Frank Vandenbroucke: "On est tout près d'un tsunami" à Bruxelles et en Wallonie

©Photo News

Le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke s'inquiète de la situation sanitaire en Wallonie et à Bruxelles, "la plus mauvaise et donc la plus dangereuse de toute l'Europe".

A-t-on perdu le contrôle du virus en Belgique? On sait que la stratégie de testing se voit dépassée, parce que les laboratoires sont débordés par le nombre de tests à analyser, tout comme le système de tracing. Le nouveau ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke l'a admis: "On est tout près d'un tsunami" à Bruxelles et en Wallonie, a-t-il lancé dans l'émission "C'est pas tous les jours dimanche" sur RTL-TVi.

Il a précisé ce qu'il entendait pas "tsunami": une situation dans laquelle "on ne contrôle plus ce qui se passe". "Si ça continue d'augmenter, le nombre d'hospitalisations va être tel qu'on va reporter de plus en plus de soins 'non-Covid'", s'inquiète-t-il. Il pointe la situation sanitaire en Wallonie et à Bruxelles, "la plus mauvaise et donc la plus dangereuse de toute l'Europe". "L'incidence de la contamination par le virus y était, mardi dernier, 50% plus élevée que par exemple en Île-de-France", appuie le ministre.

Des mesures face à des chiffres qui ne font que grimper

Pour rappel, le nombre moyen d'infections au coronavirus est passé à 7.399 par jour entre le 8 et le 14 octobre, selon Sciensano. Le nombre d'admissions à l'hôpital est de 234 par jour en moyenne pour la période du 11 au 17 octobre. En moyenne, 28 personnes sont décédées chaque jour à cause d'une infection au Covid-19 du 8 au 14 octobre, contre 15 lors de la semaine précédente.
• Consultez le détail des chiffres ici

Pour rappel, de nouvelles mesures ont été décidées vendredi. Seront-elles suffisantes? Certains en doutent, alors que d'autres les trouvent trop sévères, doutant principalement de la fermeture des cafés et restaurants pour un mois. La ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale, n'a pas caché que des règles plus strictes pourraient encore être adoptées si les contaminations continuent d'augmenter. Comme une fermeture des écoles? Caroline Désir, la ministre de l'Éducation, a admis qu'elle ne pouvait "faire de pronostics"... Ces prochaines mesures pourraient toucher "la culture, le sport, d'autres activités qui ne sont pas 'essentielles', même si l'on sait que tout cela est en réalité essentiel", a estimé, aussi sur RTL-Tvi, le président du PS, Paul Magnette.

"On a défini un socle commun minimal", a précisé Frank Vandenbroucke, et celui-ci peut être complété par des mesures plus locales là où cela est nécessaire, explique-t-il. "L'essentiel est le comportement des gens", a rappelé le ministre.

Lire également

Publicité
Publicité