugal de Cristiano Ronaldo avait déjoué tous les pronostics. Bref, les modèles ne tiennent pas (encore) compte de tous les aléas du football.

La banque suisse UBS explique que pour ses prévisions pour ce Mondial 2018, elle a utilisé des outils qu’elle emploie généralement pour ses investissements. Certes, toutes les prévisions ne seront pas correctes à 100%. Mais en étant systématique et en laissant de côté les émotions, il est possible de maximiser ses chances de réussite, dit-elle.

La banque va même un pas plus loin et montre comment les meilleures équipes de football peuvent inspirer l’investisseur. Sur un terrain, les équipes doivent toujours s’adapter à tout événement survenant en cours de partie: une sortie d’un joueur blessé, une carte rouge… Les investisseurs font face à des défis similaires.

Ces dix dernières années ont vu les banques centrales dicter le jeu sur le plan monétaire avec des baisses de taux et des rachats d’actifs. Les marchés boursiers ont atteint de nouveaux sommets (tout au moins aux Etats-Unis). Les investisseurs qui ont su s’adapter à cette donne ont réalisé de beaux gains. Mais le vent tourne. La Federal Reserve américaine a déjà remonté plusieurs fois ses taux et la BCE pourrait faire une annonce la semaine prochaine sur son programme de rachat d’actifs (QE). C’est donc peut-être le moment de rééquilibrer progressivement son portefeuille. Tout en évitant tout mouvement de panique. Car ce sont toujours les équipes qui savent demeurer calmes en toutes circonstances qui ont les meilleures chances de succès au final.

A vos pronostics…

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