"Pas de grève" mais...

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Un Comité fédéral de la FGTB s'est réuni pour décider de son plan d'actions d'ici l'été. L'idée d'une grève générale début février était sur la table. A ce stade, la décision est "pas de grève". Mais on attend une réaction du gouvernement. Du côté des syndicats chrétien et libéral, une grève n'est "pas à l'ordre du jour".

La FGTB réunissait ce mardi matin son Comité fédéral. Au menu des discussions, un point crucial: va-t-on ou pas lancer une nouvelle grève nationale de 24heures dans les prochaines semaines? Et plus globalement, quel plan d'action la FGTB va-t-elle mettre en place d'ici l'été?

L'idée d'une nouvelle action coup de poing contre le gouvernement Michel court au sein du syndicat socialiste depuis début décembre déjà. Lors d'un précédent Comité fédéral qui s'est tenu le 11 décembre dernier, certaines centrales ont appelé à une nouvelle grande grève début février, histoire de remettre un coup de pression sur le gouvernement de Charles Michel. Le Comité avait alors décidé de d'abord attendre les résultats de la grande manifestation contre les pensions (du 19 décembre) avant de passer à la vitesse supérieure.

Ce mardi, le comité fédéral a dit que la balle était dans le camp du gouvernement. En bref, il pourrait ne rien se passer si le gouvernement retire son avant-projet de loi sur la pénibilité et décide de ne pas avancer sur le dossier de la pension à points.  Bref, pas de grève à ce stade.

A noter que la FGTB ne donne pas d'ultimatum au gouvernement (qui se réunit vendredi...).

Du côté des syndicats chrétien (CSC) et libéral (CGSLB), une grève "n'est pas à l'ordre du jour". "Nous continuons à mener des actions de sensibilisation autour du dossier des pensions, mais une grève n'est pas à l'ordre du jour", a déclaré la secrétaire générale de la CSC, Marie-Hélène Ska.

Pour rappel, la manifestation contre la réforme des pensions a mobilisé  25.000 personnes le 19 décembre dernier. Une demi-victoire pour les syndicats qui attendaient jusqu'à 50.000 manifestants.

Depuis cette manifestation, la concertation sociale sur les pensions a encore subi quelques déconfitures, notamment sur le dossier de la pénibilité et de la pension à points. La semaine dernière, une nouvelle réunion du Comité national des pensions s'est soldée par un échec. Le ministre des pensions Daniel Bacquelaine a alors décidé de reprendre la main, un geste qui pourrait avoir attisé à nouveau la colère syndicale. D'autant que la FGTB dit n'avoir eu aucun contact avec le gouvernement depuis la manifestation de décembre.

L'annonce, ce matin, des dernières estimations du Conseil central de l'Economie sur les marges disponibles pour les futures négociations salariales n'était pas du genre à plaire aux syndicats. Pour rappel, le CCE a évalué, sur base de la nouvelle loi de compétitivité, le handicap salarial qui reste encore à corriger à 0,6% ( qui seront à ôter des futures hausses de salaire), alors que les salaires en Belgique ont malgré tout progressé moins vite que chez nos voisins en 2016 et 2017.

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